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TABLEAU GÉNÉRAL DES STATIONS BOTANIQUES

1° Plantes maritimes ou salines. Ce sont des plantes terrestres qui ont besoin d’habiter les bords de la mer ou des sources salées : les salicornes, les soudes, quelques stahicés, etc.

2° Plantes marines. Thalassiophytes ou hydrophytes, de Lamouroux, plongées dans la mer ou flottant à sa surface (les varechs, les ulves, etce.). |

3° Plantes aquatiques, vivant dans les eaux douces, dormantes ou courantes (la sagettaire, les nymphéas, les potamogetons).

4° Plantes des marais d'eau douce, croissant sur un sol qui est presque toujours submergé, ce qui détermine dans :a même espèce iées (les renonc 2 > polygonum amphydes formes variées (les renoncules aquatiques, le polygonu hi bium, etc.). Cette classe ne peut. être qu’une subdivision de la précédente. |

5° Plantes des prairies et des pâturages secs. (Quelques Lotus et un grand nombre de graminées, des trèfles, etc.)

6° Plantes des terrains cultivés, dont le développement, paraissant spontané dans ces terrains, semble dû à l’action de l’homme, soit par le transport de leurs graines avec celles des plantes cultivées, soit que, pour favoriser leur naissance, un terrain calcaire et léger devienne nécessaire (le bluet, la ntelle des blés, plusieurs espèces de véroniques, d’euphorbes, le sinapis arvensis, etc.) 7 Plantes des rochers ou des murailles. (Les saxifrages, la giro- …flée jaune, quelques sisymbrium, quelques bromes, la linarre cym- balaire, 1 8° Plantes des sables ou des terrains très-meubles et très-substan-

—hels (le carex arenaria, le calamagrostis arenaria, le plantago arenaria, etc.)

9° Plantes des décombres, c’est-à-dire celles qui choisissent les habitations de l’homme ou des animaux, par le besoin qu'elles ont

de sel et de substances azotées (l’oxalis acetosa, les atriplex patula, erecta, etc.).

10° Plantes des forêts, parmi lesquelles il faut distinguer Îes arbres qui en forment l’essence (le chêne, le hètre, les pins, ete.), et les plantes qui ne vivent que sous leur abri (la plupart des orcludées d'Europe, quelques carex, quelques orobanches, etc.).

11° Plantes des buissons ou des haies, comprenant les arbustes qui constituent la haie ou le buisson (l’aubépine, le prunelier, Véglantier, etc.), et les plantes herbacées qui croissent au pied de ces arbustes (l’adoxa moschatellina, la violette ordinaire, ete.), ou celles qui grimpent entre leurs nombreux rameaux (la brione, le taxus communs, quelques lathyrus, etc.).

12° Plantes souterraines et des caves, qui peuvent presque se passer de la lumière et même qui la redoutent (les bissus, les truffes et quelques autres cryptogames).

13° Plantes des montagnes, que M. de Candolle propose de diviser en deux sections, savoir : celles qui croissent dans les montagnes alpmes, dont les somnutés sont recouvertes de neiges perpétuelles, et où l’arrosement est continu et abondant pendant les chaleurs de l'été (un grand nombre de saxifrages, de gentianes, de primevères, de rhododendrons, etc.), et celles qui habitent les montagnes d’où

la neige se retire avant l'été, et qui sont privées d'irrigation con

tinue (plusieurs anthirrinum, et entre autres l'A. a/pinum ; des ombellhifères, principalement du genre Seseli; des labrées, etc.).

14° Plantes parasites, qui pompent leur nourriture sur d’autres végétaux, et qui par conséquent peuvent se trouver dans toutes les stations precédentes (le guwz, les orobanches , les cuscutes, une foule de lichens, de champiçnons, de mousses, etc.).

15° Plantes pseudo-parasiles, qui vivent sur des végétaux morts

(des lichens, des mousses , eic.), ou bien sur l'écorce des végétaux |

vivants, mais sans en absorber la sève (/es épidendres, ete.). ° 16° Plantes qui végétent dans les eaux thermales, depuis 20° jusqu’au 48° Reaumur au-dessus de 0 (plusieurs cryptogames du senre oscillatoria, etc.).

17° Plantes qui ne se développent que dans les infusions ou dans

les liqueurs arüficielles. (On cite entre autres, une Conferve qui se »

présente ainsi dans le vin de Madère.)

« On ne peut assigner à aucune station connue, à aucune région, » disent les botanistes qui s’occupent de géographie botanique, « les plantes cultivées et devenues domestiques entre les mains de Phomme, dans ses champs, ses jardins ; la plupart le suivent partout en raison des soins dont elies sont l’objet ; et leur patrie primitive, lorsqu'on croit devoir leur en supposer une , est

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“presque toujours environnée de la plus profonde obscurité.

> En général, l’on peut dire que la station d’une plante au-des-

sus du niveau de la mer varie d'autant plus que son habitation or- “dinaire se rapproche davantage du climat des zônes tempérées; que

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… les plantes qui croissent à toutes les latitudes, croissent aussi à toutes les hauteurs; enfin, que les plantes qui ne croissent qu’à une

… latitude déterminée, se trouvent à la hauteur au-dessus de la mer - dont la température correspond à celle de la latitude. »

… Selon M. Schow , pour qu’un espace quelconque du globe forme ce qu'il propose d'appeler un Royaume (Regnum) ou région phytoéographique , 11 faut que la moitié des espèces au moins y soient indigènes.

Dans ie tableau que nous venons de présenter , nous ne trouvons que onze classe dans chacune desquelles peuvent être rangées les “plantes de Maine-et-Loire ; mais à l'exemple de M. de Candolle pour les plantes de France, nous diviserons celles de Maine-et- Loire en autant de sections qu’il sera convenable de le faire, afin “de pouvoir préciser plus convenablement le genre de station qui leur est propre et convient le mieux pour les faire considérer sous leurs rapports de géographie locale en même temps que de géogra-

phie comparative.

Nous allons donc passer en revue les plantes de la flore de

Maine-et-Loire, en prenant dans les stations qui leur sont propres, celles où elles croissént spontanément , et dont l’énumération donne les chiffres suivants :

mo.

1° Plantes cryptogames ou acotylédonnées...... 1800 — 20 Plantes phanérogames ou cotylédonnées :

….… a. Monocotylédonnées ou endogènes.. 325) ,,50 —… bd. Dicotylédonnées ou exogènes...... 1077 | "

"4 Enter au r320% plantes:

. FR i D.

… Dans ce nombre se trouvent des plantes que l’on pourrait qualifier de plantes cosmopolites, à raison de leur manière d’être qui est de s accommoder et de vivre aussi bien dans un lieu que dans un a tre, comme par exemple le trivial pissenlit, qu'on rencontre partout, etc. Ces plantes pourraient done former une classe particulière ; cependant, pour ne pas trop diviser et diviser inutilement ce ail, nous avons cru devoir placer ces plantes dans les autres

es, en les répétant , toutefois, lorsque cela devient nécessaire.

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