CHAPITRE II
Des Paralysies
La réputation des eaux de Balaruc dans le traitement des paralysies date de plusieurs siècles. Aussi M. Rousset, médecin-inspecteur de cette station, écrivait-il, en 1839, dans son ouvrage sur les eaux thermales de Balaruc: « Il n’est personne qui, entendant parler de paralysies, ne pense à Balaruc, comme aussi le nom de Balaruc rappelle l'idée de paralysie; ces deux mots désormais sont inséparables. »
Quand la vogue d'une station thermale dure depuis un temps aussi long, il faut certes qu’elle ait été confirmée autant par la science que par l'expérience. Aussi, loin de nous l'intention de vouloir en quoi ce soit diminuer pareille réputation, mais nous croyons une chose nécessaire, c’est de poser des indications nettes et précises, et surtout des contreindications, d'une plus grande utilité encore. Car nous devons reconnaître que, maintes fois, il s’est élevé des cris d'alarme contre Balaruc, cris qui ont contribué à amoindrir son prestige; nous verrons, dans le cours de notre travail, que, s’il en à été ainsi, c’est que les eaux n'avaient pas été administrées avec la prudence et les précautions que commandent leur activité et leur énergie.
Avant de poser les indications dans les paralysies, exposons le plan que nous avons adopté. Nous avons divisé les paralysies en deux groupes bien distincts :
À. — Paralysies symptomatiques ;
B. — Paralysies idiopathiques.