‹ Indicateur général de l'Algerie description geographique, historique et statistique de toutes les localitesChapitre 75 sur 123 · COMMUNE DE LA CALE · texte numérisé non relu

COMMUNE DE LA CALE

situation. La Cale est situé sur la côte septentrionale de l’Afrique, par 6°15’ de longitude orientale, et par 36°90’ de latitude N., à 146 kilom. N.-E. deGuelma, à 82 kilom. E. de Bône, à 214 kilom. N.-E. de Conslantine, à 10 lieues marines de l’île de Tabarca.

aspect extérieur. Un roc déchiré par les vagues, et quelques constructions, ne peuvent guère impressionner agréablement quand on vient de Bône à La Cale par mer. Cependant, une fois à terre, on se réconcilie un peu avec la laideur apparente de la pointe que forme la presqu’île où est bâtie la ville, et des rochers couronnés du fortin, dit du Moulin , qui ferme l’entrée du port, de l’autre côté, vis-à-vis, au S.-O. La Cale n’a qu’un horizon très-restreint du côté de la terre. Un plateau peu élevé, couvert de bruyères, de palmiersnains, de myrthes et de quelques bouquets de chêneslièges, et dont le versant septentrional vient finir à la plage, ne laisse au regard que l’immensité de la mer et des côtes, du cap Gros au cap Roux.

La Cale est à deux milles du cap Gros. M. Lieussou,

ingénieur hydrographe, dans ses Etudes sur les ports de

V Algérie, dit que le port consiste dans un petit bassin oblong, dont l’entrée regarde l’O.-N.-O. Ce bassin, resserré à son entrée, a 120 mètres de largeur moyenne, sur 300 mètres de longueur. Cette calanque est abritée du N. et du N.-E. par une presqu’île, sur laquelle étaient bâtis tous les magasins. Les bateaux corailleurs et les petits caboteurs peuvent s'v mettre à Cabri ; mais pendant les vents frais du N.-O., ils doivent se tirer à terre, car ces vents y donnent en plein et la mer y est très-grosse. Le peu de largeur de la passe, et le brusque ressaut de fond qu’elle présente, y occasionnent, dans les gros temps, une barre ou brisant difficile â franchir.

Cette disposition rend l’entrée dangereuse.

hôte historique. Ce q u e les anciens ont pu faire à La Cale et aux environs est entièrement ignoré. Elle portait, sous les Homains, le nom de Tunilia. Il existe près de La Gale, ainsi que dans le voisinage de ses trois lacs, des monceaux de pierres qui sembleraient avoir appartenu a des établissements agricoles, en raison de leur peu d’étendue et de la situation des terrains où ils gisent. Quelques-unes de ces, pierres, creuses et de forme ronde , ont dù servir à des moulins à huile. Aucune autre marque caractéristique ne vient en aide pour assigner une origine certaine à ces décombres qui paraissent remonter à une époque reculée.

En 1390, Aboulfeda parlait de la pèche du corail que faisaient sur la côte les Génois conduits par Louis de Clermont, duc de Bourbon, auquel on attribua la fondation première du Bastion de France. En 1439, les Catalans achetèrent le droit exclusif de cette pêche aux souverains de Tunis. En 1446, les Barce lonnais affermèrent cette industrie jusqua Bougie. En 1520, le privilège de la pêche du corail de Tabarca à Bône, fut concédé a la France, et nos rois François Ier et Henri II, commencèrent à l’exploiter. Ün rebâtit alors, sur la côte, à 48 kilom. de Bône, le petit fort connu sous le nom de Bastion de France. A peine terminé, en 1560, il avait été détruit de nouveau par les Barbaresques, lorsque le sultan Selim 11 confirma avec Charles IX les traités anciens, et y ajouta, en sa faveur, le monopole du commerce de l’intérieur de la régence, par les ports de Malfacarel, La 4 laie, Collo, le cap Houx et Bône. Les deux négociauls marseillais Carlin Didier et Thomas Lincbes,

vinrent relever le Bastion; [mais ils n’y firent pas de bonnes affaires, et ce dernier s’y ruina. Le sultan Amurat III, Je 50 niai 1604, renouvela les traités d'amitié avec Henri IV, oui céda nos concessions à la famille de Guise ; ces princes les laissèrent dépérir. Richelieu, en 1624, obtint d’Amurat IV, en toute propriété pour la France, les places du Bastion, de Lu Cale, de Bône, le cap Roux et le cap Nègre.

En 1626, Samson Nanolion fut envoyé à La Cale dont il fut le fondateur, et y établit un comptoir plus large qu’aucun de ceux encore ouverts sur ce rivage. Les Turcs d Alger, peu soucieux d’obéir au sultan de Constantinople, détruisirent le Bastion en 1637. Les dues de Guise, perdant tout intérêt au profit incertain dont ils avaient le privilège sur ce point, en cédèrent les avantages éventuels à Napollon, pour 10 chevaux barbes par an flC63), et ce dernier, abandonnant tout-à-fait cet ancien poste reconnu malsain, concentra «à 24 kilom. àl’E. tout le commerce à La Cale, en 1677. Sur la porte de terre est encore inscrit ce millésime, époque d’une nouvelle ère. La Cale parvint bientôt à un état des plus florissants : un grand nombre de beaux magasins, des quais, une église, un hôpital, un lazaret, quatre postes militaires, une mosquée pour les Maures employés par la Compagnie, — elle eut tout ce qui était indispensanle’au bien-être, à l’approvisionnement et à la défense de 2,000 âmes. L’occupation de ce rocher avait un intérêt politique durant les querelles entre les maisons de France et d’Autriche. L’abaissement de l’Empire rendit à La Cale son importance purement commerciale. Duquesne en retira tous les habitants, avant le bombardement d’Alger, en 1683. Pierre Hély, en 1694, fut reconnu. par le gouvernement, cessionnaire et propriétaire incoinmutable des places, du commerce des cuirs, céréales, cire et miel, et de la pêche du corail, moyennant la charge de payer au Divan une redevance de 105,000 livres. Les dispositions de ce traité furent renouvelées, plus tard, entre la France et Alger, en 1714, 1731, 1768, et 1790. En 1701 et 1709, la disette s’étant fait sentir en France, les concessions expédièrent à Marseille 200,000 hectolitres de blé. La Compagnie des Indes qui, en 1719, prit la ferme de ces établissements, ne fut pas plus heureuse en Afrique qu’en Asie, et la Compagnie Aurioi les releva durant le bail de tO ans qu’elle obtint, à partir de 1730. En 1741 se constitua à Marseille, la Compagnie d’ Afrique, avec un capital de 1,200,000 fr. La ruine était imminente, et le capital était tombé à 474,000 fr., lorsqu’en 1766, M. Martin fut envoyé en qualité de directeur. Cet homme probe et entendu rendit la prospérité à La Cale, qu’il maintint en paix au milieu de 16 tribus de la Masoule, dont le cheikh, nommé par le bey de Constantine, n’était confirmé qu’après son assentiment. Un capitaine, aux appointements de 360 francs par an, et 14 soldats, aux gages de 108 francs, lui suffisaient pour garder les postes protégeant la ville. 50 coralines, montées chacune de

sept hommes engagés pour trois ans, faisaient la pèche dans ces parages. En 1789, la Compagnie d’Afrique obtint que son monopole exclusif lui serait maintenu, au milieu de la chute de tous les privilèges. Mais le décret du 21 juillet 1791 lui fit perdre une partie de ces avantages et la força de souffrir 50 gondoles corses, qui firent la pèche et occasionnèrent un tort notable a la Compagnie, en allant vendre le corail à Livourne. L’arrêté du Comité de Salut public, du 19 pluviôse an h (janvier 1794), prononça la suppression de la Compagnie. La Convention fit verser au Trésor 2,048,000 fr., provenant de la liquidation du fond social, ainsi amélioré par les soins et le dévouement du directeur Martin. La Cale n’etait alors habitée que par 600 hommes. Les édifices ne pouvaient pas en contenir davantage, et toutes les femmes en étaient exclues. 11 en provenait des désordres dont l’abbé Poiret avait été scandalisé en 1785. La position était gardée par 30 vétérans et 6 pièces de 4. Le gouvernement français, voulant alors diriger la pèche par lui-mème, arma 200 bateaux corailleurs et parvint à épuiser presque tous les bancs. Les redevances ne furent pas payées au dey qui, invité par le sultan de Constantinople à nous déclarer la guerre, au moment de l’expédition d’Egypte, s’empara des concessions françaises. Le gouvernement consulaire, par le traité du 17 décembre 1801, obtint la restitution des privilèges, à charge de liquider la dette des grains achetés par la France à la Régence, et qui traînait en longueur. M. Raimbert vint reprendre la pèche avec des Corses et des Italiens. Mais les lenteurs nouvelles apportées aux paiements ariérés indignèrent le dey qui, en 1807, nous enleva nos concessions, et les loua pour dix ans aux Anglais, moyennant une rente annuelle de 26 /,000 francs. En 1816, à la faveur de la paix générale, nous rentrâmes dans nos possessions. Le privilège commercial fut abandonné à M. Paret, négociant de Marseille, et le département des affaires étrangères dirigea seul la pèche du corail. 240 bateaux y concouraient. Les Français étaient exempts de tous droits que les Anglais avaient divisés en deux ; droit de pèche d’été, du l*r avril au 30 septembre, et de pèche d’hiver, du 1er octobre au 31 mars;

continua à régir ce ge 824, les In-

digènes et les Tunisiens attaquèrent nos établissements ; en 1827, et le 27 juin, les Turcs du dey Hussein incendièrent les édifices qui venaient d’ètre évacués par nos compatriotes. 11 y avait alors 24 coralines françaises en rade et 139 bateaux étrangers. La pêche ne fut reprise qu’en 1832, par des Italiens.

Dès 1831, une reconnaissance avait été ordonnée par le Général commandant l'armée d’occupation d’Afrique; elle eut lieu au mois de mai. On ne trouva plus à La Gale que des masures inhabitables, quelques merlons restés intacts, des pans de murailles, noircis et lézardés par l’incendie. Ce ne fut que le 22 juillet 1836, que Ton occupa définitivement, au moyen de

ce dernier, moindre

règlement

50 zouaves indigènes, commandés par le capitaine Berthier dè Sauvigny, et apportés par le brick le Cygne. Un arrêté du 21 décembre 1842 a érigé La Cale en Commissariat civil. Une or* donnance du 13 décembre 184G lui a assigné une banlieue civile d’environ 8,500 hectares.

La Cale, constiluée en commune par le décret du 31 décembre 1856, est un chef-lieu de district, résidence d’un Commissaire civil. Elle compte 3,176 habitants, dont 440 Français, 1,718 Étrangers, 55 Juifs. Il y a aussi 831 Arabes et une population en bloc de 132 individus.

La ville de La Cale est assise sur un banc de rochers de 420 mètres de long, sur 60 à 80 de large, qui court dans la direction O.-N.-O., parallèlement à la céte.La roche, qui présente une superficie de 3 hectares, est d’un grès à contexture lâche. Quand la lame déferle un peu vivement, on entend, au son creux qu’elle rend jusque sous le pavé, combien son action a déjà pénétré loin dans les couches les plus friables. Ce rocher, presqu'enlièrement entouré par la mer, se rattache au continent par un isthme de sable, à son extrémité orientale, et défend du large une nappe d’eau qui communique avec la mer. 180 bateaux corailleurs peuvent s’y mettre à l’abri. Ce petit port ne pourrait admettre un navire de plus de 100 tonneaux. 200 maisons, environ, sont bâties sur cette presqu’île, avec assez de régularité, le long d’une rue. Le Pavillon des officiers, ancien comptoir de la Compagnie française, est une maison de belle apparence. En mur de 2 mètres de haut sur 50 centimètres de large, qui court del’E. à Y O., protège au S. ce groupe d'habi-

talions, et s’ouvre par la porte de Terre ou de la Presqu’île. Un autre mur de défense, qui commence à l’embouchure d’un ruisseau se déversant dans une petite anse à l’E., enveloppe le quai et le faubourg Saint-Martin, répandu sur la plage. Ce mur va joindre à l’O. le pied du coteau où s’élève le fort du Moulin, comman- . dant l’entrée du port, et se termine derrière la caserne des spahis, située de ce côté. Une solution de continuité dans ce prolongement est appelée porte de l’Avancée. Entre le mur de défense et le magasin du matériel des Ponts-et-Chaussées, à TE., se tient un marché qui n’a pas de jours fixes

C’est surtout le corail qui constitue l’importance industrielle de La Cale. L 'article 5 du traité du 8 août 1830, avec le bey de Tunis, confirmé par celui du 24 octobre 1832, reconnaît à la France le droit de la pêche, moyennant une rente de 13,500 piastres de Tunis, dans les eaux de ce royaume, jusqu’au cap Nègre, à 7 lieues de l’île de Tabarca.

L’arrêté du 31 mars 1832a pourvu aux mesures de police que ce genre d’exploitation exige. L’ordonnance royale du 9 novembre 1844 a fixé à 800 fr. par an, sans distinction de saison, la rétribution payée par chaque bateau étranger qui se livre à la pêche du corail sur les côtes de l’Algérie. En conséquence de la décision impériale du 10 avril 1861, le droit des batiments corailleurs français n’est que de 400 fr. D’autres exemptions ont été obtenues par le décretdu 1er juin 1864. En cette année là, 186 bateaux français et 141 bateaux étrangers

ont fait la pèche. Ilsont pêché pour plus de 2, 300,000 fr. de corail.

Le corail de La Cale est porté à Livourne, où il occupe plus de 700 personnes. Les Juifs centralisent ce commerce qui s’est relevé à la faveur du retour des modes impériales. D’ailleurs on ne peut trop recommander l’usage des ornements de corail; il est sain, dit-on, et il va fort bien aux brunes. — Les dames le savent assez.

Il y a trois Casernes : une dans la presqu'île, pour 40U soldats ; une au faubourg, dite des Spahis, où 40 hommes peuvent loger ; une troisième au fort du Moulin, poste militaire, assis sur un plateau au S. -O. C’est aussi dans ce fort que se trouve la prison militaire, elcivileau besoin. Dans la presqu'île encore, le service des Subsistances militaires a son magasin, aussi bien que le service du Génie. L’Hôpital renferme 70 lits. Station télégraphique.

Dans la presqu’île est une petite église qu’on dit être celle bâtie par l’ancienne Compagnie française d'Afrique, dans l’hôpital que desservaient quatorze frères de l’ordre de Saint-Jean-de Dieu. Mosquée. Synagogue.

Il y a deux écoles : l’une pour les garçons, l’autre poulies tilles, et une salle d’asile. L’ancienne lour du Phare est restaurée ; on y a placé un appareil caladiopirique. Un grand puits, sur la plage, sert à l’alimentation de la population, et à l’approvisionnement des corailleurs. Il existe un autre puits assez abondant, dans l’ancien jardin de la Compagnie. Tout autour de l'enceinte actuelle on peut trouver une promenade que le sable vient dis-

pu ter. Quelques cantines, où les prix sont exorbitants pour le peu qu’on y prend, sont les seuls lieux qui puissent prétendre au titre d’auberges.

Le soldes environs de La Cale est généralement accidenté. Il existe dans la banlieue, où l’on voit beaucoup d’arbres fruitiers et de la vigne , de nombreux jardins et cinq fermes. L’on y cultive la pistache de terre (arachide). Si l’on gravit un des points les plus culminants du plateau qui domine la ville, on a un horizon assez étendu. En laissant la mer derrière soi, on découvre, à une distance de trois à quatre myriamèlres, un demi-cercle de montagnes peu élevées, ^renfermant, entre elles et la mer, trois lacs. — Le lac des Poissons (Guerael-Hout), plus connu à La Cale sous le nom de Tonga , d’où nos pères avaient fait Tonègue , s’étend à l’E. Il est profond et communique avec lamerpar un beau chenal, débouchant dans une crique où les petits batiments peuvent s’abriter. — Le lac Sapérie'ur ou du Milieu {étang d’el-Garah, Guera-el-Garah, Oubeïra, qui portait aussi le nom de lac de Beaumarchand , au temps de l'ancienne Compagnie), occupe une étendue de quatre à cinq mille hectares, à 2,000 mètres du lac des Poissons. Il est d’un accès facile, dans la plus grande partie de son contour. L’élévation de ses eaux est de 30 mètres 73 centimèires au-dessus du lac Salé, qui s’étend à 1,000 mètres à 1*0. — Le lac Salé (Guera-el Malah), connu sous le nom de lac du Bastion, à cause de rétablissement français qui existait auprès, sur le bord de la mer, occupe 2,500 hectares, et pénètre à 2 lieues dans les terres. Son extrémité

méridionale est un taillis marécageux. Le canal de communication de ce lac avec la mer, semblable à l'entrée d'une rivière, a une longueur de 1,000 mètres environ. Il se dégarnit d’eau pendant l’été, et laisse établir près - de. son embouchure une sorte de barre qui se détruit pendant l’hiver. Les exhalaisons délétères qui se dégagent aux mois de juin et de septembre, causent les fièvres qui ont chassé les Français du poste dit le Bastion.

C’est principalement dans le voisinage de ces trois immenses réservoirs qu’existent les belles forêts dechênes-liéges qui viennent, en suivant les sinuosités de petits vallons, finir auprès de La Cale. Les couches minéralogiques sur lesquelles reposent ces parties boisées, appartiennent, pour la plupart, au grès bigarré. Sur plusieurs points on trouve, à la surface du sol, une assez grande quantité de sables siliceux, mélangés de parcelles de mica. L’établissement forestier de Mêla, est à environ 9 kilom. de LaCale. A 26 kilom., sur la route de Bône, est le caravansérail de Bordj Ali Bey.

Le paysage est vraiment africain, et si des lopins de culture qu’on voit çà et là sur un revers de montagne, dans une clairière, n’indiquaient l’existence de tribus, on se croirait dans une solitude éternelle. Il n’y a, comme moyen de transport à travers ces tristes déserts, que le cheval qu’un spahis prête pour quelques heures, avec l’agrément de 1’otïicier. La seule route tracée qui aboutisse à La Cale, est celle de Bône, qui s’embranche à celle de Constantine, par Guelma. Il y en a une encore

qui mène à Kef oum et-Theboul, établissement fondé par la Compagnie concessionnaire de la mine de plomb argentifère de ce nom, située sur la frontière de Tunis, à 22 kilomètres E. de La Cale.

Les balancclles de corailleurs qui vont jusqu’à Bône, et le steamer qui vient de Tunis deux fois par mois, forment le lien de communication de ce morne séjour avec le reste du monde. En quatre heures de voyage sur le bateau à vapeur on arrive ù Bône, qui est ù 82 kilom. par terre.

Yï.

COMMUNE DE MONDOVL

Mondovi, créé en exécution de la loi du 19 septembre 1848, à 24 kilom. S. de Bône, sur la rive gauche de ta Sehouse, sur la route de Bône à Tebessa, possède un territoire fertile en tabac et en plantes légumineuses. Le bétail s’y élève avec succès. Le village a un marché couvert. Trois puits, dont un creusé par les Romains , donnent de la bonne eau. On a trouvé des vestiges d’établissements antiques et beaucoup de médailles du Bas-Empire. 11 y a une église, une Justice de paix depuis le 21 novembre 1860. — Le décret du 22 août 1861 a reconnu la commune en plein exercice. La population, y comprise celle de Barrai, section communale, est de 823 Français, 134 Etrangers, 85 Arabes.

ÏURRAL, colonie agricole créée en 1848, appelée d’abord Mondovi n° 2, a G kil. environ au-delà de Mondovi, à 157 kil.

de Constaritine, au bord de la Sebouse, a trois puits et un marché couvert, et possède un territoire fertile. Les habitants ont une église.

La circonscription en dehors du périmètre communal , comprend 6 Français et 58 Arabes.

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