SUBDIVISION DE MILIANA
La ville de Miliana a été décrite à la page 263, comme étant un chef-lieu d’arrondissement du département • d'Alger.
La population des centres colonisés est de 722 Européens— celle des tribus est de 145,037 individus.
La subdivision de Miliana embrasse trois cercles :
! Miliana, Il Teniet-el-Had , III Cherche!.
I. Le cEacx.1: de miliana embrasse le bachaghalik du Djendel, 5 kaïdats et l’aghalik des Beni- Menasser, 1 kaïdat des Attaf, 2 kaïdats des Braz, ei 14 kaïdats isolés.
A 24 kilom. N. E. de Miliana et à 116 kilom. d’Alger, sont les sources thermales connues des Arabes sous le nom d Hammam -«
Rir'a. Sur le flanc d’une montagne, aux deux tiers environ de sa hauteur, a été construit un hôpital militaire non loin des ruines d’anciens thermes que les Komains avaient établis au centre d’une colonie qu’ils nommaient Aquæ Colidæ. La route de Chercliel et de Blida à Miliana passe au pied de l’édifice.
Il peut contenir 50 à G0 lits, et renferme trois piscines mesurant chacune, à peu près, 5 m. sur 4 à 5 m. ae large. Trois sources salines les alimentent. La première donne, par heure,
»n débit de 4700 litres. — La deuxième jauge 1560 litres par lieure, et la troisième 250 — Elles offrent, dans les bains, une température variable de 41 à 53 degrés. Leur composition se rapproche beaucoup de celles de Balaruc , près Montpellier. Elles sont saturées d’acide carboniane, — incolores, — limpides, — inodores au repos. Quand on les agite, — si elles sont chaudes, leur saveur est douce, — si elles sont froides, elles ont un goût aigrelet qui eu fait une boisson rafraîchissante, analogue à lveau de Seltz.
A 300 m. de l’hôpital militaire, et sur l’emplacement d’Acquæ Oalidæ, sont dix -neuf sources thermales ou froides, réunies dans un établissement thérapeutique entouré de plantations nombreuses et consistant en trois corps de logis. — pour hommes, et pour femmes, avec deux vastes piscines. Elles sent alimentées par une source qui jaillit à la température de 40°. Les principes minéralisateurs de ces eaux sont les chlorures de magnésium et de sodium, — sulfate de chaux, de soude, de magnésie, — de la silice, de l’alumine, et de la barégine.
A 1000 m. de l’établissement existe, dans un kiosque hexagonal, une source froide de 0.07 renfermant une notable quantité d’acide carbonique, de carbonate et de sulfate alcalin, de sels de fer et de barégine, — employée aussi avec succès dans la thérapeutique.
Toutes ces eaux peuvent suppléer à celles de Pougues ou Qrezza, et de Bagnères de Bigorre réunies. Une seule localité de l’Algérie réunit donc trois qualités d’eaux sensiblement différentes au point de vue chimique comme sous le rapport de la thermalité. Elles sont bonnes à guérir les affections rhumatismales, les affections de la peau et les maladies syphilitiques, — les filles chlorotiques, — les personnes qui ont des engorgements de la rate ou du loie, a la suite de fièvres intermittentes.
C’est à partir du 14 avril au 15 juillet que les malades fréquentent en plus grand nombre les sources d’Hammam Rir’a.