‹ Indications et Contre-indications ThérapeutiquesChapitre 27 sur 33 · ET · texte numérisé non relu

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légère contracture en flexion des doigts. 1l n’y a pas d’atrophie musculaire. La langue est très embarrassée, quelquefois la malade dit un mot pour un autre, et cela encore avec beaucoup de difficulté. Sensibilité affective exagérée, pleure très facilement. Appétit conservé. Constipation opiniâtre.

Je prescris donc : bain tempéré à 33° centigrades de vingt-cinq minutes. Compresses, eau minérale froide sur le front. Boisson à dose purgative. Bain de pieds dans l'après-midi. Gargarismes fréquents dans la journée.

Pendant l'immersion, quoique j’aie eu le soin de faire bien ventiler le cabinet, la malade est rouge et sent un léger prurit sur tout le corps. Les parties paralysées seules sont à peu près insensibles. Cette légère démangeaison persiste toute la journée. Je constate aussi une certaine accélération du pouls. Les artères battent aux tempes avec assez d'énergie, et la respiration devient un peu plus fréquente.

En présence de pareils phénomènes, et vu la constitution pléthorique de la malade, je suspends l'usage des bains et je limite l'usage de l’eau à la boisson du matin et au bain de pieds l’après-midi.

M°° R... ne peut consentir à se priver de ce moyen balnéothérapique dont les autres malades font habituellement usage et continue, malgré mes avis. Voyant cela, et préférant moi-même diriger le traitement plutôt que de la laisser en suivre un à sa guise, surtout averti par sa femme de chambre qu'elle veut prendre des douches, je prescris des demi-bains de quinze à vingt minutes de durée à 30° centigrades. Les symptômes d’excitation sont bien moins manifestes, mais cependant la malade ressent toujours un peu de prurit et de la chaleur à la peau. L’excitation reste localisée dans le tissu cutané. La malade part de Balaruc vers la fin du mois de juin, après avoir pris environ une quinzaine de bains, séparés par des jours de repos. Son état est assez satisfaisant.

Le 28 septembre, M"° R... revint à Balaruc, un peu malgré mes avis. La marche est cependant plus aisée, elle peut marcher en s’appuyant sur une forte canne, sous la surveillance de sa femme de chambre, et l’are de cercle décrit par le pied est moins grand. Le bras commence à se mouvoir avec beaucoup d'efforts, elle le soulève un peu, en éloignant le coude du corps. Les doigts sont presque immobiles, mais avec beaucoup d'attention on constate quelques légers mouvements très bornés de flexion à l'indicateur et au médius. La langue est peut-être moins embarrassée. La constipation est toujours

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