‹ Indication principale de la rupture précoce des membranes: en dehors du placenta præviaChapitre 4 sur 17 · SEA · texte numérisé non relu

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rôle protecteur, amortissant la violence des contractions utérines qui, répétées, pourraient gêner la circulation fœtale, et laissant au fœtus une certaine indépendance nécessaire à l’accomplissement de ses mouvements d’engagement, de descente et de rotation, mouvements qu'il serait bien difficile d'exécuter si l'utérus à chaque contraction venait s'appliquer sur Jui.

Byford même (1) fait jouer à la poche des eaux un rôle encore plus considérable. D’après cet auteur Paction de la poche des eaux ne serait pas terminée quand la dilatation complète de l'orifice serait accomplie et, après ce moment. si la poche des eaux est conservée, si on a soin de la conserver, elle sera d’une grande utilité dans la distension du périnée.

Dumas à répondu et le fait est admis aujourd’hui, que les membranes ne se rompaient que lorsque le col était complètement dilaté ; mais ce résultat une fois obtenu, elles se rompent presque toujours spontanément, c'est-à-dire, suivant la juste expression du professeur Tarnier, au moment ou « la pression intra-amniotique est suffisante pour triompher de leur résistance ».

Lorsque cette rupture s'effectue au temps d'élection, à la dilatation complète, on dit que la rupture est tempestive.

Elle est précoce lorsqu'elle se produit entre le début du travail et la dilatation complète.

Elle est prématurée quand elle survient quelques heures ou même quelques jours avant tout début de travail.

Nous avons donc ici à envisager les cas seuls où il est indiqué de rompre artificiellement les membranes dans la période de la dilatation de l’orifice utérin, jusqu’au moment où cette dilatation va être achevée,

(1) Annales de gynécologie, 1886, Août.

RSA, LEE

Mais, avant d'entrer dans notre sujet, il nous est très agréable de remercier ici le docteur Bouffe de Saint-Blaise de la grande bonté qu'il nous a témoignée, de la peine qu’il a prise pour nous et des leçons qu’il a bien voulu nous faire pendant son passage à la Maternité de Saint-Louis. Nous adressons aussi nos remerciements aux docteurs Peyrot et Troisier qui ont guidé nos premiers pas dans la pratique chirurgicale et médicale, ainsi qu'aux docteurs Démelin, Tenneson et au doctenr Bazy, qui pendant notre année d’externat dans son service, ne nous a ménagé ni les encouragements ni les leçons. Que le docteur Talamon, dont le grand sens clinique et le précieux enseignement de chaque jour au lit du malade nous seront si utiles, et que le docteur Hippolyte Martin, qui fut toujours pour nous d’une si grande bonté et d’une si paternelle bienveillance, soient assurés de notre éternelle reconnaissance.

Enfin nous prions M. le professeur Budin de bien vouloir accepter, lui aussi, nos remerciements pour lhonneur qu’il nous a fait en présidant cette thèse,

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