‹ Indicateur général de l'Algerie description geographique, historique et statistique de toutes les localitesChapitre 83 sur 123 · COMMUNE DE JEMMAPES · texte numérisé non relu

COMMUNE DE JEMMAPES

Jemmapesest situé sur un double mamelon au centre de la vallée de l'Oued Fendek, à l'embranchement des routes d’El-H ’arrouch et de Philippeville, à 40 kilom S.-O. de ce point, à 90 kilom. N. de Constantine.

Jemmapes a élé fondé par ordonnance du 14 février 1848. C'est un des centres de création, développés à celte époque, qui a le plus prospéré. Le décret du 31 décembre 1856 y a constitué la commune, en établissant Jemmapes en district et lui donnant un Commissaire

La population de Jemmapes, y comprise celle de ses sections communales, est de 860 Français, 142 Étrangers, 51 Juifs, 69 Arabes.

Justice-de- paix. — Caserne de Gendarmerie.

Église, infirmerie, écoles de garçons et de jeunes filles, lavoir, abreuvoir, réservoir, huit bornes-fontaines alimentées par TAïn Sefia qui est amené de 5 kilom. par une conduite de 6,000 mètres, et donne 150 litres d’eau à la minute; direction des postes, station télégraphique ; — tels sont les établissements civils, avec un marché couvert.

Un marché arabe important a lien le lundi, à la porte de Jemmapes, qui exploite le chêne-liége. La ville est traversée par la route de Bône à Constantine et Philippeville. se bifurquant à Saint-Charles, ouverte depuis 1833. A mi-chemin, entre Jemmapes et Guelma, est un caravansérail à Aïn Ksob.

La commune de Jemmapes comprend deux sections :

AHMED BEN ALI, village à 4 kilom. S. -O. de Jemmapes, sur la route de Saint-Charles, constitué définitivement le 4 juillet 1855. Les habitants sont presque tous des paysans de 1 Isère, qui cultivent de belles terres labourables et des prairies. Leur tabac est fort estimé. Ils ont une chapelle, une école mixte. Plusieurs puits.

SIDl NASSEUR, colonie pénitentiaire, constituée à la même époque, à 4 kilom. E. de Jemmapes, sur la route de Philippeville à Bône, avait été affectée aux transportés politiques de 1852. Ce fut longtemps le plus misérable des centres de population. Aujourd'hui tout y est en voie de progrès. On y élève le bétail sur une grande échelle. Céréales, tabac, forêt de chéneliége. Abreuvoir alimenté par une excellente source amenée du Djebel Gaïr. Chapelle, école mixte.

Non loin est la concession marbrière de Filfila. Cette exploitation devient un centre puissant d’attraction pour la populatkfci ouvrière et coloniale, habitant deux hameaux, Saint-Louis et Saint-Léon-de-Filûla. Il y a une église à Filfila.

COMMUNE DE ROBERTVILLE.

Robertville, à 6 kilom. de Jemmapes, 32 kilom. de Philippeville, ( 5 kilom. de Constantine, créé en 1847, à 1 kilom. de Y oued Amen, dans le voisinage de la source Aïn Medjez el-Chich. insuffisante pour l'abreuver, — emprunte par des norias l'eau de plusieurs puits

pour ses habitants, qui ont une église, une mairie, des écoles, une salle d’asile, un marché de céréales et de bestiaux, une usine à vapeur pour l'exploitation de 17,000 pieds d’oliviers greffés. Ils ont encore 2,043 hectares en culture, dont 10 en vigne, — trois ateliers de forge et charronnage, plusieurs briqueteries. Le décret du 22 août 1861 a reconnu cette commune en plein exercice. La population est de 424 Français, 24 Étrangers, 332 Arabes.

VH.

Page 1