Neurasthénie - Etats dépressifs
Dans les cas, fort rares, de neurasthénie constitutionnelle, la Convulsivothérapie ne trouve pas d'indications. Par contre, dans les syndromes neurasthéniques acquis, elle peut se discuter. Les résultats sont variables, mais dans l’ensemble peu intéressants; ils sont sensiblement analogues à ceux obtenus par
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les traitements médicamenteux classiques. C. MARTIN et L. LemIEux obtiennent 12 % de guérisons, 37 % d’améliorations, contre 51 % d’échecs. Ces accidents sont d’ailleurs relativement bénins et ne posent pas un pronostic vital; ils ne paraissent donc pas devoir justifier une thérapeutique agressive. Ce n’est que dans certains cas où il y aura participation de l’angoisse névropathique, que lon pourra être conduit à pratiquer quelques Electro-Chocs.
Par contre, les états dépressifs constituent une excellente indication, ‘qu'ils soient endogènés ou réactionnels. Comme la mélancolie, dont ils sont proches parents, ils réagissent remarquablement aux thérapeutiques par chocs. Les succès se situent aux environs de 90 %. Cependant, l'application de ce traitement peut être rendue délicate par l’apparition, chez de tels malades, d’une panique invincible aux approches de la médication. C’est . dans ces cas, rencontrés également aux cours d’autres névroses, qu’il y a intérêt à la pratiquer sous narcose barbiturique.
: La majorité des auteurs est d’accord sur les bons résultats de la convulsivothérapie au cours de ces accidents. Toutefois, pour certains, les états de dépression profonde avec phase de courte durée ne nécessiteraient pas l'emploi de cette thérapeutique. Mais il paraît difficile de prévoir l’évolution de ces troubles, et parfois l'apparition d’idées de suicide, de refus d'alimentation, obligera à pratiquer une cure par Electro- Chocs.
Egalement, pour les dépressions endogènes, les résultats sont bons. Mais ils peuvent être médiocres ou nuls si l’accident dépressif est influencé: par des facteurs organiques (sénilité, artério-sclérose, etc...). Cependant, pour certaines dépressions involutives, la convulsivothérapie peut être utilisée;. elle peut apporter une rémission d’une durée variable (LOPEZ-IB0R).
Enfin, dans quelques cas de dépressions prolongées mitigées, dans des dépressions intermittentes, la convulsivothérapie peut également être indiquée. Il est à remarquer que pour tous ces accidents, il importe de pratiquer le plus rapidement pos- | sible après leurs débuts, la cure par Chocs. Sinon ils deviennent résistants, et ne cèdent que difficilement en un temps variable. Il semble qu’il y ait alors une phase de maturité thérapeutique, période qui doit être naturellément située aux confins ignorés de la fin spontanée de la maladie.