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trop, malheureusement combien, sont graves ces formes hypothermiques de péritonite caractérisées par une dissociation du pouls et de la température. Dans ces cas d'inondation péritonéale, il semble que l'infection est d'emblée généralisée et cette intoxication suraiguë sanguine créée par la virulence extrème des microbes en jeu, reste souvent au-dessus de nos moyens de diagnostics cliniques et thérapeutiques.
Pour le second cas (obs. XVII) il s’agit d'un enfant de cinq ans et demi atteint de perforation appendiculaire avec abcès remontant à trente heures. Température 39 degrés et le pouls bat à 125 : l'opération permet l’évacuation d'une grande quantité de pus remplissant le bassin et remontant jusque sous le foie. Il faut remarquer, en outre, que l'enfant avait pris, sur l'initiative de sa mère, une purgation quelques heures avant l’intervention, et nous pensons que si cette médication inopportune, révolutionnant l'intestin, n’avait pas été administrée, et si l’opération avait eu lieu plus tôt, nous n’aurions pas à déplorer ce décès. EL certes, la formation de cette énorme quantité de pus trouvée dans le péritoine de l'enfant n'implique-t-elle pas un laps de temps relativement considérable pendant lequel on aurait pu intervenir avec plus d'efficacité ?
Enfin, dans l'observation XXXV, nous avons affaire à une homme de soixante-cinq ans atteint de péritonite par occlusion aiguë : il s’agit donc d’une paralysie de l'intestin produisant par le météorisme provoqué des
troubles extrêmement graves de la respiration et de la |
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circulation. Il se produit alorsdes: fermentations redoutables réalisant une intoxication rapide de tout l'organisme et cet empoisonnement est la cause ordinaire de la mort même si l’obsfacle intestinal est levé.Chez notre malade, l'opération pratiquée avait débarrassé le périloine des produits septiques contenus, mais la paralysie persistant au niveau de l'intestin, la mort n'avait pu être évitée.
Telles sont,brièvement résumées,les causes expliquant les décès que contient notre statistique et nous avons cru nécessaire de les exposer afin de rendre compréhensibles les résultats heureux présentés aux Congrès américain et allemand de Chirurgie en 1908 et en 1909. Ainsi Murphy, dans sa statistique des péritonites diffuses de loute origme rapportéeen 1908, n'accuse qu'une mortalité de 40/0: ces suceès,à première vue invraisem blables, s'expliquent aisément par ce fait que, dans la série qu'il rapporte, Murphy n'a jamais opéré de péritonile au delà de la quarantième heure.
En oulre,beaucoup de chirurgiens étrangers entendent par péritonites diffuses des péritonites collectées, cloisonnées, el il en résulte, comme nous l'avons déjà indiqué plus haut, que partant de cette délinition.les résullats fournis par ces chirurgiens sont évidemment très différents et seraient inexplicables pour nous.
A côté des cas de mort que nous venons de mentionner, nous avons à enregistrer 23 succès obtenus suivant la méthode que nous avons exposée.
Chez lous nos malades, la gravité de leur état a rendu
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indispensables des drainages parfois multiples. Malgré les conditions défectueuses dans lesquelles l'intervention s’est faite, tant par l'ancienneté des lésions que par la diffusion du processus infectieux, nous nous sommes rendu compte de la rapidité avec laquelle les liquides septiques s’écoulent par les drains disposés, suivantles principes établis. À chaque pansement, les pièces sont complètement inondées et les drains, pendant les quarante-huit heures quisuivent l'intervention, au lieu d'être gorgés de pus, n’en contiennent qu'une quantité insignifiante. De ce résultat on peut tirer la preuve que l'asséchement des cavités drainées se produit d'une façon aussi parfaite que possible.
Cette rapidité de l'évacuation du pus par suite de ce procédé de drainage est une des causes principales des guérisons obtenues et facilite la solidité ultérieure de la paroi abdominale. Certes, la question du traitement chirurgical des péritonites aiguës diffuses est encore ouverte aux recherches cliniques, et en admettant que les méthodes nouvelles de traitement diminuent le pourcentage de la mortalité d'une facon définitive, nous aurons encore à lutter contre l’élément causal, inaccessible à la chirurgie d'aujourd'hui et de demain : je veux dire le poison microbien, aux attaques multiples et variées soit par la virulence du germe infectieux, soit par sa soudaineté, et il n'est pas téméraire d'aflirmer qu’à la lumière des notions bactériologiques nouvelles, la sérothérapie préventive ou curative complé: tera un jour la thérapeutique chirurgicale si efficace
déjà dans le traitement des infections périlonéales.