‹ Indications opératoires de l'amygdalectomie à chaudChapitre 16 sur 19 · D SE PER ANA RE SU OR À · texte numérisé non relu

D SE PER ANA RE SU OR À

J. Heraze et L. Tocepuaze, — Afin de se faire une opinion sur l'influence de l’amygdalectomie, ces auteurs ont examiné comparativement des malades atteints d’affections rhumatismales, endocardites, septicémie d'origine buccale et sciatique, ayant subi l’amygedalectomie, et ceux traités dans le même espace de temps médicalement pour les mêmes affections.

Il y a dans le premier groupe en tout 56 p. 100 de guérison ou d'amélioration, contre 10 p. 100 de non-améliorations et d'aggravations.

Dans le deuxième groupe, les chiffres sont respectivement de 37 et 26 p. 100.

On note : guérison plus rapide de la maladie interne et absence de récidive chez les malades opérés.

J. Hysasek. — Le matériel clinique et expérimental a servi à l’auteur pour arriver aux déductions suivantes

{° Déductions pathogéniques. — Dans 10 p. 100 des cas environ, la septicémie a pour cause un abcès périamygdalien, ou plus rarement une amygdalité.

Dans 90 p. 100 des cas, elle est due à une suppuration latéro-pharyngée (cette dernière, créée par propagation directe d'un abcès périamygdalien en voie de. propagation lymphatique, est constituée par un adénophlegmon).

2° Déductions thérapeutiques. — L'auteur conseille l’amygdalectomie dans 10 p. 100 des cas, uniquement où la septicémie est provoquée par un phlegmon périamvygdalien ou une amygdalite.

D'autre part, dans les suppurations péripharyngées, il conseille les opérations cervicales sur les grandes veines (liga-

ture, résection).

Tapras, dans un article paru dans la Presse médicale de 1931, basé sur l'observation de plusieurs malades (4 observalions), a spécialement étudié la pyohémie postangineuse et la conduite à tenir vis-à-vis d'elle,

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Propagation de l'infection amygdalienne par voie Iymphatique pour aboutir à une thrombo-phlébite ou à un phlegmon profond du cou, qui s’est accompli d’une façon insidieuse.

Opération. — Mise à découvert de la gaine des gros vaisseaux du cou, spécialement de la veine jugulaire, si la veine n'est pas thrombosée, on se contentera de la résection des ganglions tuméfiés et d’une large exérèse des couches profondes du cou, sans toutefois toucher à la veine. Dans les cas plus avancés, où la veine présente des symptômes de thrombose, même pariétale, il faut absolument disséquer la veine au-delà des parties altérées, et réséquer celles-ci entre les deux ligatures. La plaie sera pansée à plat, sans la moindre suture; compléter l'opération par une amygdalectomie.

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