‹ Indications, Contre-Indications De La Convulsivothérapie Par Électro-Chocs Dans Les Syndromes NéropathiquesChapitre 25 sur 44 · ET GS · texte numérisé non relu

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De toute façon, la convulsivothérapie par les courants électriques n’est pas une médication vitale, en ce qui concerne ces états (sauf s’il y a tentative de suicide), mais une indication humaine, le médecin devant toujours chercher à diminuer la souffrance, morale ou physique, du malade.

ETATS DEPRESSIFS

OBs. 1. — Kam... Stanislas. Sujet de 31 ans, d’origine polonaise rapatrié sanitaire d’Extrême-Orient le 28 novembre 1952. Il entre le 17 décembre suivant, dans le service de Neuro-Psychiatrie de l'Hôpital Militaire Des Genettes.

Diagnostic, d'entrée : Spasmophilie, instabilité neuro-végétative.

Malade sans antécédents pathologiques héréditaires et collatéraux. Il fut hospitalisé en Indo-Chine pour fatigue générale, toux quinteuse spasmodique, avec céphalées intermittentes accompagnées de ‘vertiges et de phosphènes. A cette époque, il était inquiet, las, anorexique. De plus, il avait également présenté à diverses reprises des crises nerveuses non commitiales, faisant suite aux céphalées. Ces accidents se manifestaient par une perte de conscience avec crispation de tout le corps, sans mouvements convulsifs, mais avec refroidissement généralisé, cyanose dés membres et du visage. ee Lan

L'examen clinique était négatif.

A son entrée dans le service, le malade se présente comme uün déprimé, avec crises de larmes fréquentes, refus d'alimentation, faisant en outre des crises pithiatiques. Il avoue être préoccupé par des soucis matériels et familiaux; il est inquiet à la pensée de devoir rembourser le montant d'allocations familiales perçues à la fois en Indo-Chine et en France.

Diagnostic : Etat dépressif réactionnel avec surcharge. pithiatique, légère imprégnation éthylique.

On institue un traitement par E. C. Au second, on constate une amélioration avec reprise de l’alimentation. Au 5° le malade est considéré comme guéri; il quitte l'hôpital le 30 janvier 1958.

Revu après trois mois, il ne présentait plus aucun. trouble. Il bat déclaré inapte définitif aux T.O.E.; apte à terminer son engagement.

Os. 2. —— Ker… Claude, 36 ans, officier stagiaire de C. R.S. Entré à l'Hôpital avec le diagnostic : « Etat dépressif avec idées de persécutions ».

Dans les antécédents personnels de ce malade, on relève une consti- - tution émotive, avec timidité, scrupules, doutes. A l’âge de 25 ans, il aurait déjà fait un accident dépressif analogue, Entré à 20 ans au Séminaire, au moment de recevoir les Ordres MAI il est ss de doutes et quitte cette voie.

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Par la suite, il entre dans la police. Lors de ses fiançailles, il éprouve de grandes difficultés pour se décider à se marier.

En Juin 1953, il se surmène pour préparer un examen de fin de stage. Brusquement il devient triste, aboulique, apragmatique; il se replie sur lui-même. Des idées délirantes d’indignité, de persécution, ainsi qu’un refus d’alimentation, apparaissent.

Diagnostic : Etat dépressif réactionnel grave.

Un traitement par E. C.' prolongés, précédés d’une injection de Nicyl intra-veineuse est institué. Après le 2° Choc, il y a une légère amélioration avec reprise de l’alimentation, et disparition des idées délirantes.

: Au 5°, l’amélioration est telle que le natide quitte le service. Il part en convalscence ie 1° juillet 1953.

Ogs. 3. — (6.934 F). Des... Jeanne, 43 ans, entrée le 25 septembre 1944 à l'Hôpital Edouard-Herriot. Elle est hospitalisée à la suite d’une tentative de suicide au laudanum. Dans les antécédents personnels de cette malade, on note deux fausses-couches, et un épisode de Bacillose pulmonaire à 29 ans.. |

La malade avoue difficilement la cause de sa tentative de suicide. Sa fille l’accuse injustemént d’être la maîtresse d’un de ses camarades à elle. Cette accusation imméritée la peine douloureusement, d’autant plus que divorcée, elle a eue une liaison connue de son enfant. En outre, elle est sans nouvelles de son fils F.F.1I. après quelques hésitations elle se décide à se suicider en absorbant un flacon de laudanum.

Un traitement médical est d’abord institué pour cette dépression réactionnelle, mais il demeure sans effet. Uune cure de Eee C. ést alors pratiquée, et donne un résultat favorable, «qui permet à à la malade de quitter rapidement lhôpital: - :

. OBS. 4. — (8.679 F)..-— Mol... Jeanne, 45 ans, entrée à Grange-Blanche le 14 janvier 1947. Célibataire, bien qu’elle eut désiré se marier, elle est sans antécédent pathologique.

En Novembre 1946 à la suite d’une déception sentimentale, ainsi que d’ennuis dans son travail, des troubles subjectifs divers apparaissent, La malade se plaint d’avoir la tête lourde, de souffrir de céphalées occipitales. Fatiguée, elle est anxieuse, sent sa volonté diminuer; elle se croit absolument incapable d’ accomplir des actes, qu’elle exécute cependant avec une certaine peine. Ellé né Véut pas Tester seule chez elle, et part vivre chez une amié. Elle explique raisonnablement ses troubles, et elle conserve son sens critique.

Diagnostic : Petit Ron SE Ho he 45 ans avec phobies d’impulsion. £

Un traitement par 4 E, C. est platines L’anxiété diébérat alors, ainsi que les phobies d’impulsion. Seule l’asthénie, avec quelques malaises physiques, subsiste : vertiges, battements ons ee

Elle sort de lhôpital le 10 février 1947. ë

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