‹ Indicateur général de l'Algerie description geographique, historique et statistique de toutes les localitesChapitre 32 sur 123 · FRAIS-VALLON, SAINT-EUGÈNE, POINTE-PESCADE · texte numérisé non relu

FRAIS-VALLON, SAINT-EUGÈNE, POINTE-PESCADE

1° Au Pont-Laugier • • • Ofr. 20 c.

2° A l’entrée du Frais-Vallon, au rond point au-

dessus de la Poudrière. ....... 0 » 25 »

3° Au moulin Léo « 0 » 40 »

4* Au moulin de l’Oued 0 0 20 »

5° A l’hôpital du Dey 0 » 20 *

6° A la Salpétrière .0 * 20 »

7* A Saint-Eugène, au lieu de stationnement . . 0 * 25 »

8° A la Pointe- Pescade, au lieu dit Retour de la

Pêche, ou Deux-Moulins 0 « 40 »

Derrière l’hôpital du Dey, au pied de la montée 0 » 70 *

EL-BIAR ET BOU-ZARIIA

1° Au pont du Beau-Fraisier 0 fr. 25 c.

28 Au moulin , sous le fort l’Empereur .... 0 » 45 »

3* Au commencement du village d’El-Biar, embranchement de la colonne- Voirol 0 » 60 »

4’ Au bivouac des Indigènes 0 » 75 »

5* A Ben-Aknoun 0 » 90 »

6° Au grand bassin de Ben-Aknoun 1 » 00 »

7* A l’église de la Bou-Zariia, par El-Biar ou

Bab-el-üued 1 » 10 »

On trouve, à la porte Bab-el-Oued, des mulets qui l’ont le transport des personnes au Bou-Zariia, moyennant 4 fr. pour la journée, 2 fr. 50 c. pour la demijournée, et 1 fr. pour la course d une heure et demie. Leurs conducteurs doivent être pourvus d’une plaque délivrée par la police, et, aux termes de l’arrêté du 27 septembre 1845, peuvent dire punis du retrait de ce signe pendant huit jours, s’ils se refusaient de marcher aux prix du tarif.

Les particuliers qui parcourent à cheval ou en voilure l'intérieur de la ville, les routes de Bab-Azoun, entre Alger et le quartier de l’Agha et l'hôpital du Dey, devront se souvenir qu’il leur est défendu par l'arrêté du 22 avril 1834, de galoper ou d'aller au trot. Les propriétaires de cabriolets et autres voitures de luxe auront à en faire déclaration au commissaire central de police, pour obéir au vœu de l’arrêté du 9 octobre 1841, et à se munir d*un fanal allumé dans

leurs courses noclurnes ; ils devront prendre la droile lorsqu'ils rencontreront d'autres voitures, et leur laisser libre, au moins la moitié de la chaussée.

Il y a plusieurs services réglés de diligences, qui ne vont pas plus loin que Birkhadem, Birmandraïs, El-Biar, etc. On n'y retient pas ses places. Elles partent de la rue Mahon et des abords de la place du Gouvernement.

La compagnie des Messageries générales de l Algérie, place du Gouvernement, dirige des voyageurs et des colis sur divers points dont le tableau est ci-après :

Marche des voitures .

D’Alger a

Aumale, tous les deux jours, un départ à 9 h. du soir. Retour, 1 heure du malin.

Coléa, tous les jours, deux départs à. . . . 6 h. du mat.

et 2 h. du soir. Retour, mêmes heures.

L'Arba, tous les jours, trois départs à. . . 6 h. et demie, raidi et 5 heures du soir. (Chemin de fer). Retour mômes heures.

Dellis et Tizi-Ouzou, tous les jours, un

départ à. 5 lu du mat.

Retour, môme heure.

Médf.a, tous les jours, deux départs a. . . 6 h. 1/2 mat. et midi. (Chemin de fer). Retour, 6 h.

du matin et 2 heures du soir.

Miliana, tous les jours, un départ à 5 h. du soir.

(Chemin de fer).

Orléansville, tous les jours, un départ à 5 h. du soir. Retour, 4 heures du matin.

Mostaganem, tous les jours, un départ à 5 h. du soir. (Chemin de fer compris). Prix : 35 fr.

Retour, 8 heures du soir.

Oran, tous les jours, un départ à 5 h. du soir.

(Chemin de fer compris), Prix : 40 fr.

Retour, 11 heures du matin.

De Médéa à Boghari, tous les jours impairs, sauf le 31, retour tous les jours pairs du mois.

Sur la place du Gouvernement sont des services dr voitures pour PArba, par la Maison-Carrée, — pour l’Àrba et Rovigo, — pour Douéra, — pour Bouffa ri k, passant par la plaine.

Près de cette place, dans la rue Cléopâtre, se tient un bureau d’omnibus qui partent tous les jours pour Hussein-Dey, Mustapha supérieur, le Sacré-Cœur, la Colonne Yoirol,

Dans le voisinage de la même place, rue Neuve du Soudan, il y a concurrence aux départs sur les mêmes lignes, et voitures allant ù St-Eugène, à la Vallée des Consuls, à la Bou-Zariia.

Les Messageries du Midi , place Napoléon, vont à Rouïba, à la Rér’aïa, à l’Alma, aux Issers ; au Fondouk, à Tizi Ouzzou.

Des voitures et des chevaux de louage sont à la discrétion des promeneurs et des voyageurs.

On trouve aussi des services accélérés de roulage sur tous les points.

Le chemin de fer, dont la gare est sur le quai, n’exploite encore qu’une ligne de 49 kilomètres, d’Alger à Blida.

Le premier railway algérien n’est pas long, — mais c'est le commencement d’un réseau qui va bientôt s’étendre jusqu’à Oran.et Constantine. La voie suit d’abord le rivage de la mer, puis, arrivée à Hussein-Dey, elle s’en éloigne un peu jusqu’à la Maison-Carrée. Puis de là, une échancrure du Sahel lui donne entrée dans la Mitidja. Alors, décrivant une courbe allongée, la voie se dirige du N.-E. vers le S.-O., — traverse des espaces à demi-dénudés où des troupeaux nombreux se montrent ca et là, paissant l’herbe rare, et où, parmi des bouquets de verdure, apparaissent quelques habitations européennes et quelques douars indigènes. Après ces immenses jachères, on rencontre au Gué-de-Constantine dans l’Harrach, à 14 kilomètres d’Alger, des vignes, des champs de tabac, de vastes plantations ; c’est la campagne de Birtouta, l’Arba, Sidi Moussa, Rovigo, — de Bouflfarik, un ancien marais, dont, suivant l’expression de Théophile Gautier, — un des représentants de la presse parisienne à l'inauguration de la ligne, — nos laboureurs rivalisant de cou rage avec nos soldats , ont fait une Normandie. Quelques minutes après, on atteint Béni Méred et les orangeries de Blida.

( Guide à Alger et ses environs — 1864.)

routes. Trois routes impériales rayonnent d’Alger :

1° Route n° 1, cV Alger à Laghouat , ou route du Sud, qui passe par Birmandraïs et Kouba, pour s'embrancher à celle qui met l’Arba en comunication avec le hameau dit des Quatre chemins.

. 2° Route n° 5, d’ Alger à Constantine , ou route de l'Est, qui se bifurque à Mustapha. La ligne qui court vers l’Est, le long de la mer, traverse la voie ferrée sous la Maison-Carrée qu’elle contourne, atteint le Bordj Menaïel , d'où elle descend au N.-E. jusqu’à Dellis. — L’autre ligne va au S.-E. vers l’Arba.

3° Route n° 4, d'Alger à Or an, ou route de l3 Ouest, qui se bifurque à El-Biar. Une branche passe à l’O.-S. par Chéraga, jusqu’à Koîéa. L’autre va au S.-O., à

travers Dely-lbrahim, Douéra, les Qaatre-Chemins et Bouffarik, jusqu’à Blida.

La route de Tipaza ou MalakofT, faisant suite à la route de St-Eugène, dessert, par le bord de la mer, le village de Guyotvillc, avec embranchement sur Staouëli

et Sidi Ferruch.

Un réseau compliqué d'autres chemins carrossables et de nombreux sentiers sillonnent les flancs des coteaux formant ce qu’on appelle le massif d‘ Alger.

environs b’algek- Les environs d Alger sont justement célèbres "par leur beauté. Il est difficile de voir un panorama plus riche et plus varié que celui qui entoure cette ville. Des hauteurs d’El-Biar, le spectacle est splendide. Dans un espace que l’œil embrasse, et qu’on peut parcourir en quelques heures, sont réunis des sites que rarement on trouve aussi rapprochés '. aspect grandiose de la mer et des sommets neigeux de montagnes qui, s'étageant à l’horizon, viennent mourir sous des tapis de verdure, au boi d du golfe ; à Matifou, les vastes ruines d’une cité romaine ; non loin, les neuves constructions de tous nos jeunes villages ; — à Mustapha-Pacha, les palais champêtres des Maures, avec leurs colonnades cl leurs cyprès ; plus près de la cité, les forteresses massives des Turcs, revêtues de leur robe éblouissante de blancheur. Puis les coteaux verdoyants, les jardins, les établissements militaires alignés comme des troupes i angées en bataille ,

sentiers de la colline et les routes impériales,

déployant leurs vastes rubans, sur les flancs de la

hauteur, où serpentent le chameau du désert et le fiacre de la banlieue ; puis au-delà et autour, la plaine immense avec son lointain azuré, comme une autre mer.

fortifications. Les constructions de défense qui entourent Alger sont :

Le Fort l’Empereur, au S. de la ville, éloigné de 2,300 mètres de la Kasba, et situé à 45 mètres au-dessus d'elle, qui domine toute la pente jusqu’à la mer, et toute la campagne d’alentour; ce fort se trouve à 1 ,050 mètres de la citadelle projetée, et à 700 mètres du saillant des nouveaux remparts. Le fort que nous appelons de l’Empereur f Bord j Muley Hassan), fut

bâti par Hassan Pacha, en 1541, à l’endroit môme (Coudiat es-Saboun), où l’empereur Charles-Quint, dont il a conservé le nom, avait fait dresser sa tente, tors de sa malheureuse expédition contre Alger. On dit môme que la tour qui était au milieu de ce château, et que les Turcs ont fait sauter en l’abandonnant, le 4 juillet 1830, était l’ouvrage des troupes espagnoles. C’est au milieu de ce fort que M. de Bourmont reçut la capitulation du dey d’Alger, le lendemain.

Ce fort est éloigné de 20 kilomètres de la pointe de Sidi-Ferruch, où l’armée française est ébarquéc ; les remparts ont été déblayés et restaurés. Il sert de caserne et de prison disciplinaire.

La Maison-Carrée, qui est une grande caserne en deux corps principaux, liés ensemble par des murs, peut contenir un bataillon; on en a fait la maison centrale dite de l 'Harrach, pour les condamnés indi-

gènes et européens. Elle est située à 12 kilomètres d'Alger, au-delà du pont de l’Harrach, éloigné luimême de 1,800 mètres de la mer et construit, en 1697, par le dey Hadj Hamed, et réparé par Ibrahim, en 1737 ; ce pont a 40 mètres de long sur 4 de large.

Le Fort de l'Eau, à 18 kilom. d'Alger, au bord de la nier, pourvu d’un bon puits, auquel il doit son nom. J1 y a un poste de douaniers.

A 30 kilom. d’Alger, par terre, et à 18 kilom. par mer, s'élève le Fort Matifou, situé à 650 mètres du cap de ce nom, qui ferme la baie d’Alger, au N.-E. On trouve des puits et des citernes abondantes dans cette belle et solide construction, due au pacha Mohammed Kurdogli, qui régnait en 1556.

Le Fort des Anglais, bâti en 1825, dans la crainte d'un nouveau bombardement par ces formidables insulaires, au lieu déjà défendu par une tour qui portait le nom de Bordj el-Kala, est une redoute maçonnée, au bord de la mer. Ce fort sert actuellement de lieu de détention pour des militaires. On y a établi des batteries rasantes.

Le Fort de la Pointe-Pescade, à 7 kilom. d’Alger, et au bord de la mer, se compose de deux constructions : l'une assise sur un récif, et que l’on dit avoir été construite par Barberousse ; l'autre faite par le pacha Abdy, en 1736. Un poste de douaniers y lient garnison.

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