‹ Indications et technique opératoire de l'ostéosynthèse: pour les fractures du condyle externe de l'humérusChapitre 6 sur 19 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Fréquemment observée —- 30 à 35 p. 100 des fractures de lextrémité inférieure de l’humérus — la fracture du eondyle externe est, dans certaines conditions bien définies, justiciable de l’intervention sanglante.

Ces conditions sont : la bascule, la rotation du fragment ; le décalottement du condyle.

Si ces déplacements — mis à part l’interposition du condyle décalotté — ne paraissent pas entraver immédiatement la fonction du coude — par contre, tardivement, ils seront facteurs de séquelles, parmi lesquelles se place au premier rang le cubitus valous.

Le cubitus valgus traumatique est d'apparition tardive, aussi il est observé par des chirurgiens d’adultes et à l’occasion des troubles nerveux qu’il entraine : compression. et paralysie du cubital, s’ajoutant à une déformation fort disgracieuse. IT nous parait intéressant de citer à cet égard l'opinion récente de Max Breaken et H. Kuttner de Breslau (Archie. für orthopedie und unfale chir., T. XXVII, livre Il, p. 179) qui, étudiant le cubitus valgus et la paralysie cubitale consécutive, disent textuellement ceci : « Le cubitus valgus ne survient jamais dans les fractures à déplacement nul ou léger, mais seulement dans les cas avec rotation et reposition imparfaite. La rotation commande donc la réduction parfaile qui réussit rarement par manœuvres externes et nécessité

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Le plus souvent l'intervention sanglante, soit extirpation, soit reposion.»

On pourrait presque opposer dans les fractures du coude ces fractures du condyle externe avec gros déplacements qui ne donnent pas des troubles fonctionnels d'emblée, mais à échéance tardive, aux fractures supra-condyliennes dont les résultats fonctionnels immédiats souvent médiocres ne font que s'améliorer avec le temps en raison de la croissance osseuse et de l’éloignement du butoir diaphysaire.

L’ostéosynthèse pour fracture du condyle externe — fracture articulaire — demande une technique précise, anatomique, — le nerf radial n’est pas loin des fragments —— respectant au maximum la fonction de l’articulation.

Cette technique a évolué à un double point de vue :

a) Voie d’abord ;

b) Façon de se comporter vis-à-vis du fragment condylien (ablation, reposition simple, vissage, suture).

Aussi il nous a paru intéressant de faire un travail sur cette question du traitement sanglant des fractures de l’épicondyle, en l’envisageant uniquement au point de vue technique opératoire.

M. Folliasson, interne du Service du Professeur Ombrédanne, a eu l’obligeance de nous confier deux observations d’ostéosynthèse pour fracture avec gros déplacement du condyle externe, et une observation d'intervention pour décalottement du condyle huméral. Ces malades ont été opérés par une technique qui diffère un peu de la technique habituellement suivie.

Cette modification apportée par M. Folliasson pourra peut-être paraitre du détail, mais en matière de chirurgie osseuse, il n’est pas de détail négligeable et souvent d’une voie d’abord plus ou moins large, plus ou moins souple, dépend le succès d’une intervention.

Avant de commencer l’étude de notre sujet, nous tenons à remercier M. Folliasson pour les précieux conseils qui nous ont servi à orienter et à préciser nos idées.

C'est à lui que nous devons le privilège de pouvoir consacrer notre travail inaugural à un sujet de chirurgie.

Nous le soumettons humblement à la critique éclairée de nos juges. Puissent-1ls trouver ici hommage de notre reconnaissance émue.

Que M. le Professeur Ombrédanne veuille bien agréer lexpression de notre vive gratitude pour le grand honneur qu'il nous fait d'accepter la présidence de cette thèse.

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