COMMUNE DE REL1ZÀNE
Relizane, créé par décret impérial du 24 janvier 1857, à 65 kilom. S.-E. de Mostaganem, sur la pente occidentale d’une colline au pied de laquelle s’étend la plaine
de la Mina, d’une superficie de 15 à 20 kilom., a des
terres fertiles en tabac et coton, qu’arrosent les eaux, de la Mina, interceptées à 3 kilom, en amont de la ville, par un magnifique barrage. Au moyen d’aqueducs, d’un canal d’irrigation qui fait le tour de la moitié du périmètre de la ville et borde, dans son parcours, lç boulevard Napoléon, complanté d’une triple rangée d’arbres, et orné à distance de jolis sièges verts, fort élégants, une machine hydraulique soulève les ondes de la Mina et les lance dans le grand bassin d’un château d’eau, au point culminant du centre de population, doù elles se déversent dans une fontaine, et de là se répandent dans les maisons et les plantations. 11 y a une église, des Ecoles, une Caserne, une Station télégraphique, un Bureau de poste, un marché arabe. La population est de 983 Français, 1,002 Étrangers, 293 Juifs, 322 Arabes. Population en bloc : 783 individus. A 2 kilom. environ de Relizane, sur une colline dominant la ville, se trouvent placés un fort et une poudrière. Ces constructions ont servi à l’installation d’une ambulance. Les Anciens avaient occupé ce point; on y a trouvé dessous d’or de l’époque du Bas-Empire. Les Turcs avaient aussi cons-
Irait un barrage des eaux de la Mina, que nous avons restauré et singulièrement amélioré. Le2i mai 18Gi, le 1 et 3 juin, les entours de Relizane furent ravagés par Si Lazreg bel-Hadj, à la tôle des Flittas révoltés. Il fut victorieusement repoussé par la population de la ville.
Au sujet de cette résistance glorieuse, Y Écho d'Oran, en mars 1865, donnait du retentissement à l'enthousiasme d’un de ses correspondants, qui écrivait :
* « Cet enthousiasme est facile à comprendre; il suffit de rappeler que Relizane, l'année dernière, sans remparts, désarmée, sans troupes, a été le boulevard sauveur d’une partie de la province. Elle a sauvé, en effet, cette jeune et vigoureuse colonie, — elle a sauvé, en s’immolant, toute la colonisation , depuis Orléansville jusqu’à Oran. En face du danger, Relizane s'est dressée fièrement, décidée à vaincre ou à mourir. Relizane a arrêté les vagues humaines, tumultueuses et montantes des .envahisseurs qui, en débordant à travers le Tell, vers Orléansville et vers Oran, auraient, comme les flots furieux d’un torrent aveugle et impétueux, tout ravagé en promenant la mort et l'incendie sur leurs pas. Relizane a résisté, et le Tell, avec ses nombreux villages et ses riches plaines, a été sauvé. »
Le 21 mai 1865, un an après le fait d'armes qu'exaltent les lignes que nous venons de citer, et à pareil jour, l’Empereur est venu visiter ce point.
Les sections communales de Relizane sont :
BOUGUIRAT, sur la route de Mostapanem à Relizane, créé le 16 avril 180*2. Copulation : 161 Français, 13 Etrangers.
L’HILLIL. Population : 193 Français, 50 Etrangers, 2 Juifs( 9 Maures.