‹ Indicateur général de l'Algerie description geographique, historique et statistique de toutes les localitesChapitre 88 sur 123 · SUBDIVISION DE CONSTANTINE · texte numérisé non relu

SUBDIVISION DE CONSTANTINE

La population des centres colonisés est de 0,353 individus; celle des tribus indigènes est de 395,318 ilmes.

La subdivision de Constanline comprend cinq cercles : I Constanline, avec l’annexe de Mila, II Aïn Beïda, III Tebessa, IV Collo, V Djidjeli.

I. cercle de constantine. Le cercle de Constanline comprend douze kaïdats isolés et l’annexe de Mila.

mila (El-MiliaL La ville de Mila, située à 38 kil. de Constantine, au N. -O., dans un pays accidenté, au pied diï versant S. des montagnes de Zouar’a, sur un petit affluent du Roumel, dont elle est distante de 10 kil., possède une belle fontaine de construction romaine. Elle est entourée de jardins, de citronniers et de treilles. Maison de Commandement, Bureau arabe et Bureau de poste. Station télégraphique. Il y a 20 Français. Le mur, en assez bon état, est en pierres de taille. On a trouvé plusieurs inscriptions latines dans les maisons. C'est à Mila que passait la voie romaine de Constantine à Setif par le Nord. Saint Optât, l’un des Pères de l'Eglise les plus vénérés, était Evêque de Mila (Milevum) vers 370. M. le général Galbois prit possession de Mila le 21 octobre 1838. Il y a une mosquée importante, celle de Sid Ali ben Iahia, dans laquelle sont, dit-on, de profonds souterrains. Les gens de la ville se livrent à la fabrication du kouskouss. Ils exportent d’excellents raisins et des oranges magnifiques et délicieuses. Ils ont un marché les lundis et mardis. Les établissements épars présentent une population de 1,317 individus.

L annexe de Mila comprend trois kaïdats et la tribu des Ouled Àydoun.

II. cercle d’ain beïda. Aïu Beïda, village situé sur la route de Tebessa, en passant par les Hanenchas, à 1 12 kilom. S.-E. de Constantine, à 88 kilom. N.-O. de Tebessa. Il y existe des bâtiments militaires; maison de Commandement pour le kaïd, Bureau arabe. Une smala de spahis y campe. Aïn Beïda a une Justice de paix, une Station télégraphique, une église et une synagogue. La pierre à bâtir et à chaux se trouve sur les lieux. Une source y donne à la minute 400 litres à peu près, d’une eau d’excellente qualité. A 4 ki!. se trouvent beaucoup de broussailles. Population : 310 Français, 115 Etrangers, 447 Juifs, 753 Arabes.

Le cercle d’Aïn Beïda comprend neuf kaïdats.

HL cercle de tebessa. Tebessa, antique Thereste, ville sur la frontière de Tunis, à 35°27’ N. et 5°47’E., à 212 kilom. au S.-E. de Constantine, possède une très-belle source qui sort du Djebel Osmor dominant la ville. Cette cité, de construction romaine, est peut-être la trace la plus vivante du passage du Peuple-roi. Ses murailles, en pierres taillées, ont 5 à 10 mètres de hauteur sur 2 en largeur, et sont défendues par 14 tours. Toutes les maisons sont formées de pierres romaines, la plupart assises sur le premier lit. On y voit une porte romaine remarquable, un temple semblable à la Maison-Carrée de Nîmes, et de nombreuses et vastes ruines tant intérieures

qu'extérieures. La population de la ville (1,880 habitants), sans aucun lien avec celle de la campagne, semble la postérité de l'ancienne population romaine. Tout, dans cette ville, rappelle les souvenirs de l’antiquité. La monnaie romaine avait encore cours lors de la première entrée des Français en 1842. Il s’y fait une grande fabrication d’étoffes de laine. Tebessa tire du Djebel Dir des meules pour les moulins d’une qualité fort estimée. Une ville européenne, où 175 Français, 47 Etrangers et 60 Juifs sont déjà venus se Fixer, se forme dans l’enceinte' de l’antique cité, qui a une église et une Station télégraphique. Au dehors, un établissement militaire contient 279 hommes de garnison. Un moulin à blé fonctionne.

Le cercle de Tebessa comprend six kaïdats.

IV. cercle de collo. La ville de Collo, que les Arabes nomment El-Koll, est située à 145 kilom. N. de Constantine, à 120 E. de Bougie, à 60 E. de Djidjeli , à !00k 0. de Bône et à 60k O. de Philippeville. Elle est bâtie au pied d’une montagne, derrière la presqu’île qui porte le nom d’El-Djerda. Les maisons sont en pierres et recouvertes de tuiles. Elle est habitée par J 19 Français, 41 Etrangers, 627 Arabes, qui vivent du commerce qu’ils font avec les autres parties de la côte. Ce bourg est l’ancienne Minervia Chullu des Romains, qui avaient là fondé une ville plus considérable, entourée d’un mur dont l’enceinte, détruite par les Vandales, n’a jamais été relevée depuis. Collo est

défendu par un mauvais château où les Turcs tenaient un agha et quelques soldats. La Compagnie d'Afrique, de 1604 à 1685, y a eu un établissement pour le commerce intérieur et la pèche du corail. En 1831, sept coralines s’étant avancées sur les gisements vierges de Collo, en ont retiré, en quinze jours, 3,500 kilog. de coraux énormes, qui ont fait la fortune des propriétaires de ces embarcations. Les provenances suivantes donneront une idée du commerce de Collo : peaux vertes et sèches, laines en suint, huile d'olive en outres, cire, miel, kermès, fruits frais, figues sèches, légumes verts, lait, beurre, fromages frais, œufs, volailles et gibier. Collo a été occupé le 11 avril 1843 par le général Baraguey-d'Hilliers. — Le cercle de Collo a été définitivement constitué le 29 juillet 1861.

Les environs présentent le tableau le plus varié et le plus pittoresque. Au S., c’est une plaine d'une belle étendue, couverte d'une riche végétation, au milieu de laquelle s'élève une montagne cônique, toute boisée, que les habitants ont appelée Roumadia (la Cendrière), et qui, du large, parait comme une île au fond d'un golfe. Une rivière traverse celte vallée et vient se jeter à la mer dans l'E. de la baie. A droite et à gauche, de grandes masses s'élèvent graduellement; toutes les collines sont couronnées de bois. On voit des terres cultivées sur les endroits les plus élevés.

Il est donné connaissance aux navigateurs qu'un phare de quatrième ordre a été installé à la pointe de la presqu’île d'El-Djerda, par 37°l’32'’ de latitude Nord,

et 4°Î2,16>’ de longitude Est, pour l’éclairage de la rade de Collo. Ce phare — et le feu de l’entrée du port, fixe et rouge, — ont été allumés à partir du 24 juin 1866.

Le foyer de l’appareil est établi à 25 m. 80 c. audessus du niveau de la mer, et à 11 m. 40 c. audessus de la plate-forme sur laquelle le bâtiment est assis.

Le feu du phare, varié de deux en deux minutes par des éclats verts, est destiné à faire connaître aux bâtiments qu'ils sont devant la baie de Collo, et le feu du port à leur indiquer la direction du mouillage.

Le cercle de Collo comprend six kaïdats.

V. cercle de DJXDJEX.X. Djidjcli a été décrit à la page 412 comme étant une commune de l’arrondissement dePhilippeville.

Le cercle de Djidjeli comprend onze kaïdats.

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