‹ Indication principale de la rupture précoce des membranes: en dehors du placenta præviaChapitre 3 sur 17 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

La poche des eaux est constituée par cette partie des membranes qui viennent faire hernie à travers l’orifice du col plus ou moins dilaté par suite de la pression du liquide amniolique.

Sans entrer dans tous les détails, inutiles ici, de la forme et des variétés qu'elle peut revêtir, il est cependant nécessaire de rappeler qu’elle est tendue et résistante pendant la contraction utérine sous l'influence de la pression plus considérable du liquide amniotique, plus ou moins tendue et bombante selon le degré d'engagement de la partie fœtale ou de la variété de la position. Dans l'intervalle des contractions, elle est au contraire molle et flasque, le doigt la déprime facilement. Cependant, comme Dépaul le fait remarquer, la poche des eaux au lieu de passer par ces alternatives de tension et de relàchement peut, dans certains cas qui nous intéresseront, rester continuellement tendue, lorsque la contractilité utérine elle-même a pris ce caractère.

L'uiilité de la poche des eaux est incontestable :

4o Elle aide puissamment à la dilatation de lorifice utérin, car, sous l'influence de la contraction, le liquide amniotique refoule la poche d’eau qui s’allonge, écarte les bords de l’orifice utérin;

2° En appuyant sur cet orifice, elle provoque des contraclions utérines réflexes ;

3° Enfin en maintenant le liquide amniotique autour du fœtus ; elle permet à ce liquide de continuer à jouer son

Page 1