TROISIÈME PARTIE
RAPPEL DES CAS ANTÉRIEUREMENT PUBLIÉS
Plaies pénétrantes de poitrine.
a) Thorax ouvert (?) T. XXII Blessé de poitrine avec hémorragie grave par section d’une intercostale et traumatopnée intense. Ev. par avion et opéré à Fez le 5 octobre 1924. (LACAZE, in «Rapp. au 1erCongr. Av. S. 1929»).
b) Thorax fermés.
T. XXIIT Blessé du poumon. Transporté par avion du Tafilalet à Bou Denib. (Trajet: cf. obs. A. 11 p.42). Arrivé mourant (cyanose, asphyxie). Intervention: évacuation d’un énorme hématome îintra-thora-
cique. Guérison.
(TUFFIER, in «Rapp. au ierCongr, Av. S. 1929 »). L'auteur pense qu'il «ne paraît pas douteux que si une ponction avait pu être faite sur place, avant le départ, l’état du blessé eût été moins angoissant ».
T. XXIV Major R. Blessure grave du thorax. Transporté. par avion de Bab Serir à Tobruk, sur la frontière égypto-tripolitaine. Guérison.
(AELIGINO JOTTI DE BADIA, in «Rapport au ler Congrès d’Aviation Sanit., 1929 »).
Affections non traumatiques.
T. XXV Pleurésie séro-fibrineuse avec respiration extrêmement difficile. Transportée par avion d’Angesbym à Boden (Suède). Trajet de 20 km. Ponctionnée à l’arrivée.
(BAUER, in «Rapp. au 1er Congr. Av. Sanit. 1929 »).
CAP IERE AVE
ÉTUDE CRITIQUE DES DOCUMENTS CLINIQUES
Plaies de poitrine.
Nous envisagerons d'abord les plaies de poitrine parce que c'est d'elles que nous avons pu recueiHir le plus d'observations et peut-être aussi parce que leur transport est le plus discuté. En effet, la règle admise actuellement par la Direction du Service de Santé est de n’autoriser le transport de ces blessés qu'après douze jours d'apyrexie et en l’absence d’hémothorax.
Or, parmi les douze observations rapportées où l’on connaît le délai entre la blessure et le lransport, cette règle n'a été observée qu'une fois (obs. T. 12). Huit fois. le blessé a été transporté dans les 2 premiers jours (obs. T. I à T. 8); et trois fois, du 6° au 10° jour (T. 9, T. 10, ÉD
Parmi ces 12 cas, il y a eu trois morts: or, dans un cas (T. 6) il y avait lésion concomitante de la moelle et paraplégie. Dans un autre cas (T. 9), lautopsie a révélé une plaie du hile et on peut penser que lhémorragie secondaire fatale se serait aussi bien produite dans n'importe quelle autre circonstance qu'un transport en avion. Le 3% cas (T. 7) est le seul qui permette de soupçonner le transport d’avoir été une cause aggravante, mais l’observation est trop succincte pour qu'on en ait la certitude.
Si nous envisageons maintenant les dix-neuf autre cas sur lesquels nous avons moins de détails (T.1à XV et XXII à XXIV) nous trouvons quatre morts: deux fois T. IL. T. IV), par réaction pulmonaire septique grave