‹ Indicateur général de l'Algerie description geographique, historique et statistique de toutes les localitesChapitre 110 sur 123 · COMMUNE D’ABOUKIR · texte numérisé non relu

COMMUNE D’ABOUKIR

Aboukir est situé à 12 kilom. S.-E. de Mostaganem, et à 79 kilom. d'Oran, dans le voisinage de la plaine de Lllabra, sur la roule de Mostaganem à Mascara:

Ce centre, créé en 1848 pour des colons parisiens, a été définitivement constitué par décret du 11 février 1851, au lieu dit Mezara et les Trois-Marabouts. Le décret du 31 décembre 1856 Ta érigé en commune. La population est de 185 Français, 385 Arabes.

Les eaux sont abondantes et d’un aménagement facile. Deux fontaines, un lavojr, de vastes abreuvoirs, des bassins, des canaux, un ruisseau qui traverse le village en toute saison, assurent les irrigations. Le territoire est de bonne qualité, quoique couvert de palmiers-nains. La culture des céréales occupe presque tous les bras des colons ; la vigne y vient très-bien. Une plantation de cette essence, située sur le revers d’un coteau incliné vers le S., se fait remarquer par la richesse de sa végétation. Les cultures légumineuses rendent d’excellents produits. Les petits pois sont cultivés par hectares, et il s’en écoule des cargaisons par Mostaganem. Le commerce du bétail est favorisé par les excellents fourrages de la plaine de l’Habra. On élève aussi beaucoup de volaille à Aboukir, qui a la renommée bien méritée pour ses canards. Un habitant expédie avec avantage des tortues ù Paris, en Belgique, en Angleterre. La piquette, confectionnée avec des figues douces, dont le pays abonde, de l’orge, des caroubes, des figues de Barbarie, présente une boisson économique, qui est devenue populaire dans le pays. Il y a une église. Gouürat et Ouied Malef sont des centres de population arabe, où se trouvent 1,841 individus.

Une curiosité des environs est une belle grotte, pleine de stalactites.

La commune d’Aboukir a deux sections communales :

AIN SI-CHÉRI F, créé en 1849, à 18 kilom. de Mostaganem, sur la route de cette ville à Aboukir, au pied, d’une montagne, reçoit les eaux qui viennent d’une gorge et se joignent à celles d'une source, qui donne son nom a la localité, pour arroser

k s terre s, spécialement affectées aux céréales. Cet endroit a un abreuvoir et un lavoir. La population est de ‘23 5 Français, qm s’escriment contre les paimu*rs»nains, dont le sol est envahi. Le décret du 4 juillet 1855, a déünitivemeQt constitué ce centre, dont l'annexe est :

Ouled IJamden, dont la popolation est de 645 Arabes et *20 Européens.

BLED TOUARIA. créé à la même époqne qu’Aïn Si-Chérif, et constitué par le même décret, est situé à 19 kilom. de Mostaganem. Trois bons puits remplissent un abreuvoir et un lavoir. Les colons, venus de la Lorraine et de l’Alsace, cultivent les éréaics et les pommes de terre, qui sont chez eux d’une qualité excellente. Ils ont le monopole de la vente des fagots et du charbon de bois, aux entours. Leur sol vigoureusement disputé par eux aux palmiers-nains, est riche en carrières à plâtre, en albâtre, en pierres de taille, en terre plastique. Un colon fournit de poterie tous les villages environnants. La population est de 165 habitants. Il y a une église.

A Oxded Chafa et Ouleà Sidi Abdallah, habitent 1,025 Arabes.

COMMUNE D'AIN TEDLÈS.

Aïn Todlés est situé à 21 kil. N.-E. de Mostaganem, sur un plateau qui descend en pente douce vers la vallée du Chélif, et se compose d'un sol qui renferme des qualités très-dislinctes. Sur le plateau, les terres calcaires sont unies à une proportion variable d’argile; sur le coteau et dans la vallée, elles sont argileuses, et partout, d’une fertilité remarquable. Au bord du fleuve, elles se couvrent de prairies sur une largeur de 1,000 mètres.

Celle colonie agricole a été fondée en 1848, sur la route d’Orléansvilie. Le décret du 31 décembre 1850 l a constituée en commune. Les habitants sont au nom-

bre de 416 Français, 28 Étrangers, 27 Juifs, 585 Arabes.

Le village est bâti et entretenu avec plus de luxe que les centres de population du même degré. Les rues sont larges et bordées de trottoirs. Des arbres les décorent. Une jolie pépinière est créée dans un ravin, où des puits nombreux ont été creusés. Un puits, au milieu de la place, une fontaine, un abreuvoir, un lavoir couvert, à la porte du village, suffisent abondamment à tous les besoins. Il y a une église.

Les colons d'Ain Tedlès cultivent les céréales, la vigne, composent des conserves de Figues, spéculent sur les foins, — font de bonnes affaires avec les Arabes, qui fréquentent un marché où la circulation du numéraire

est importante. Ouled Chcrfa, Ouled Boukamel et Goufirat ont une population de 1,675 Arabes, parmi les quels sont quelques Européens.

La commune d’Aïn Tedlès comprend deux sections communales :

Le PONT-DU-CHÉL1F est une colonie agricole fondée en 1849, remise en 1652 à l’administration civile, et constituée définitivement, par décret du 4 juillet 1855, à 20 kilomètres N.-E, de Mostaganem, sur un territoire que traverse le fleuve. Les Turcs avaient bâti en cet endroit un pont de 79 mètres de longueur, au moyen du travail de 4,000 Espagnols captifs. Les Français l’ont réparé pour 403,110 fr., dont les tribus voisines ont payé le quart, par des dons volontaires. Le village, sur la rive droite du Chélif, a une population de 79 Français, 31 Etrangers. La culture des céréales, l’élevage du bétail, sont leurs ressources fructueuses. Un puits, à fond de gravier; sur le bord du Chélif, est un vaste filtre où les eaux du fleuve arrivent dépouillées des matières qui nuisent à leur bonne qualité pour les usages domestiques.

. SOUR-KEL-MITOU (nar abréviation de Sour-Koul-Mitou , le fort des Massacrés), colonie agricole de 1848, située à 25 kilom. * de Mostaganem, sur les collines qui se terminent en face du

Chélif, vers lequel on descend par un ravin, qui est un des sites les plus remarquables de la contrée. Les ruines d’un fort antique témoignent de l’importance, toujours appréciée, de ce poste fréquenté encore par les Arabes, qui s’y donnent rendez-vous à un opulent marché. Les colons parisiens, qui ««ont venus s’y installer, y forment une population de 196 individus et cultivent les céréales et toutes les plantes industrielles Les arbres fruitiers donnent des produits d’un volume et d’une saveur remarquables. Les abricots, et surtout les pèches ont une délicatesse justement renommée. Les fleurs même sont l’objet de lucratives spéculations.

Les sources alimentent une fontaine, un lavoir, un abreuvoir, et mettent en mouvement un moulin à deux tournants établi sur le versant du Chélif, à très-peu de distance du village. 11 y a une église. La route de Sour-Kel-Mitou à Mo^taganem traverse Aïn Tedlés, H’asi Tounin et Pelissier.

* ChéLafa est un centre de 58! Arabes.

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