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men du petit malade, notant les faits suivants : fosses nasales très congestionnées et pleines de pus liquide vert jaunâtre, qui sort facilement des orifices nasaux. Langue sèche, saburrale. Amygdales énormément hypertrophiées el enflammées, rouges, lurgescentes, avec orifices des cryptes entrouverts, se touchant sur la ligne médiane et le pôle inférieur descendant dans le pharynx. Le passage de l'air se fait par l’espace compris entre l'extrémité inférieure des deux amygdales et la base de la langue.
Par les fosses nasales, il ne circule pas une seule bulle d'air. On ne voit pas d'exsudats sur les amygdales, ni de fausses membranes, ni de pus. On ne peut pas voir la paroi postérieure du pharvnx, les piliers antérieurs sont 1rès légèrement œdématiés.
L'examen elinique de l'enfant ne révèle rien en particulier ni au thorax ni au ventre. L'examen radiologique du thorax est éga- Jement négatif.
Malgré une température de 36°6, pouls à 120, on décide d'’intervenir immédiatement, à cause de la respiration excessivement difficultueuse de l'enfant.
Opération. — On opère sans anesthésie, avec l’amygdalotome de Sluder; on extirpe totalement les deux amygdales: il ne sort presque pas de sang. A l’aide de la curette, on extirpe une grande quantité de tissu adénoïdien enflammé qui remplissait totalement le cavum.
Une demi-heure après l’opération, l'enfant a changé totalement d'aspect. Les mouvements respiratoires sont rythmiques et profonds. La teinte cyanotique a disparu, et l’état de gravité qui conduisit à opérer se transforme également.
Les lésions analomo-pathologiques observées sont des processus aigus inflammatoires sur des amygdales se rejoignant sur la ligne médiane ou très hypertrophiées.
Dans les préparations histologiques, on à observé que la plus grande partie du tissu présentait des altérations profondes, se traduisant par un processus inflammatoire aigu. En des zones déterminées, on a constaté une forte infiltration
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leucocytaire, avec prédominance de polynucléaires. Ces zones contrastaient avec des zones de nécrobiose très étendues, et où on observait, au sein de la masse du tissu nécrosé, quelques leucocytes polynucléaires et des globules rouges. Les vaisseaux présentaient, en général, une lumière rétrécie et des parois infiltrées par des leucocytes.
Dans ce même article, BasavizBaso insiste sur la différenciation des collections périamygdaliennes communes, car la simple évacuation du pus améliore l’état général. Par contre, les collections intra-amygdaliennes, avec leurs symptômes propres, ne bénéficient pas autant de la simple incision. Parlois, leur profondeur dans le parenchyme amygdalien ne permet point de bien les apprécier. Dans ces cas, où avec n'importe quel autre traitement on n'aurait pas obtenu un résultat plus encourageant, l’amygdalectomie ‘apporte un erand bénéfice.
Les auteurs suivants partagent également l'opinion de notre Maître; c'est ainsi que
KLorz, dans une contribution au traitement de la septicémie à la suite d’angine, rapporte le cas d’une malade qui a présenté de vagües phénomènes de périamygdalite à la suite desquels se déclara une septicémie.
Une amygdalectomie totale à chaud guérit la malade.
Pour Karl Marne, KoniésserG et HamBourG, qui ont observé de graves phénomènes généraux (phlegmon, thrombo-phlébite, septicémie), à la suite d’une angine, l’amygdale en question devrait toujours être extirpée d'une façon radicale.
L'expérience montre que, dans de nombreux cas de ce genre, il s’agit d'abcès cliniquement méconnus.
L'énucléation doit être faite sous anesthésie locale. L'auteur recommande l’anesthésie régionale.
La même méthode est recommandée également pour l'exürpation de Pamygdale, dans le cas d’un abcès péritonsillaire.
Trente cas opérés de cette facon ont guéri sans aucune complication.