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Indications préservatrices et curatives pour l'épidémie de Choléra

cessité d'un traitominl de* plus prompts contre une maladie dont le rouis est aussi rapide que violent, a misàprolit les douumeots recueillis dans ses voyages, pour en composer un Uiuiuc-l qui permette à chacun de se préserver duClinlera , et d'administrer les premiers secours cliieiiees pour enrayer l'attaque en l'absence du méderin ou m nul sou arrivée. A des instructions sommaires dc\iiil se borner cet ouvrage, attendu que le Irai tniiejit des r;is graves nécessite, j>our réussir, l'emploi de remèdes énergiques et a si hautes doses, qu'il ne peut être confié, sans danger, qu'auï mains exercées des praticiens. L'exposé complet de ce traitement a été consigné, par le docteur Gosse, dans la première partie de son Rapport sur l'épidémie, de Choléra , en Prusse , en Pologne et en Russie, 1 vol. in-8", Genève 1833, qui se vend chez P. -G. Ledoubu;, libraire, rue de la Cité, 24.

CEJIÉTE. IHPBIMEBIE RE E. EUXT,

rue Vcrduine, »ss.

L'épidémie du eholéra , proprement dite , est ordinairement précédée d' uin'ilis[njiil ion épidémique à laquelle on a donne le nom de chuIMnc.

Cette prédisposition , nii'artnisée par des diarrhées, di's douleurs de ventre, des vertiges, quelques vomissements et des tiraillements dans les jambes, pouvant devenir inquiétante, il convient île rappeler ici qu i! est fiuile de s'en préserver en ayant soin de se rouvrir rhaiulrnient l(?s pieds et le ventre; en évitant , surtout. d;ini la saison actuelle, la brusque transition du chaud au froid , en se garni de celui des boissons froides, acides et en fermentation , surtout après les repas et lorsqu'on est

réftêchie,'les purL'iilil- ifiinii sliipirs nu violents, et en supprimant les lavages dans l'intérieur des appartements habités.

Il faut suivre, autant que possible, un régime fortifiant, plutôt animal que végétal; p rendre pour base de sa nourriture di s polices substantiels au bouillon, et avec di s léonines en purée; ne point négliger l'addition d'épiivs duos les mets, a ceux surtout fournis pur lis légumes 'tu les fruits; user

de boissons chaudes aromatiques, telles que les infusions de thé ordinal ru, de nu ni lu:, de camomille, de sauge, de mélisse . Av. tilleul . lierions de girofle, de muscade, (le cannelle, de. avec un léger mélange d'acide, soit de v Minière mi de jus de citron, toutes les fois qu'on éprouvera iln n uoiilis.senicnt ou quel-

rs-uns des symplémcs désignés plus haut, alin rétablir promptement la transpiration.

On conçoit l'importance que nous attachons dans le moment actuel , su cl nul ii lu -Irii le éxecution des mesures sanitaires ordonnées, relatives soit 'a la propret* des rues et des mais, ms, mil au\ moyens de prévenir ou de diminua 1 l'encombrement des individus habitant un même local.

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s qui pourraient en altérer l'économie; et alors si l'épidémie d:it nous atteindre, elle nous trouvera disposés à lui la ire. face, pauvres comme riches, nous braverons son influence, et elle passera inaperçue sur notre patrie.

Nous ne pourrions trop insislcr , en outre , l°sur la nécessité de bannir des craintes souvent chimériques et toujours exagérées d un danger qu'on ne peut éviter ; 2" sur le peu de croyance qu'il faut accorder à ces rapporis prématurés ou hasardes que la peur se plaît \ répandre et a propager.

PHÉCAUTIOBS A P11EIÏDIIE PENDANT L'ÉPIDÉMIE.

Les conseils que nous venons de donner lorsque l'épidémie de choléra menaçait d'envahir un pays ,

sont également applicables au moment où l'épidé-

ct convenables a suivre dans le premier cas" 1 , ils deviennent nécessaires pour tous, indispensables pour quelques-uns dans le second. Leur importance nous engage donc a entrer dans quelques détails Sur leur application :

1° Les refivitlissciiienti entrent en première ligne comme cause déterminante du choléra. Il faut les prévenir, autant que- possible, en ayant soin de se vêtir chaudement, «uilonl. dans les temps variables. Et qu'on ne s imagine pas qu'une saison chaude doive nous faire abandonner ce régime dejprudencc ; c'est alors qu'après des pluies, les diHei-eiices température du jour à la nuit, du soleil a 1 ombre, sont les plus considérables et les plus fâcheuses ; c'est alors <ju il faut se tenir en garde contre les courants d'air frais, les lavages récipients (les maisons, farrosement des rues et des cours, l'usage intempestif des bains froids, contre les promenades de nuit et les veilles trop prolongées dans les chambres chau-des, dans les réunions trop nombreuses, dans les cafés, les cabarets, estaminets, etc.

Les personnes appeler* par leur état a veiller de nuit et à circuler de nuit hors des habitations, seront vêtues plus HiaodeEiienl que d'ordinaire, Ou auront soin de changer de vêtements toutes les fois

Le service dans les églises vastes et froides devra, être abrégé.

L'habitude qu'on a dans la campagne de s'endor-

et de tenir les fenêtres ouvertes pendant la nuit , est non moins nuisible dans le moment de l'épidémie ; car c'est pendant le sommeil que l'action du froid est la plus pénétrante, et qu'elle aggrave l'in-

Le portdcla laine sur la peau est on ? éncYal avan-

çai se gardera bien , surtout en sortant du lit, de marcher pieds nus sur le sol froid cm humide, siirles carreaux en briques, etc., et on préviendra l' influence de [humidité , soif par Limite de salyjts, de soques on de galoches, suit par un changement de

péralure. Il vaut mieux, dans ce cas, boire peu à la fois, mais souvent.

Il n'est point inulilc d'ajouter .pie si l'on veut nimliattre l'influence du froid du malin, il faut, avant de sortir, prendra quelques h lissons chaudes, quelques alimenls légers, tels que des bouillons, du café à l'eau, etc. Cette même précaution , nous la conseillons enroi-c ans pervmnes qui visitent les ma-

2' En tlièse générale^ le régime alimentaire pendant l'épidémie ne s cli lignera ] 1 1 >i 1 1 1 trop des habitudes ordinai l'es, lorsque le résine suivi prrcédrmment aura été sain et modéré; il devra être toujours en harmonie avec la disposition particulière de chaque individu. Chacun peut a cet égard étudier

Les personnes qui ma usent fioiiueoup devront réduire un peu leur laide ou du moins en éviter les excès, surtout le soir, el celles qui l'ont alms de li-

; ou de vin, devront réformer leur sous peine do devenir les pre-

mières victimes du fléau. Car il est bien constaté

et h l'intempérance (lui suecomlicnt d'abord , et que c'est a la suite des jouis ou îles excès de ce genre ont été cou i mis. ijin; 1 épidémie, prend le plus de d.!\elnp peinent.

L'usage îles vimxles est préférable a nue trop grande proportion de nourriture végéhde. ; niai* les ((raines, la eliarniterir. îira-sc ,1e- l'ritnresau beurre, les pâtisseries grasses et celles préparées avec des amandes doivent êlre éviu : rs. Le lu/tigre de viande salée et le poisson maigre et s.ilé , pris avec modération , rem vieil lient au\ cslomar/s ilélicats.

Tj: bouillon de eimuL: mi d'os et les soupes préparées avec en bouillon. , ili.s.viit /limier lu l'use essentielle dii région: jm'tr huiles les élusses lie la société.

Les soupes aux pommes île terre et. antres légumes secs ouverts nesi.nl point conlre-indiquées, pourvu que les pommes de terre soient bien mûres et farineuses, et cpie les létumrs soient écrasés et réduits en purée. l,c ri/ et autres graines farineuses entreront avec avantage dans leur composition.

Toutefois, eei'liiins légumes, dits froids Ou ven-

épicés avee poivre, muscade, clous de girofle, de 1 ail, du mérédi ou de la moutarde; préparés en salade, ils sont en général nuisibles.

T <cs fruits crus , si l'on en mange , devront être bien mûrs, et on évitera ceux qui sont acides, aqueux ou iniieila^iiieo\. (risque les groseilles, lesmelons, les prunes, elc. (Cette recommandation s'applique surtout aux gens de la campagne et il la

, les raves, ravoncts , concom- ■uls que par petites doses et

jeunesse pendant la saison des fruit6. ) Les fruits cuits sont préléraldi .-s; mais on paralysera leur action relâchante par îles aromates , tels que la canelle, la muscade, le ^iiiiioie lire, etc. , etc.

Les personnes dont I estomac est délicat et qui ont mie tendance imi indigestions ou à la diarrhée,

eïdcf™!t"p\:^^

Le; œufs cuits durs ou au miroir donnent facilement des indigestions, mais cuits légèrement à la

L'usage abondant du laitage et surtout de la crème ou des fromages frais dans 1rs villes, n'est point tou-

(Jtt/tia iiit.v buissons , la règle de modération doit leur èlre appliquée, ainsi que nous en ayons fait plus haut la remarque. L u>a-r rld eau-de-vie pure, prise a jeùii et sans mélange de quelque aliment, d un morceau de juin , par exemple , est nuisible lorsque règne le choléra. Un peu de bon vin, et à son défaut un li:p-r n ttrlm i l;i: d'eau et de spiritueux, tels que l'aniielle, 1 eau-de-vie , le rhum, r.ie. , formera une buisson convenable. Les eau i factices de Selti ou de soude sont également avantageuses. L'usage de la bière acide et de la limonade fruide pour les citadins et celui du vin de fruit (cidre) , ou de la piquvth- pour les campagnards , est en revanche souvent nuisible, surtout après le repas et lorsque le corps est en sueur.

Les boissons chaudes légèrement aromatiques, telles que le thé ordinaire , une infusion de mélisse , de cannelle, de muscade, etc. , combinées avec un peu de lait sun 1 rca mi mai idées ci, mine devant remplacer le repas du soir, a moins qu'on ait l'habitude de manger une soupe légère.

Lt idl: » leaa aétcprâonia. mmn.ï préservatif iln rholera. cl c il,: kupson, kirsquclle u I individu , nous .1 paru en eilet présenter

r i^„™ , u„ préservât il

M, et celle buisson, k.rsqii'clle convient à lagEs réels pcnd:inl

Les personnel dont ï estomac est faillie sans §£fe irrite et dont l, :s délions son: .iillicilcs sans être troublera, pourront se servir avec efficacité d'infusions ameres p<-ii eliars,™ , telle <p,e lacamomillc, U s» US e, 1 absinthe, l ,!,,„,. P d oran S c a mère , seules on combinées avec . „ ip de qe mepûna ou Wpeu d un,,. En R eucral le ,,„„„,,„■,,„ ,, „! s Jlr ,; p;lri , tir " li5 le vin de quma, 1» |„errc de quina , le sulfate de" quinine, etc., paraissent mériter une place assrai em.neiitc parmi ec «riin; de remèdes préservatifs. Il cnestdcmemcdeléeorccde .«,„/,,. de la sa/ieine 7 èhi. .»antauxasl ni]i..ctils,leL(ir /i,,/,, par exemple, dont on a propose 1 iisairedainquclqnc- s, ils peuvent convenir aui personnes sujci te. ii |j diarrhée, maïs nous ne pensons pas qu'on doive en Taire une rè K Utrop universelle ni trop continue. 8

les repas, mais leur chou ainsi que leur application seront lues par le médecin de la maison.

■A- La purctf n la stvhrresse dr fuir dans lecniel on vit, contribuent .oit., dji-ner le choléra soit à empêcher cm il ,, c devienne jrn.ve ou qu'il ne'puisse se communiquer d un individu à l'autre. Sous ces rapports, on ne saurait trop ï.dre attention à la salunrile des lubu n ,.| de Unirs alentours

Se pas coucher eu trup grand nombre dans une même pièce, le mrons possible dans les alcôves, dans ■les lits dont les ride.m» -vr t-mt-ii.f'uii Icenn*

tout auprès de, maU!,,.. d l«, (;,.„, où S

main domestiques seraient isoler , autant

que possible les in.liv * Ir.ippé, de maladie,

tenter les chambre. «u«i tourant q,„. le permet-

Iront le temps nu la saison, m se précaution liant contre 1rs courants clair; enlever 1rs mauvaises odeurs à l'aide de chlorure de chaux (1) ou de vinaigre, dans les latrines, les lavoirs, les vases de nuit, etc. ; telles sont les principales précautions à prendre nuilre la vli-In t ii >■ ■ de l'nir.

On s'abstiendra aussi île slVIht du linge dans 1rs chambres où l'on habite et où l'on couche, afin de ne pas y introduire do 1 humidité; il làudra y favoriser, au contraire, la s.ichercsse et le renouvellement de l'air à l'aide d un I>on feu decheminée, surton t dans lesch a m brea n ou vellenieul occupées. Par la même raison, on évitera (le loger dans des maisons récemment construites, dont les murs ne seraient pas suliissniiiient secs. L Usa/e des poêles est moins avantageux dans ce cas que celui des cheminées, à moins que l'on n'ait recours h des calorifères, et que l'on n'établisse en même temps un renouvellement

•1° La propretêal une condition également importante, soit qu'on la régularise dans le contour des habitations, où elle devient le sujctdc mesurrs sanitaires administratives, soit qu'on la favorise dans l'intérieur des maisons par le blanchiment au lait île chauj , des murs , des allées , des escaliers , ainsi que par lcfrollageiïîcc des planchers rt des meubles,

par def lavages' avec de /eau de savon, à l'aide de frictions sur la peau avec de la flanelle ou des brosses douces et par un changement convenable de linge.

(1) Si le chlorure da chaui Ml d uo emploi «.nntsgeux hon des chambres que l'on habile, il peut devenir irntanl pour les pnumoni, cl causer un malaise de In tèle Tursqu'on s'en s-rl dans nne chambre habilcc. Aussi cmirirnt-il Ac ni- j1.n:it celle préparation ijue la nuil dans Icsiili-licis, i:r le jour il.msi lfi-5 rliambies n couetier, il d'aercr Ici chambre* avanl d'j- rentier.

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Lus bains Lièiks prolongés, {iris dans ce but, n'offrent point de semblables avantages, et même ont 1'incunvénient Je rendre la peau plus susceptible de limpression du froid. Toutefois l'addition du sel de cuisine dans l'eau du bain peut, jusqu'à un certain point, prévenir cet effet désavantageun.

&" L'dctivUé modérée du aiqis et de l'âme est favorable au maintien de la santé pendant l'cpi-

Quc la crainte de respirer un air vicié n'engage donc pas les habitant* des villes a rester cloîtrés et oisifi dans leurs maisons, qu'ils prennent au contraire un eïercice régulier, et , s'd est possible , en dehors de la ville; que leur esprit, pendant l'épidémie , soit constamment port*; vers un but utile ; la charité et le patriotisme leur fourniront, 'a cet égard, une carrière ;i la t'ois vaste et i mille.

D'autre part, point de travLiu\ forcés et continus, soit du cor|is, soit de i esprit , [ml ni de veilles prolongées ou répétées, mais une proportion judicieuse de travail et de repos.

Les débauches do tout genre sont funestes et le rapport entre lus déni sexes a souvent remplacé ehe» la classe riche , d'autres causes débilitantes dont les pauvres sont ordinairement les victimes.

6" On aura soin de ne point porter sur soi certaines odeurs trop fortes, telles que le camphre, le musc, etc., sous lit fausse idée d'éloigner le mal.

les remplacer.

Quelques médnriiii ont conseillé, comme préservatif, l'usage de fumer, mais l'avantage de cette précaution ne nous est pas encore démontré. Quant au tabac a priser , son emploi a déterminé quelquefois des malaises chez les personnes sujettes aux vertiges, cl qui visitaient des malades.

1*- Lés ùiipreisums nwntles penihli-f vieil nuit ebr» lii liste des causes assfî nombreuses du choléra qu« nous renons d'emmurer. Si la tristesse qu' inspirent des pertes doulouiriises est l< mt-ii-l'ait hors de notre puissance, il non est pas ainsi delà peur, véritable

s [)i>s5:>:!c[it les véritables

: Éti second lieu, les prwautions signalées dans notre article suffisent ordinairement pour se préserver du fléau; les Israélites, en Prusse et en ltohème, sont la pour nous en fimrnir un i-rcmpln frappant. Modération dans te régime . nbseiire complète d'ivmgneriSj prmletiee dans la ronrluitc journalière, bienfaisanre active , secours mutuels, ils n'ont rien négligé, elle résultat™ a été nue quoiqu'ils habitassent les quartiers li s plus malsains, quoiqu'an t'entre de» foyers de l'épidémie , ils ont été sauvés , en quelque sorte, niiiMeiileuseinent. ■ - i'svjiiifj

Le nombre des JiiH'sà lin-lin esldciGl I Jidniiries, femmes et enfants: une partie de la romiiiunauléesl Fort aisée, mais la propi.rtion des pauvres' est tisser, forte, et cependant sur ces .Mil I individus, 4 ou h seulement ont éléatleinls du étiolera, et siirees quatre il n'en est mort qu'un. Le» Israélites de Berlin tont également parvenus à préserver leur école de l'invasion de la maladie, et les règles posées el-dcssiyi ■ont servi de base a leur conduite.

La communauté juive, a Breslau , comprend de 7 a S, 000 individu- : la proportion des riches est in-

Uniment umif ii Irv qu il llirliu. un î iYïi rompu- qu'en- (iruii une Irriilaiue; le« rues qu il' h.iljit<-iil • il éimiii--.. btnnidni.VBrombrrà* . îles plus nnilmim-^ <hWi>'«irn'> B.OOO UraeUtt*. '-'1 «rolrmMd ont J»)ilÉiH«il>M H'iLi.l.rj,rt mrin'JI . il n en «t miH-t nue î .

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