A. — PARALYSIES SYMPTOMATIQUES
Nous parlerons d’abord des paralysies cérébrales, et puis des paralysies d’origine spinale.
a) Paralysies d’origine cérébrale. — Ce sont les paralysies qui sont le plus fréquemment traitées à Balaruc ; ce sont elles qui amènent chaque année un assez grand nombre de malades à cette station, et qui ont toujours contribué à sa notoriété.
Ces paralysies sont consécutives à une attaque d’apoplexie. Elles sontdonc déterminées, soit par une congestion cérébrale, soit par un ramollissement cérébral, soit le plus souvent par une hémorragie cérébrale. Nous ne voulons pas ici faire la distinction de toutes ces affections morbides ; nous envisageons d’une façon générale la paralysie survenant après une attaque
AREA apoplectique, c’est-à-dire l’hémiplégie, accompagnée souvent de perte de la sensibilité, suivant le siège et le degré de la lésion.
D'où tirerons-nous donc les indications s’adressant au traitement de l’hémiplégie ? C’est la lésion anatomique même qui nous servira de point de départ. « L’apoplexie, nous dit M. Durand-Fardel, est liée à l'existence d’une altération déter: minée de l'encéphale, dans la plupart des cas, hémorragie ou ramollissement. La paralysie lui succède. Mais cette altération subissant un travail de réparation ou de cicatrisation qui amoindrit successivement le désordre matériel dont le cerveau s’est trouvé le siège, jusqu’à un point où un retour plus complet est impossible, comme il arrive d’une cicatrice aux parties du corps où nous pouvons suivre des phénomènes du même genre, les fonctions, abolies d’abord, présentent une période de retour parallèle au travail de réparation anatomique qui s'opère dans le cerveau, et s’arrêtant comme ce dernier à un certain degré au delà duquel de nouveaux progrès sont impossibles. »
Et plus loin : « L’indication du traitement thermal pendant la période de réparation des lésions cérébrales se comprend parfaitement. La médication thermale considérée dans son ensemble accroît l’activité organique, el, si elle ne dépasse pas la mesure, nous paraît propre à favoriser et à hâter ces phénomènes de réparation en même temps qu’elle active par une action directe le retour des fonctions lésées. Il nous semble légitime d'admettre que les choses se passent ainsi, et l'on conçoit que, cette action favorable se rencontrant avec la marche formelle et spontanée de l'organisme dans le même sens, on observe des résultats très frappants et très: satisfaisants de: la médication thermale vis-à-vis de la paralysie.
« [lest très vrai que la coïncidence de ce travail de la nature, en ne permettant pas d'attribuer au traitement tout le