‹ Indications et contre-indications du transport par avion dans les affections chirurgicales: de l'abdomen, du thorax et du crâneChapitre 61 sur 68 · EE · texte numérisé non relu

EE

étranglements herniaires. Il serait sans doute préférable que le chirurgien pûl se déplacer. S'il ne peul le faire avec sérénité, on se résoudra à envoyer le malade, prescrivant au pilote la plus basse altitude possible, mais surtout arriver au plus tôt reste la règle essentielle.

Pour les contusions de l’abdomen, si l’on décide d'intervenir, on doit évacuer le plus tôt possible ; à moins que le blessé soit trop choqué, auquel cas, il importe d'abord de le remonter (retard de iquelques heures).

S'il y a indication de transporter un typhique ou un dysentérique, la crainte hypothétique d’une dilatation des gaz provoquant une perforation ne doit pas faire écarter l'avion. Mais s’il s’agit d’une complication chirurgicale de la typhoïde, il vaut mieux, à tout prendre, que le chirurgien se déplace.

D.— Tous les cas chroniques nécessitant une interven-

ion chirurgicale non urgente peuvent être trans- ® .

portés par avion, sauf :

— les obstructions intestinales de loutes natures, de peur de provoquer une crise d’occlusion aiguë ;

— les masses abdominales mobiles, de peur qu’elles ne se rompent ou ne se tordent ‘kyste hydatique, kyste de l'ovaire, etc), à moins que l'air ne soit très calme.

Dans les affections chirurgicales du thorax, le danser est dans la diminution de l’hémalose, à la fois par baisse de la tension de l'oxygène inhalé {el par trouble mécanique (pneumothorax ou obstruction des voies respiratoires supérieures).

Il y a ici des contre-indications nettes :

A.— On ne doit pas transporter :

— les plaies thoraciques compliquées d'emphysème médiastinal, ou d’emphysème sous-culané faisant craindre une extension au médiastin ;

— les plaies du thorax (à thorax fermé) sans com plication ou avec hémothorax non infecté, qui ne nécessitent pas l'intervention du chirurgien.

Page 1