‹ Indicateur général de l'Algerie description geographique, historique et statistique de toutes les localitesChapitre 89 sur 123 · SUBDIVISION DE BONE · texte numérisé non relu

SUBDIVISION DE BONE

La ville de Bône a été décrite à la page 367 comme étant un chef-lieu d’arrondissement du département de Constantine.

La population des centres colonisés est de 2,539 individus; — celle des tribus est de 149,981.

La subdivision de Bône embrasse trois cercles : 1 Bône, II La Cale, III Souk H’arras.

1 cercle se bons. II comprend le kaïdat des Béni Salah.

Saint-Joseph, hameau de 105 Français, 36 Etrangers, 28 Arabes.

Déni Urgine, hameau de 44 Français, 19 Etrangers, 1,473 Arabes.

Sidi Tamtam , hameau de 40 Français, 46 Etrangers, 5 Juifs* 21 Arabes.

Dans des établissements épars vivent 203 Français, 181 Etrangers, 133 Arabes.

Medjez Amar , ancien camp, à 14 kilom. O. de Guelma, au pied du Ras el-Akba, dont le sommet s’élève à 1,000 mètres, rut le point de départ du corps expéditionnaire qui fit la première campagne de Constantine. lia été concédé en 1849, avec 500 hectares, à M. l’abbé Landmann, d’abord, et en 1851 à M. l’abbé Piasson, pour l’établissement d’un orphelinat, qui a été supprimé. 11 y a un pont sur la Sebouse, formée en cet en^ droit par le confluent de l’oued Gherf et du Bou Hamdam. Cette dernière rivière contourne le pied de la montagne après avoir rencontré, à 3/4 de lieue, dans l’U., une coupure profonde où surgissent les eaux thermales, dites Hammam Meskhoutine , (le Bain des Maudits;. Des fouilles entreprises à 12 kilom., dans les ruines d’Announa, presque au sommet du Ras el-Akba, où se voit un arc de triomphe encore debout, un aqueduc et un temple païen, que les anciens Chrétiens avaient converti en église, ont donné la certitude que l’ancienne Ti~ bilis s’élevait là, et que les bains chauds d’Hammam Mesklioutine sont les Aquæ Tibilitanæ. On sait que la voluptueuse jeunesse des Colonies romaines se donnait rendez-vous autour de ces piscines très-fréquentées. L’établissement ancien devait être considérable ; aussi des fondations profondes et développées, des restes de constructions romaines, une tour, des arcades, des bassins épars, ont été retrouvés au lieu nommé aujourd’hui Hammam Meskhoutine, à l’extrémité d’une petite plaine étroite, de 100 hectares, formant un plateau dont l’élévation est de 250 mètres au-dessus de la mer et de 20 à 30 mètres au-dessus du lit fort encaissé du cours d'eau, quittant là le nom de Zenati pour prendre celui de Bou Hamdam. C’est dans ce vallon que les troupes d’Aulus, engagées imprudemment, passèrent sous le joug des perfides Numides. Le sol est un calcaire crevassé, superposé à un calcaire stratifié. Du sommet d’un mamelon les eaux jaillissent perpendiculairement en s’accompagnant d’un dégagement d’acide sulfureux, qui les signale d’assez loin. Leur température est celle de l’eau bouillante; on s’amuse à y faire cuire les poissons qu’on prend à

i a rivière voisine. Elles déposent, en se refroidissant, une grande Quantité de carbonate de chaux qui forme, autour d'elles, un rebord que Ion voit s’élever tous les jours davantage, de manière à constituer, avec le temps, des masses côniques, sortes de pains de sucre gigantesques, qui acquièrent toute la hauteur à laquelle les eaux peuvent s’élever. M. le docteur Guyon en a mesuré un qui n avait pas moins de 11 mètres 70 centimètres de hauteur, sur 12 mètres 50 centimètres de circonférence. Lorsque l’ouverture se ferme, le canal disparait avec le retrait des eaux qui, ne trouvant plus d'issue de ce côté, se frayent une autre route, - percent le roc sur un autre point, où elles reproduisent le même phénomène. M. le docteur Moreau a constaté la chaleur invariable de ces eaux à 95°; aucune source en Europe n’atteint une si haute température (1). Ces eaux bouillonnantes, qui fournissent plus de 100,000 litres en une heure, se déversent en cascades dans des bassins naturels, et se refroidissent graduellement dans un ruisseau qui les porte à l’oued Bou Hamdam. Un hôpital militaire de 1 GO lits a été créé en 1844, à l’O. des sources thermales, dont la vertu a été éprouvée pour la guérison des blessures.—rhumatismes invétérés,— engorgements des viscères abdominaux, suite des fièvres intermittentes, — ulcères listuleux avec carie des os,— affections cutanées chroniques. La proportion des malades guéris, ou considérablement améliorés, est de 82 p. 100; Baréges n’ofTre en comparaison qne 62 p. 100. Les malades civils étaient forcés de camper auprès des piscines, des douches et des bains de vapeur, recouverts de baraques. Par arrêtés ministériels des 8 septembre et 12 octobre 1858, une concession de 1,213 hect. 47 a. 41 c. a été faite au docteur Moreau pour la fondation d’un établissement thermal et l’usage d’une partie des eaux minérales. Le cahier des charges a été modifié par décret du 18 décembre 1862.

A l’O.-iN.-O., on aperçoit le Djebel Mtaïa, où l'on trouve une grotte profonde de nlus' de 2,000 mètres, connue sous le nom d’Hamous Djemaa. Tout l’intérieur est hérissé de stalactites et stalagmites; les parois de l’entrée sont recouverts d’inscriptions et de croix gravées dans la pierre. Cette grotte a servi de refuge aux Chrétiens, à l’époque de la persécution des Vandales.

fl. cercle de la cale. Il comprend deux kaïdals. La ville de La Cale a été décrite à la page 383

fl) Voici comment sp classent tes eaux les plus remarquables sous lo rapport de leur température : Balaruc, 50*; Néris, 51°; Aix-la-Chapelle, 57°; Bourbonne, G3ü ; Plombières, 68°; Carlsbad, 75° ; Chaudes-Aiguea, 88°,

comme étant une commune de l’arrondissement de Bône.

III. cercle de souk h’arras. La ville de Souk H’arras a été décrite à la page 394 comme étant une commune de l’arrondissement de Bône.

Le cercle de Souk H’arras comprend huit kaïdats.

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