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tomie, Nous signalerons, en outre , cependant, l'im-
portance du choix de l'anesthésique. et des soins pré
et post-opératoires. Pour notre part, nous avons tou-
jours pratiqué les gastrectomies avec analgésie parié-
tale, complétée par la rachi- anesthésie haute, sans avoir un seul accident, ni pendant, ni après. l'opération. L’anesthésie obtenue à toujours . été excellente.
Dans quelques opérations, seulement, spécialement
difficiles, et un peu plus longues que de coutume, le
malade se plaignait tout à fait à la fin, notamment
pendant la suture du péritoine. Celle méthode dimi-
nue, à notre avis, considérablement, le shock produit
par une anesthésie générale, (éther où chloroforme),
néralement, quittent l'hôpital au quinzième jour.
On peut également employer l'anesthésie para-vertébrale, décrite par PAUCHET et ours avec les mémes avantages.
-et contribue à la rapide guérison des opérés, qui, gé-.
L'importance des soins pré et post- opératoires n'est pas à à discuter. Plusieurs jours avant l'opération, il faut stimuler le malade, — eux | général en état de dénutrition et affaibli, —— par des injections dé sérum physiologique, avec adrénaliné où glucose." Cest là; que la tranfusion sanguine peut avoir de: précieuses indications pour que le sujet arrive sur la table d’1pération dans un état aussi voisin que possible de la normale. e
Les jours qui précèdent l'intervention, diète lactée et hydrique; boissons bouillies et stériles. Purgation
l’avant-veille de l'opération et le jour même lavage
de l'estomac au sérum chaud. V
‘Après l'opération, nous nous sommes toujours trouvés bien de laisser les malades au moins 3 jours à la diète absolue, sans même leur laisser boire aucurn liquide. DELORE et SAnrY (de Lyon), préconisent
Jalimentation précoce de ces opérés et prétendent
qu'une suture non étanche dans les premières heuq P
res ne le sera jamais. N'ayant pas employé cette mé-
thode, nous ne pouvons en parler en toute connaissance de cause. Cependant, elle nous paraît augmenter inutilement les risques. Nous nous contentons de soutenir l opéré, dans les premiers jours qui suivent Pin- -tervention, par des injections de sérum artificiel ou de
sérum glucosé (méthode de Murphy, sérum glucosé
rectal, goutte à goutte):
Pour résumer, nous pourrions donc schématiser rapidement l'opération actuelle de la gastrectomie
avec gastro-entérostomie :
Rachi- anesthésie, complétée par une anesthésie locale de la paroi abdominale au niveau de l'incision et des museles grands droits.
Laparotomie médiane sus- hill. Décollément
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colo-épyploïque (procédé OKyNzic) pour explorer aisément la face postérieure de l'estomac. Désinsertion des épiploons à la compresse (TÉMoIN). Après la libé- bération des adhérences et les ligatures, pose d'un petit écraseur sur le segment duodéno-pylorique ; section sur l’écraseur au bistouri ou au thermo-cautère. Pose d’un grand écraseur au-dessus de l’ulcus. Section comme précédemment, suture des tranches duodénales et gastriques avec enfouissement et. renforcement épiploïque.: R
GE: 1:06 sera la: plupart du temps une gastrojéjunostomie latéro - latérale, transmésocolique, postérieure. Chaque cas a cependant des indicatons spéciales, et dans une résection étendue : de l'estomac, on peut être forcé de faire une G. E. termino-latérale après rétrécissement de la section gas”. rique (Bi£HRoTx). Nous avons été amené à employer ce procédé comme on peut s’en rendre compte, par la lecture des observations. (Observations n°° VII, EX XXI) \ 4
Voici, res les grandes lignes de cette opération. Nous n'avons pas la prétention de la présenter comme une méthode infaillible, {toujours simple et facile à appliquer. C’est cependant pour nous la mé- : thode la meilleure et le procédé de choix dans le traitement de l’ulcus gastrique. .
Il faut certainement faire des réserves. Fe
En premier lieu, il reste toujours un écueil : c'est l’ulcère peptique, complication toujours rate d'une G. E. Si nous n'en n'avons pas parlé au début de ce travail en montrant les inconvénients de la G. E. c'est que sa pathogénie n’est pas encore très nette- ment élucidée. Il serait sans doute prématuré. d'affir- . mer qu'il est l apanage de la G. E. seule, et que dans l1 gastrectomie, nous ne le réncontrerons plus. Cependant, l’ablation de la région pylorique nous à toujours paru entraîner une forte diminution de l'acidi-
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té gastrique, et, par conséquent, créer un milieu peu favorable à la production des ulcères peptiques (1).
D'après les communications de Marquis (de Rennes), à la Société de Chirurgie de Paris, et de DELORE,
à la Société de Chirurgie-de Lyon, il ae faire
intervenir fréquemment dans la production des ulcères secondaires une faute de technique. Il convient de proscrire Panastomose en, YŸ, qui -empêche l'alcalinité de la bile ou du liquide pancréati-
qué de venir neutraliser l'acidité stomacale. Pas de
bouton de Murphy ‘ni de rie de qui traumatisent
la muqueuse. }
Enfin l'emploi S fils non Se D babes 4 que la
soie, serait aussi à éviter; c’est également l'avis de
DeLger, de QUENU, de TurrrER. Ce dernier déclare ce-
pendant, n'avoir jamais vu se produire, parmi ses ma-
lades, d'ulcères peptiques. Marquis, en 1913, en avait relevé seulement 125 cas signalés dans Ja littérature inédicale. La proportion est done faible, en: comparaison des interventions pratiquées. 1!
- Ilexiste une autre. ui à faire sur l'emploi de la gastrectomie large : c'est, dans certains cas, la difficulté de son application, en raison des adhérences de
péri-gastrite. Cest là où se manifeste. particulière-
ment l'importance de la pratique personnelle du chirurgien, et où il n’est possible d'indiquer aucune méthode. Pour éviter ces difficultés de technique, le chi-
rurgien devra faire, de Ja lésion, un diagnostic préco-
ce, ce qui, pour lui, facilitera singulièrement la. tâche, pour le sujet diminuera les risques opératoires, et rendra. les résultats éloignés de l'intervention aussi parfaits que possible.
(4) Voir les remarques qui suivent l'observation XXXI.