‹ Indications opératoires dans le cancer de l'anse iléo-caecaleChapitre 6 sur 16 · Cerdeutcreuz · texte numérisé non relu

Cerdeutcreuz

28 — Kônig et Delanay, 1897.

36 • — Korte, 1893.

42 — Caird, 1900.

5 ans Franck, 1898.

6 ans 5 mois... Lenander, 1900.

7 ans Caird, 1900.

Cette étude des résultats à distance nous montre d’abord qu’il ne faut pas se hâter de croire à une guérison définitive. Certes, on ne doit pas tenir compte du cas de Knepp, où la récidive s’est produite 9 ans après l’opération. Ce cas est, en effet, par trop exceptionnel. Mais un malade de Vautrin a récidivé après 32 mois. 11 semble donc qu’on ne doit pas escompter un succès avant trois ans; à mesure que les cas cas publiés seront plus nombreux, il faudra même, peutêtre, reculer cette date, comme on l’a fait pour les tumeurs malignes d’autres organes, le cancer du rein par exemple.

Eq admettant même cette échéance de trois ans comme» critérium de la guérison stable, nous voyons qu’il n’y a que six cas qui se trouvent dans ces conditions. Sur 1 68 malades • opérés, six guérisons stables, c’est fort peu. Certes, parmi les entérectomies dont les résultats éloignés n’ont pas été publiés, ou l’ont été avant 3 ans, un certain nombre pourront atteindre cette échéance de guérison et grossir ce petit nombre ; des guérisons constatées après deux ans le font espérer; mais, il faut le reconnaître, les cas de guérison stables, certains, sont, jusqu’ici en bien faible minorité.

Un autre point à mettre en relief, c’est que ces résultats n’ont été obtenus que lorsque la tumeur était encore limitée.

Que conclure de cette revue critique des résultats obtenus dans V extirpation du cancer de l’anse iléo-colique ? — Cette : chirurgie n’a donné encore que des résultats assez peu satisfaisants. La mortalité opératoire est élevée, les guérisons ; durables peu nombreuses, six seulement sur 168 malades opérés. Ces six cas de guérison radicale d’une lésion qui, : laissée à sa propre évolution, doit amener sûrement et rapidement la mort du malade, légitiment cependant les tenta- i tives des chirurgiens. Les efforts doivent tendre maintenant hj à diminuer la mortalité opératoire. La technique opératoire est bien précisée maintenant, semble-t il, il reste à tâcher de faire un diagnostic de bonne heure, alors que la lésion est susceptible d’une cure radicale.

Donc diagnostic précoce, rejet de toute extirpation dans les cas Irop étendus, voilà, semble-t-il, ce qui doit fixer l’atten. tion du cbirurgien.

Entérectomies suivies de suture intestinale

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