‹ Indications et Cessation de l'OléothoraxChapitre 6 sur 27 · AVANT -PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT -PROPOS

Avant de faire notre Thèse, il nous à paru utile de relire l’Introduction à l'Elude de la Médecine Expérimentale par Claude Bernarp. Nous avons essayé de nous pénétrer de son esprit et de sa méthode.

Deux points nous ont semblé particulièrement imporlants :

1° Obtenir des faits exacts au moyen d’une investigation

rigoureuse.

2° Mettre en œuvre des faits au moyen d’un bon raison-

nement expérimental afin d'en faire ressortir la connaissance des lois el des phénomènes.

C'est en médecine qu'il est le plus difficile d'obtenir des faits exacts. L'’investigation médicale exige de multiples connaissances : anatomiques, physiologiques, pathologiques, chimiques, physiques et de multiples procédés.

Elle comprend des Observations et des Expériences.

L’Observalion doit être aussi rigoureuse que possible, elle doit être objective, sans idée préconçue. Mais tout en reconnaissant sa nécessité et sa grande valeur, elle ne peut suffire, il faut qu'elle soit suivie de l’Expérience ; et c'est pourquoi Charles Nicorre dit qu’ « aujourd’hui les problèmes médicaux qui demeurent obstinément obscurs sont ceux sur lesquels l’expérimentation n'a pu mordre ».

L'Expérience doit être dirigée par une idée préconçue et le résultat doit être retenu d’une façon aussi impartiale

qu'une observation.

Ur

Ensuite, il s’agit de raisonner sur ces faits et ce raisonnement doit s'appuyer sur quelques principes généraux qui ont toute leur valeur en médecine, étant donné la quantité des facteurs inconnus :

C'est avoir avant tout « le doute philosophique, c'està-dire ne pas voir dans les théories scientifiques actuelles des vérités immuables, ne voir dans les conclusions de son raisonnement que des vérités relatives ; ne pas avoir d'idées préconçues fixes mais savoir les abandonner ou les modifier et « ne reconnaître d'autre autorité que celle des faits ».

Ces principes ne peuvent nous donner l'esprit de découverte, ni la justesse d'esprit, mais ils peuvent nous prémunir contre les multiples causes d'erreurs que nous, rencontrons dans toute étude médicale et en particulier dans ce modeste travail.

Dans le sujet qui va nous occuper, la complexité des phénomènes qui interviennent ne nous permet pas d’avoir toujours des conditions expérimentales premières absolument semblables ; il v aura ainsi des guérisons en allant à l'encontre des directives que nous proposons ; celles-ci de leur côté amèneront des échecs. Mais l’ensemble des résultats encourageants nous les ont faites poser et nous ont permis de penser qu'elles ne pouvaient jamais nuire au malade et souvent pouvaient lui rendre service.

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