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bronches de pus qui contient du stréptocoque.) Mais bn ne peut conclure que l'anésthésie locale soit la prophylaxie infaillible de cette complication, puisque Harry Barnes, de Boston, à pu recueillir 39 cas d’abcès du poumon consécutifs à des interventions sous anesthésie locale, dont 5 développées au cours des premières vingt-quatre heures postopératoires, et qu'il attribua à une infection sanguine,
L'abcès du poumon paraît relever de deux mécanismes différents
a. Par aspiration du sang et de sécrétions septiques en cours d'opération. C'est la pathogénie la plus vraisemblable et la plus fréquente, et dont on peut dire que l’anesthésie générale est tout entière responsable, L'abcès est alors rapide et suit immédiatement l'intervention.
B. Par embolies microbiennes détachées de la loge amygdalienne et fixées au niveau du parenchyme pulmonaire sous forme d'un infarctus. (Les uns croient qu'ils sont dus à des embolies circulatoires septiques.)
Les partisans de cette théorie s'appuient surtout sur l’impossibilité de déterminer des abcès du poumon chez le chien en employant la voie intrabronchique.
Cependant, la théorie de l'aspiration paraît eliniquement plus vraisemblable; d'autre part, les abcès expérimentaux d'origine embolique sont d'ordinaire solitaires, contrairement à ce qu'on constate en général aux autopsies pulmonaires.
Ascaxer a décrit deux types de suppurations pulmonaires (chez l’homme) après amygdalectomie : abcès extrabronchique et la pneumonie suppurée.
Le développement des abcès pulmonaires se traduit d'abord par la présence d'un foyer de pneumonie décelable à la radiographie (et ceci pendant les toutes premières périodes qui suivent l’ablation des amygdales).
Gerunes (Revue de laryngologie, 1934), est d'avis que la pneumonie n'est pas diagnostiquée dans tous les cas; celle-ci n'étant pas observée parce que les élévations de température
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ne Sont pas assez appréciées. Seulement, une recherche minutieuse à l’aide des rayons X peut montrer une pneumonie. (Ceci fut démontré à la Clinique d'Amsterdam. Après 2.000 cas d’amygdalectomie, 6 fois une pneumonie fut trouvée. Un cas seulement fut opéré sous anesthésie générale).
Comme l’auteur, nous pensons que les circonstances bactériologiques jouent un grand rôle, et nous conseillons d'opérer au inoins quatre à sir semaines après une angine.
En outre, les observations relatives aux abcès pulmonaires rapportées par Chevalier Jackson dans les Congrès d’otorhino-laryngologie nous sont, du reste, bien connues.
Hasapa a observé, après l'opération d'un abcès péri-amygdalien, de la fièvre intermittente, un érysipèle, une otomastoïdite.
SODERBERG, ayant opéré 50 cas d’abcès péri-amygdaliens, a vu deux complications graves, un abcès du poumon et une broncho-pneumonie (qui ont guéri).
Caxuvr et HorninG, sur 27 cas d’abcès périamygdaliens opérés par amygdalectomie totale à chaud, ont eu 2 accidents septiques.
Dans le service de notre Maître, le Professeur Portmann, où l’on pratique l'amygdalectomie à froid et sous anesthésie locale, nous n'avons jamais eu à déplorer des accidents de ce genre.
c) Complicalions locales rares, mais possibles. — On peut assister à l'éclosion d'une collection purulente latéro-pharyngée, qu'il faut ouvrir par voie externe.
Des cellulites cervicales graves, avec induration lardacée, persistant pendant plusieurs semaines, ont été signalées.
LapouGE à observé le cas d’un abcès rétropharyngien suivant de quelques jours une énucléation totale. Il s'agissait d'un enfant de 2 ans 1/2. L'évolution en fut, d’ailleurs, tout à fait banale, ef un coup de bistouri suffit à rétablir la situation.
Des sous-maxillites à forme congestive et même suppurée peuvent venir compliquer une ablation totale de l’amygdale.
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Il. — Complications générales.
Ce sont :
a) la septicémie; b) les complications rhumatismales.
Le streptocoque est l'agent microbien essentiel de ces collections suppurées : une opération de grand style a tôt fait de le diffuser dans l'organisme.
a) Septicémie. — Henri Hoprx, de New-York, découvrait, en 1912, trois sortes de complications septicémiques consécutives à des interventions amygdaliennes.
1° Le malade présente, deux à trois jours après l'opération, une hyperthermie de 39 à 40, persistant environ une semaine et ne s accompagnant d'aucun autre phénomène morbide. Il s'agit là d'une fausse hyperthermie simple.
2° Le malade présente, pendant plusieurs semaines, une température oscillante, accompagnée de troubles cardiaques ou articulaires, avec guérison certaine.
3° Le malade présente une septicémie pure, avec modification de la formule hématologique, grandes oscillations thermiques ou température élevée, en plateau, frissons, sudations, hémorragies sous-cutanées, et quelquefois bronchopneumonie, endocardites. ou myocardites. Le décès est la règle.
R. BourGeors et M. BexCHET rapportent le cas de 3 malades ayant subi l'amygdalectomie à chaud pour phlegmon de l’amygdale.
Ces trois malades, opérés en ville par des spécialistes différents, furent tous les trois hospitalisés à la suite de phénomènes d'infection prolongée.
Ces trois observations ont plusieurs points communs :
1° l’amygdalectomie a été pratiquée quelques jours après le début de la maladie;
2 Ja persistance et l’aggravation des phénomènes géné-
raux après cette intervention;
3° l’état général grave des malades.
Hysasek rapporte l'observation d’un malade âgé de 37 ans. souffrant d’amygdalites à répétition. Trois semaines après la dernière amygdalite, on pratique l’amygdalectomie.
Au bout de quatre jours, élévation thermique ef, dans les jours suivants, adéno-phlegemon parapharyngé du côté droit. Par plusieurs incisions, on a évacué une grande partie du pus et du tissu nécrotique.
Malgré ces interventions, une septicémie évolua : premier frisson le neuvième jour après l’amygdalectomie. Ligature de la jugulaire. Guérison.
b) Complications rhumatismales. — L'amygdalectomie totale à chaud déclenche parfois, chez des sujets à passé rhumatismal, des crises de rhumatismes articulaires aigus, qui suivent l'intervention de quelques heures à quelques jours.
Ces crises sont, d’ailleurs, la signature de l’étiologie am ygdalienne dé l'infection, les manœuvres chirurgicales ayant lancé dans la circulation des produits septiques amygdaliens.
Conclusions.
Si l’on tient compte du fait que les complications que nous venons de citer sont relevées dans le travail d'auteurs favorables à la méthode, il paraît justifié de conclure que lamygdalectomie totale à chaud, en période d’inflammation aiguë, est une opération non exempte de risques.
Cependant, nous ne rejetterons pas celte opération, qui pour nous à des indications précises.
ZHAPITRE I
Alin d'éviter toute erreur d'interprétation, il nous paraît indispensable de définir ce que nous appelons amygdalectomie à chaud.
L'amygdalectomie à chaud est l’ablation de l’amygdale au moment même des accidents aigus (HazPHEN, Le Roux).
D’autres auteurs ont préconisé la même intervention après un certain laps de temps, permettant déjà un début de défervescence; c'est ce qu'ils ont appelé l’amygdalectomie à tiède (CaxuYT), où « immédiate retardée », de TERRACOL.
L'amygdalectomie totale à froid est l’ablation de l’amygdale en dehors de tout phénomène aigu, et après trois ou quatre semaines d'apyrexie.
Ce qui les différencie, ce n'est pas la cons mais les conditions de réalisation.
Les indications de l’amygdalectomie à chaud sont de deux ordres :
1° abcès périamygdaliens externes; 2° seplicémie d'origine amygdalienne.