‹ Indications d'une Incision de Décharge dans le Traitement de la Péritonite Diffuse AiguëChapitre 35 sur 46 · L. Meslier i · texte numérisé non relu

L. Meslier i

-la douleur devenant intolérable à la suite de cet accidenit, il se mit au lit: Le lendemain, le médecin consulté prescrivit des applications chaudes au niveau de la région douloureuse et fit une piqüre de morphine, mais le mardi matin, le malade était pris de vomissements alimentaires ; le mercredi matin, les vomissements biliaires avaient apparu, avec ballonnement du ventre et douleur abdominale aiguë. Les médecins consultés décidèrent d'envoyer aussitôt le blessé à la clinique.

A son entrée, le 5 juillet 1911, le malade a le facies péritonéal caractéristique ; le ventre est très ballonné ; on note de la matité dans la fosse iliaque et le flanc droit ; à ce niveau, il y a une contracture exagérée de la paroi : le pouls bats à go et la température est de 33 degrés. Mais le malade est oppressé, et déjà les extrémités sont froides . L'intervention est faite d'urgence.

Après incision longitudinale le long du droit et ineision transversale en T pour le drainage uhérieur, on remarque de l'æœdème de la paroi et des muscles sousjacents : un hématome a diflusé dans la paroi abdominale : à l'ouverture du péritoine, on voit s'échapper une grande quantité de pus fétide, des gaz et du liquide sanguinolent. Sur l'intestin, on trouve des fausses membranes épaisses et étendues, parsemées de petits points de gangrène. Sur une anse de l'iléon, on trouve une perforation, de la dimension d'une pièce de o fr. 5o, laissant échapper des matières déjà anciennes. Tout autour l'intestin est contusionné, On étanche d'abord le liquide du ventre avec des compresses stériles et on draine abondamment :

Un drain dans la fosse iliaque gauche ;

Deux drains dans le bassin ;

Un drain dans la fosse lombaire droite.

On referme complètement Fincision longitudinale, le drainage étant ménagé par l'incision transversale.

A la suite de cette intervention et malgré toute la thérapeutique mise en œuvre pour remonter les blessé, l'état général ne s'améliore pas et les douleurs sont toujours vives. Le lendemain, le malade est pris de hoquets, avec nausées, Le pouls est petit, filant. Le lavage d'estomac pratiqué ramène des matières fécaloïdes. Les extrémités se refroidissent de plus en plus étle malade meurt dans

le collapsus vers 8 heures du soir.

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