V. — L'hypocondrie
Il semble qu’il convienne d’être très prudent, en ce qui concerne les indications des thérapeutiques par Chocs au cours de l’hypocondrie. On risque, en effet, de favoriser, par un processus psychogénétique particulier, chez de tels malades, la fixation de leurs tendances morbides. D'ailleurs, les résultats donnés à ce sujet par différents auteurs sont peu satisfaisants.
MarTIN et LEMIEUX obtiennent 12,5 % de guérisons et 56,3 % d'échecs, les 31,2 % restants n’ayant eu que de légères améliorations. Ils ont, en outre, remarqué que de longues séries dElectro-Chocs, faites chez ces malades, pouvaient entraîner une aggravation.
Parfois, la Convulsivothérapie apportera une amélioration à un syndrome hypocondriaque. Mais c’est surtout l’hypocondrie anxieuse, ou plus exactement la cristallisation de l’anxiété sur un département de l’organisme (Obs. 23), qui peut obtenir un bénéfice de cette thérapeutique.