SECOURS A DONNER AVANT L'ARRIVÉE DU MÉDECIN
Lorsque l'épidémie de choléra règne dans un pays, que déjà un certain iiundire d individus en sont attaqués, l'influence épidémique se fuit sentir plus ou moins jiainii le reste de h population ; l'affection que nous avons désignée sous le nom de dtotérine se manifeste pins fréquemment. Les étrangers qui arrivent dans le foyer de l'épidémie, et qui par conséquent se soumettent brusquement à son influence, en sont même plus facilement atteints que les habitants dit lieu, lorsqu'ils commettent quelque imprudence un quelque eicès.
Les symptômes de la cholérinc précèdent le plus ordinairement l'attaque proprement dite du choiera: ils sont peu daiiyereoi par ein-mèmes ; on les supprime avec facilité , et l'on prévient ainsi le développement d'accidents plus graves.
Il est donc aisé île concevoir l importance que nous attachons à les faire connaître d une manière
L'individu dans le premier moment est parfoil atteint de constipation opiniâtre avec pesanteur dans le lias-vcnlre, et d'accidents hémorrhoïdau», ou
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de velitositc bruyante utile renvois, d'un malais» «le léle qu'il lus |»:iit siun-nl s'expliquer, d'un élat d agitation pendant la nuit, qui 1 empêche de dormir, sans qui! éprouve de douleur proprement dite, la lèlc est ordinairement plus chaude que de coutume; on éprouve ec que 1 ou nomme des vapeurs et un sentiment tic tristesse. D'unlres fois, mais plus rarement, cet embarras est accompagné d une douleur en travers du front , avec perle d appétit, langue pàlc avec enduit lihuu liàtiv .rie. n,msoeset un abattement ou brisement général. — Cher, quelques personnes il survient brusquement des vertiges passagers qui peuvent se répéter avec fris-
l'estomac, puis il survient une diarrhée. Dans certains cas, cette diarrhée apparaît subitement sans douleurs et sans épreintes (envie il aller à la selle). Ijîs selles s'échappent parfois involontairement , et se repètent plus ou moins souvent; elles sont liquides, ordinairement verdàtrcs ou jaunâtres, quelquefois un^cu lil:io( hiilic-, cl r-'arcompagnent dé
dans la maladie que l'on non une t:nHr/tie venteuse,
les jambes, quelquefois même îles crampes passagères. — Si les vertiges deviennent plus fréquenti ou se manifestent avec plus île violence , ils provoquent facilement tics nausées qui se transforment en vomissements. Les matières vomies sont souvent a'tidca ou formées en partie d'aliments mal digérés. Ijt-t symptôme- que nous venons d'éunmérer ne
de soif vive et d ut aise au ercu! de 1' rhéc saggrave. 01
>rouve des tiraillements dans
S» rriiroiilrrnt point rhcz tous les individus d'une manière unifuruic ; la diariliec, citez la plupart, «si Je symptôme domiuml . rhcii d'aiiln-s, les vertiges si m t lellcmcnl suliils qu'ils les saisissent nu milieu de la rue ou dans le lit au moindre elliirt , et sont suivis d une chute des forets assez marquée, pour que les malades restent Cjuelquelèja sur place et perdent connaissance , eiilin la disposition au rc- 1 ru ii lisse me nt , U 1 malaise de I eslipinm: , la soit', etc.y pivsenleiit de-s de^ivs ti-ès-varialdcs d après les eirenusUinei's parliculuivcs ,i chaque personne.
'l'uni individu chez lequel , dans le moment de ) épidémie, tir. i ln >l. i-:i , un mi plusieurs des sympliunes redite* viciuli'aicut a se mamtesler liïee plus ou moins de violence, devra sans relard appeler son médecin, et, en attendant son arrivée, recourir au licitement suivant;
t" Se coucher dans un lit i liauil , et, s il est possiiile., s/rnvffoppcr dans îles cviivurlurc,-* <1« laine; jiols climliiT a iiivovisrr une sueur abondante, a l'aido de boisson- smlnviliipics. telles que lus iufu-
mille, ou Je sureau, on de sauge, on de menthe, ou de mélisse, ou de tilleul, ou d'ahsinthe , on de serpolet, ou de thym, ou de romarin, ou de laviiude, et autres herbes aromatiques, infusions auiijuellcs on ajoutera quelques gouttes de vinaigre} ces boissons devront être légères et chaudes, et prises par grandes tasses ou ecuelles a la fois, et de quart-d'heurc en quart- d'heure , Ou de demi-heure en demi-heure. — L'eau chaude simple prise en abiintlttiice peut même suffire dans la plupart des cas pour ol) tenir la sueur.
(>li continuera le Irailenicnt sudorifique pendant un ou deui jours, même lorsque les accidents dimi-
2" Si le froid des membres est assez intense, on les rcchaull'cra en plaçant sur la longueur des bras cl des jambes, principalement à leur suHàcc interne, ainsi qu à ta plante des pieds, soit des briipies clklilll'iîes et enveloppées de linges, soit des l'ers à repasser, soit îles rrurhes remplies il eau chaude, soit de petits Sites en toile ou en laine à moitié remplis de son , de cendres, de sciure de bois (resson), de graine de foin (frnassc) ou de sable chauffé, enfin ïi l'aide de flanelles ou de linges chauds et fréquem-
!t° Lorsque la diarrhée prédomine, on administrera pour boisson une eau de t\t, ou une solution dégomme d'Aral lie, peu sucrée . dans laquelle on fera infuser un peu A unis vert. Celte boisson sera donnée tiède et en pi-iî/,: ,/mmti/i: il la Jhis. — On administrera, si la chose est possible, des lavements
parésavec une dmifiion < le niâmes ou de graines de lin, et une on drus pincées de (leurs de pavots muges (coqi'.i'Ucnh), ou ui:r mi deus tètes de pavots blancs, dcuii-toicim'iits dans h 'sqncls on aura dé-
un jaune d'icul ri mu; l-hîUitis- ïi soupe d amidon, que 11' iimï-n Itr devra garder, s'il le peut, et tjii'uit répétera suivant le liosuin.
Quant à la «a'i'ipii ar-eonipapne presque constamment la diarrhée , elle est plus lacile à élancliiir par I administration de petites quantités i.lf laissons a-la-f.iis, «n'en buvant ili' fraudes doses. — On obtient ^aussi d'excellents résultats de I eirmloi do
ces p^rtu^dl fr"rtbnf d"îue^àïi^ uTÎKoV" iive un de noii tiède, ou bien un appliquera tmlarpo rataplasme. avec do la farine de p raine do lin nu dos feuillu» de mauves el du la farine de blc; ou liien eillin un entretiendra sur le vinlre îles fomentations i liamles avei- dos lliinellis nu liilu-os d liudo chaude, nu d une infusion chaude de camomille ol do vinaigre. Lusdenii-liain- lin le- . simples, rendus aromatiques on ajoutant dos herbes furies 'a l'eau du bain, uu i-oudus légèrement «citants par l' addition du
eilité dan» unu demi -baignoire eu fer-blanc ou dans à ce que le lias du tronc plonge seul dans l'eau.
chantes, Icllcs <jue la décoction de^auves et violette» avec aililitioii du réélis*' et d un peu do sucre Je lait, lo bouillon dos de veau léger, etc., ol un ne né^liiçcra pas lo» lavomenls avue mauve» ut huile, miel, cassonade ou lait.
Les accident» hémorrlioïdaui seront combattu* par l'application dt quelques sangsues au l'onde-
ment, on par îles demi- lavements d'eau pure dvguuntÏL-, mut à peiue tièdei
•1" Dans le cas île \ ur-fi^c-, prédominants avec chaleur et pesanteur de tête , on fera prendre un buiii ■le la plante des pieds ou tout au plus jusipi il la cheville du pied, avec de l'eau Ires-chaude, ilea cendres^ ou de la moutarde, ou du sel de cuisine, ou du ïinaiçrc. Le bain ne durera que cinq inimités au plus, iitin de rougir les pi t:d*, ri on en sortira dés que les pieds seront rougis. — Si le malade est couché , on appliquent de* levains avec moutarde , poivre et vinaigre, suit à la plante des pieds, soit en dedans du gras-île- jambe.
On soulagera li s vuinis-semeiils eu faisant avaler au malade de petite* quantité? d'eau froide ou de glace pilée, ou Lieu en Cuisant usage d eau deSelw ou d'eau dé soude.
5" Enfin les linullcineuls dans les jambes ou les crampes, requièrent l'emploi de frictions avec de 1 bulle d'olive tiède ou de l'huile camphrée, ou un mélange d'huile avec essence de térébenthine nu esprit-de-viu. Les frictions scron t pratiquées en lotie;
c'csl-a-dire tie liant >>n Iwx, l u apmtvant dtiticemtiil, plutùt qu'en frc-ltunt rudement la surface. Comme
Le régime dan- celle période de la maladie doit être, en général, très-léger sa u s è f re trop relâchant; mais lorsque les accidents sunt nu peu violents, une diète presque absolue doit rtiv observée. Les soupes au ri/. passé(ercmeB de ri/.), préparée* avec du Luuillon de viande ou mélangées avec des (eufs, constitueront la base de ce régime. Le bouillon clair de
poulet est une eifolleule tuaiuw alimentais. Les lûgumts, les limita, ka puisses, le bitago, toute espii-c daeide seiMiil mipiu'iismieiit supprimé. I.e l in sera l'enipheé ;i-;iiil:^nneim:ii! par un intrlnn^ très-lu^er lit; spiritueux nrr de l'eau, nu par une infusion <ie llie lu-dizain: i|ti'ini laissera refroidir, et ilans ItMiuul on 1 ir 1 1 di-smulre un lieu île «ouime d'Arabie.
peut-être pas supi:v!lu il iiji.uîcr f[in:li(Ues réIU l'unis aux eunseils que nous venons de donner; rÉfleiiona qui s' j ii 1 ressent surtuiil :l lix &ns instruits et intelligents, aux iiiiluliles cl :ui\ ei i i- sinstii|iii;s.
1" l'our iiiveriscr I action dis l>oiss<ais steloril!ques , nous pouvons reconmintnirr I addition d'une certaine ijiiiinlili! tXfipril de Mmdeivrus (acétate d ammoniaque liquide) dans lu proportion, par
priii(;ip;ile:
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des morceaux de fer chauffés à rouge, et sur lesquels on verse un peu de vinaigre, le malade c Unit couché sur un lit, un assis sur une chaise, et enveloppé dans des couvertures de laine.
2 J Dans le cas où la diarrhée résisterait aux premiers moyens, ï opium et ses préparations deviennent un excellent auxiliaire. .Nous parlerons de l'administration de ce remède en traitant de l'atl-iuiii' du choléra.
3° Si le vertige ne cède pas aux bains de pieds, non plus qu'aux autres indications signalées plus liant, si l'accablement augmente, et que le froid ou les frissons persistent, si la transpiration ne tend point a s-iilaliliv , et que d'ailleurs il n'existe aucune contre- indication , telle que la présence d hernies, d'inflammation d'estomac, etc. , etc. , on administrera sansdélaiun i/onuVi/avcc ipccacuankii ou tartre stibié. Nous renvoyons également au traitement de l'attaque , les détails relatifs à l'administration des vomitifs.
4° D'après l'cxpériciii-c drs médecins de Higa , de MM. Jules Guéris , de Paris, Rouinv, de Marseille, et nos propres observations soit sur la nature du choléra asiatique, soit sur les avantages du mercure dans le choléra, les diarrhées, les affections rhumatismales , etc. , etc. , nous ne balançons pas a conseil-
1er, contre les c/ïi/ji;irv, l'emploi , ii hantes doses, des Jiictùins ineraiiielles.
Chaque friction, suivant M. Robert, sera d'une once AtmjfUerU nu-rcurid duulile , ri'pùttiî d'heure en heure, ut sans trop appuyer, sur les membres et le ventre Ou 1c long île l'épine dorsale, jusqu'à cessation des e rampes.
srnpTÙMES de l'attaque.
Après avoir traeé I esquisse îles symptômes qui précèdent l'attaque du choléra , et avuir établi , d a-
Iirès notre expérience, le traitement le plus favorajle qu'on doit leur opposer, evamioons la marché des accidents qui i , ,ir.irl.-ii.,-iil l'attaque elle-même , afin que le tableau îles symptômes du début nous permette de les distinguer de eeiiï qui se manifestent dans d'autres maladies, et nous oflrc les moyens de
les éliminer sans retard il I ■ apparition.
Si quelque individu |ieiidanl (épidémie de choléra, après avoir i-téallriut ries «vn'in tomes que nous avons appelés iiiivur.wurs , les a négliges , ou si , sans en éprouver les atteintes, il s'einose il l'action de l'une ou de plusieurs des causes déterminantes que nous avons émiui.'r.rs pnréilctiuurnt, l'attaque du choléra, cher, lui , leod à se développer.
Dans ce ras, il survient ton I -à-coup , principalement après le repas et pendant la nuit, souvent ajirès un sommeil in appmvuer tranquille, un malaise général, an'oriipa^né de vertiges, de bruisscmcnls dans lis orrillis (sensation qui donne l'idée d un liquide en mouvement), quelquefois d'une douleur à la nuque ou ii la partie postérieure de la lele. Il s y joint des nausées et des vomissements, dans certains cas on évanouissement, quelques douleurs légères dansle milieu du ventre, avec ventosîlés
(gm^i.uîJ/enicn) tifs i^ofiVi.y), puis des selles lirils- ■ I lk's , l'i'prtri's, involontaires, sansépreintes ni te'"
,:..,:„rs .j.niloniVi.x. jil.i- .^«-...«iauto, l.luinS fctides riiiri: ili-s sj mptûiiics précurseurs. La suppression
,1 un,: di.ri«-fi..ii ih ri/, dans lamiclle nageraient .].; petits Hoco.» m. ..-I,- .1 .... blanc «ruata:
el'-iil une teinte pailWsale: leur odeur est Me et ressemble « celle île la <:!.air lavée ; chra les entants
plus ordinairement ils jircnnciit une teinte U'-'i:l'UIUCUt brunâtre, cL dev iemiri.L limpides et glairein. — l'it.s les kci Li^iTi nuuinm-nt, plus les vi>, irnsM-meiils, se répMent, le malaise et l'autiste
i'ruiiles.ct a un d^.mt pour les boïsw.is chaudes, renl dans les dînais dis pinis el dis niauis, selc.i-
Jnilt dans II» gras-dc-jamlic,sui' le devant descuisses-, sur Ira bras, la poitrine, le cou, In mâchoire et jus<|uc dans le dos : ecs crampes sont fort douloureuses et arrache ni uiïliii:iiivrnciit dis cris. Le cœur participe à cet état dr spasme, se- battements deviennent plus rapides, moins distincts cl comme tremblottants, le pouls donne la sensation d'un fil, enfin les pulsations du citnr et des artères deviennent imperceptibles. La température du corps diminue insensiblement d'après la même progression, d'abord dans le; pieds , les mains cl la face , puis sur le haut de la poitrine; la région seule de l'estomac conserve sa chaleur. Le malade ne se plaint cependant pas du froid général, au contraire, il n'aecusc nue la chaleur brûlante de l'estomac. — La peau de presque tout le corps se couvre d'une sueur froide cl gluante. La Icinle de celte peau, d'abord pâle, puis terreuse, devient violacée uu bleuâtre par places, surtout ans pieds, aux mains et dans le contour des ycu\ ; malgré le froid . elle ne présente point l'apparence de ee tjii on appcllcc/taîrae poufe, mais elle perd de sa sensibilité, de son élasticité, devient flasque , et lorsqu'on la pince elle conserve assez longtemps les plis formés. Quanta l'épiderme de l'intérieur des mains et de la plante des pieds, il est ride et blanchâtre, comme lorsqu'on a tenu les pieds ou les mains long-temps dans 1 eau chaude. — Les traits se décomposent promplemcnt et profondément, ilssontclirés vers te bas , le nos est pincé, le contour des jeux se cave, et les yeux, s'enfoncent comme s'ils étaient tirés en arrière. — A cette altération des traits se joint nu i lia n peinent dans le timbre de la voit qui devient pins lailde et enroué, au point que, dans quelques cas, lis paroles sont comme souillées. La respiration ne se lait pas complètement, elle est lente et haute, et est interrompue de temps
» autre par des sonars pi\,6>nds. Lcmalade est Irrâalfaissc, toutefois <:rt aluissemunt est souvent vtjil<; (Kir les miiumneiits lii'u.s^uescpi il usueiilc par suite •les crampes et dus -..jouisses ipi il éprouve; il au jette d'un cùlc îi I an Lit dans son lit, ou cherche a en sortir [mur respire plus idn'eiiient,inaisii retombe bientôt, snt:cuuiti;ii!t mus t clibrl. ......
Ta! est l'otisenildc ordinaire lira premiers symplûnies dt l.altmpic. du choléra , sans préjuger les urié les. nom lire uses ipi n: tabliau (ians le cours île Tupidémiu, suivant 1 individualité des midados , l'état (ic;raLuiQS|ilii'i',', I i nU'iisitil dus causes agissantes, etc. Ainsi il est des ras ou lus vomissements ut les selles manqueiil .liml-à-lail; il en est d'autres oii certains sjv ni|itt.incs paraissant (|u isolés ou deviennent préilum in an 1 s. La maladie n'en est pas muinsiduntiijiiur l dilikilnnent méconnaissable lorsqu'elle exerce sjii illiluunce sur un pays.
TBAJT^JIÇKI UEJ SIMl'IO.UES Ut . LATïlQilE. ;
. Dès ff H lin iTiiilliuuri'ii\ sci a saisi d'accidents rliolériipes, on s' occupera sans délai du faire chercher tin médcc'm, et en atlmilànt , si le malade n'est p;is rféjînvnu-lil' , les parents, (es voisins, les gardes on des eitinens eliariiiiiiii-i m. ml s cm presser de le
licremint s.
Ou aura soin île lu déshabiller île tuile et de !■■ placer nu entre de* ouuvrrliires du luinc rit anner* ; un se gardera de relever trop si léle, si le froid lu
Alors, comme iiijils l'avons etposé en pnvlnut du traitement (1rs s\ m plûmes pi'ii iii'sriuii , on enmhnt- Irii lu froid en appliquant sur 1rs mem lires rte* sachets chauds ; 1rs crampes, arei- des friction» l'hiuirtes, huileuses, excitantes, nu h l'aide du ligatures serrées; les vcrliïes, p;lr lu miieu de Iniiis ilu pieds irritants, u» ilu levains aui jtii-'ls. l'.nsuite dr* rntnplasmrsrhainls avurerainc de lin. moutarde, poivre, ammoniaque uu cantbaride*, sermil plm -é* un- lu rri'Ui du I estomac, et en dedam des jambes un dr*
Si lu peau conserve en partir sa rltaleur. que le [hiiiIs subsiste, et surtout si nue ttMiispiiniionrhniidr
dcs,mucilagincusesetan)imiliques,(>ji nrtmiiuslrern un bain de vapeurs; on établira îles fomentations chaudes, aromaliipics du spirituelles il la surface du curps, uu bien, si Ion a affaire il des rnlàitls et des vieillards, un leur i'uci prend vu un liaiu chaud avec lies herbes aromatiques, du- spiritueux , et une forte proportion de lessive du rendre*- ou de sel de cuisine. — Pendant que le malade est dans lu lit, lorsqu'il sort du bain, et lorsque la transpiration tend li s'établir, on le surveillera de manière il empêcher cru' il du su découvre; lus frictions huileuses ou spiritneusrs seront pratiquées sons lus couvertures, et même il vaudra ruieu-t , dans ci: premier moment, sacrifier les mesuresde. propret. 1 ',: In crainte de supprimer les fonctions de U peau.
■ttouteninaiuiL!n:iMi la MM les fenêtres pour reniuiselur
tend h s établir,
mrsàdcsbnb
Veau chaude seuie, administrée à ï in lérieur, rend d'aussi grands services dans cette période de l'attaque, que dans le traitement des symptômes précurseurs, soit en favorisant la transpiration, soit en eici tant le vomissement. Danscebut,on fait boire au malade de l'eau aussi chaude et en aussi grande quantité qu'il peut le supporter , et cela par verres tous Us quarts-d'heure ou toutes les demi-heure ; en même temps on provoque les nausées en chatouillant l' arrière-bouche. Souvent au bout de la prise de 14 verres au plus, ou même plutôt, le mieux-être s'établit , et il ne reste alors qu'une légère diarrhée qu'il vaut mieux ne pas arrêter trop tôt.
Mais si la peau est devenue très- froide , insensible ou bleuâtre, si le malade, sans pouls, est plongé dans un état de stupeur, on se gardera d appliquer trop de chaleur à l'extérieur du corps . surtout sur le tronc, d'employer le* bains chauds, les bains de vapeurs, les fomentations générales , chaudes et excitantes. Usera préférable d avoir recours à l'application sur l'estomac d'un linge trempé dans l'eau froide , ou d'un fomenlatoiro en fer-blanc , soit d'une vessie contenant de la glace fondante , et on se bornera à des frictions tièdes et douces sur la reste du corps, avec de la flanelle, de l'huile d'olive simple ou camphrée, et de l'essence de térébenthine, jusqu'à f arrivée du médecin. — De même si les boissons chaudes, excitantes, augmentent l'angoissa des vomissements , on remplacera ces boissons, par l'usage à l'intérieur, de petites quantités d'eau froide ou de glace concassée.
L'emploi des demi-lavements, avec une décoction de tètes de pavots, du jaune d'œuf et de l'amidon , est indiqué pour diminuer la diarrhée, toutes les fois qu'on n aura pas à craindre de trop déranger le malade, et surtout de le laisser refroi-
placement de la position horizontale, tant que In période de froid et l'absence de réaction subsislent. Nous avons vu des malades dans cet état de faiblesse extrême , succombera l'instant où l'on avait eu l'imprudence de les asseoir ou de les lever brusquement.
Enfin si le malade cesse de vomir ou d'aller à la selle , les autres symptômes empirant, on évitera de céder a ses instances en lui faisant boire des quantités trop considérables de liquide, caries boissons séjourneraient dans l'estomac paralysé, sans être absorbées, distendraient cet organe et aggraveraient
le inutile de dire qu'une diète abs'il n' existait des personnes qui s imaginent sottement qu'il faut manger des aliments succulents et boire un peu de bon vin ou d'eau-de-vie pour fortifier l'estomac^ et prévenir le retour des vomissements ou de la diarrhée.
Jusqu'ici nous n'avons considéré que le traitement de l'attaque qui est à la portée de tout le monde ; mais il est des cas nombreux où ce traitement devient insuffisant , et où l'attente prolongée de secours médicaux pourrait avoir des conséquences fâcheuses pour le malade. Dès-lors il est de notre devoir, d éclairer ceux de nos concitoyens qui se trouveraient fort éloignés des hommes de l'art , sur la conduite qu'ils ont à tenir dans des cas semblables , en leur rappelant toutefois ce que nous avons dit plus haut, o est qu'ils ne doivent consulter nos avis qu'au défaut absolu de ressources plus efficaces.
1° En tète des médicaments que nous regardons comme devant former la base du traitement de Tâtons , sans hésiter, les vomitifs.
les préludes de l'attaque et au
commencement il.: celle-ci, ils débarrassent l'estomac des aliments non digères, et contribuent à éliminer promptemcnl Ils symptômes les plus alarmants; la comniiilinn qu il-i impriment à tout le système nerveux, nunl'ilic l'état maladif fie ce système, résout le spasme, rétablil. la chaleur, et favorise la transpiraliiui ; sous loin- emploi, les vertige» cessent, les •.oud.sseinciiLs maladils s'arrêtent , la diarrliée diminue, les aeuidents inllammatoires avortent, et le malade passe quelquefois, presque sans convalescence, du danger !>: plus grand à l'élat de santé le moins chanceux. Les faits sont l'a pour prouve)- notre assert n m . Le I rail cm eut par les émeliques a eu plusde sucres qu'aucun autre. A Pétersiiourf!, la proportion dm linénsnos obtenues par ce moyen s'est élevée a H 11 el même sur 100 malades; a liérlin, de MO ii yi) sur 100 malades.
Pour obtenir ee résultai, il est néanmoins des précautions à prendre, suit, dans le choix, soit dans l'administration des vomitifs.
Lorsque la diarrhée est excessive , V ipécacuanha
hommes adultes . il en h j>ei.-e- pnur 'les femmes. Les prises P 11 " 1 ' '''' '■ni'.nii^ il .e;v moyen seront de
3' ipécâeuanha', ronlenanl. de Irnis ;i quatre grains d'timdline par ouee de sirop, sera d'un emploi plus commode. Les poudres d ipécâeuanha , ou le sirop d'ipécaeuanlia par cuillerée à cale, seront donnés de (pinrt-d heure en quai l-d heure, jusqu'à ecqu'on obtienne un effet éniélique décide.
Si la diarrhée n'est pas dominante, le tartre stib'té outarfre cmêiijut'{\:ir\ rate d'antimoine et de potasse) est également indiqué. Ce vomitifs l'avantage d'agir d'une inamèreplus constante, et de conter moins
Lui: < i-jti' <!.. (fim i- 1 lu-un- M ipin il lu-nu- p
hn iinin- <lr I Ipécacmolui n lu tartre «ni». .
nm» lemmmuiMirïi.ii» mis-i IY mjiIi.i du "/./.- . . . •Uffmiiruti- ili' « .iiili), <)in I ihi-m-hIi- il. ersnd.
irv*nlu*h mimw ir.m. ni pniWlV. «M I,
drlmt de I . tiuliiln- ■ W*H In niJ(ii«rc.t«-ï.iilfmrm in r. On itiwnu! 4m fort* anll. r.'i' j iMfle A vl dm» un ,;-,.nt ,lr |> .1 .1 mi//.. «m>6 lerariw
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Mm- tli-rm - brnre :,]»,- !.. mntfcH m. ..n Wi Bh
<1À UOBCHilken^à «mtlr.Wy^ iIiih de,.,i-|i"l.f >.r« /itii*. pimui il'Miiu île alrniiil Mti-P pii.l.oii-lipmv. •IniirmlU r. î -nnj^ilr fWh- Mhiti'in, i n en /nliti-
«uintlailn (Irai «-jn 'n- ifitfl li-. ^i mjit.lnii't
ii'ii m h i i , q„r I iin1i.li. uni [.in-^il . n.. » : id-»-< n '.loijnr n ai ilimtliOP 1« .l.i * l'. ii.hnl i mi mi. ni|i% M m.ilmU .I...I «ru miwlir «i.r 1,. rh«, «m - I. >,rpmr .11. r - 1» «. II. . m i" ..n iit.irr * "M lui il. - .ili-«.» ou d«t linifP* ivirir rri pv .r n mrnur* ht
évacuations. En outre, on ne lui {ait boire qu'une très-petite quantité de gruau d'avoine. Si le vomissement persiste, on administre par la bouche de la glace piléc, ou bien on donne un lavement avec un demi-pot (l'eau chaude, dans laquelle on fait dissoudre une cuillerée a café de sel de cuisine. En même temps on applique un cataplasme de moutarde sur le ci-eus de l'estomac.
Au traitement par le sel de cuisine , appartient l'emploi de l'eau de mer comme vomi -purgatif. Ce remède simple est a la portée de tout le monde sur
Employés à combattre les symptômes précurseurs, les vomitils devront être, autant que possible, administrés le soir, le malade étant au lit. afin de ne point troubler la succession naturelle de la veilla et du sommeil, non plus que la transpiration qu'ils tendent h provoquer; appliqués au traitement de l'attaque j leur administration sera la plus rapprochée possiblcdcs premiers accidents, et par cette raison, nous pensons que toutes les pharmacies de campagne doivent être approvisionnées de ce genre de médicament, et qu'il serait bien que les personnes qui sont dans le cas de s'éloigner de leur domicile en fussent également pourvues.
Si le malade, atteint des symptômes précurseurs, a un estomac irritable, on lui fera prendre une tasse de soupe immédiatement avant l'administration du médicament, afin de prévenir la contraction douloureuse de l'estomac vidcj et dès que le vomissement commencera , on cieitcra mécaniquement ce dernier, à l'aide de la boisson copieuse d eau tiède, ou en chatouillant la gorge avec la barbe d'une plume. — En revanche ? lorsque l'on est appelé à donner le vomitif dans 1 attaque, il est inutile de le fiiire précéder de l'administration d'une soupe, l'estomac contenant déjà assez de liquide.
lorsqu'à la suite du premier vomitif, il subsisterait encore une gêne du cerveau, des vertiges, un mal de tête, etc. , il conviendra d'avoir recours une seconde ou même une ti'nisiéme fiùs à cette médication, en graduant les doses. sur^ l'excitabilité du
Immédiatement après la secousse donnée par le vomitif, si la transpiration tend à s'établir, on la favorisera a l'aide des boissons sudorifiques dont nous avons parlé plus haut, et on insistera sur les applications chaudes et imianlcs , sur les frictions huileuses et stimulantes, 6ur les bains de vapeur sèche, (voyez la note page 21), etc. C'est à cette époque du traitement que les excitants dilFusibles, tels que les huiles essentielles de camamUle , de menthe poivrée, de cajeput , l'esprit de corne de cerf attisé, l'éUier sulJuriijueQiiacéïùiue, etc. , pris à l'intérieur et par gouttes , dans des boissons aqueuses chaudes, ont rendude véritables services.
Pour contrebalancer la congcsLÏon du sans a la tète, qu'excite quelquefois le vomissement, on a recours aux bain- de pieds tliatids et irritants, à l'application de levains aveir m. m Larde, aux pieds, de compresses avec en 11 froide et t inaiaresur le front, ilans quelques cas même il convient d appliquer des sangsues derrière les oreilles et aux tempes; enfin si, par suite des efi'orl* de MuiiisseiiieMs, la région de l'estomac devient très-douloureusc au toucher , et que la circulation à la peau soit rétablie , les sang-
tt appliquées HMMédi;ii.(:itii.'[i1
tles vomitifs
qiiontilé de liquide (lii livres) que coct nnie , poqr ainsi dire , les MBlédcj.
ou consécutivement il s'établit une réaction un peu vive, il faut plutôt laisser au médecin le soin de juger de la convenance de pratiquer des saignées locales ou générales , comme il est dit dans le pararagraphe 3°, page 59, d'administrer des Ijains
Si les vomissements eicités par les cinétiques se prolongent un peu trop, on les calmera comme nous l'avons indiqué précédemment, à l'aide de l'eau froide, de la glace, de l'eau chargée d'acide carbonique (eau deSelli), de la mixture de Rivière ( mélange d'une solution de carbonate de soude avec
recours aux poudres efli-.rw.sr.r.titfs composées de dcui espèces de poudres , les unes contenant 51 grains A acide Uirtarique ou A'acide citrique , les autres 54 grains de bicarbonate de soude. Un paquet île chacune de ces deux poudres , sera dissout séparément dans une demi-tasse d'eau , avec un peu de sirop de gomme d'Arabie, et on mêlera les deux demi-tasscs , au moment où on les donnera a boire au malade.
2° L'opium et ses préparations peuvent être considères, après les vomitifs , comme un des médicaments auxiliaires des plus ellirairs [jour combattre certains accidents du choléra, qui ont résisté aux premiers moyens.
L'action spéciale qu'exerce celle substance sur le système nerveux , la rend précieuse pour combattre les diarrhées, les douleurs vives dans l'estomac, les crampes douloureuses , surtout le spasme du cœur , et meme les accidents iulluiniiiiitdii'r- luii-rmi ils. Mais sa tendance a favoriser la congestion du sang il la tète, en «on tf indique l'administration chez les personnes quiunl dép iiiir.disposilioli a avoir le sang porte a la Me, et chez les enfants en bas-âge; ou du
le
moins clic fait sentir la nécessité de ne l'administrer qu'a vcb prudent*, et d'en cesser t usage sans délai , dès que les accidents qui réclamaient son emploi auront cédé, ou que la tête tendrait à s'embarrasser. — Les tournements de tête et les nausées que l'opium fait éprouver quelquefois!, h cemqurleprenlient étant delx>ul, dénotent ég; il.>ment la convenance de ne I administrer aus malades, que lorsqu'ils seront couchés.
Entre les préparation» nombreuses il' opium qui sont en usage en médecine, nous choisirons dans le cas actuel les suivantes : l'opium en poudre, uni à l'amidon ou à l'ipécacuanha, et sa solution vineuse aromatique, connue sous le nom de laudanum liquiiL: de Sjilenham.
La première de ces combinaisons est employée en lavements, lorsque l'estomac, étant fort irritable, ne supporte pas les médicaments pris par la bouche. La dose pour les adultes est d'un grain d'opiom sur un gros d'amidon. On délaie cctLc poudre dans un jaune d'omf, puis le tout dans un verre d eau de graine de lin, de mauve ou de riî. Fréquemment un seul lavement suffit; mais si la première administration ne réussit pas, et que le lavement soit rendu de suite, on en donne un second et même
La combinaison d'opium ctd'ipéèaeuanba, rentre dans la composition connue sous le nom de poudre de Dover. Dix grains de cette poudre contiennent un grain d'opium. La dose est pour les adultes de un à deui grains, toutes les deux heures, mêlés avec un pe» de gelée de fruit ou de miel.
Le laudanum de S)ù'eii/t,iitt<hnt eontenirun grain d opium par 24 gouttes. On l'administre soit en lavements, «oit mêlé avec les boissons, soit en gouttes sur du sucre- ou de la glace. Pour préparer ïe-lavc-
meut lattdtaiiséj on verse douze gouttes de laudanum dans une tasse d'eau de mauves ou d'une solution d'amidon , et son administration est la même que celle du lavement avec l'opium en poudre. Lorsque le laudanum, pris à l'intérieur, est facilement revomi, on diminue cet ellrL en le combinant avec la mixture de Rivière, l'eau de Seltz ou tes poucires effervescentes.
Dans la diarrhée des Hyiiipiomcs précurseurs qui serait rebelle mi\ mm ■ila-incu'i , aux adoucissants uu au* astringents administrés isolément, on fera prendre ans adultes quatre ou cinq gouttes de laudanum mêlées a une cuillerée à soupe d'eau de gomme sucrée ou de tbé ordinaire,^»/ et gomme, on [] une dri.TjrliijTi li/jièir i\v. rauluni a-ouniiir. el on répétera cette dose de trois en trois heures, jusqu'à ce que l'indisposition diminue ou cesse. La poudre de Dover est également indiquée, ainsi que le lavement laudanhi^ pris soir et matin.
Dans la diarrhée de l'attaque ou dams les douleurs qui l'accompagnent, l'emploi de l'opium suivra celui de» vomilils. Si les demi-lavements avec l'opium et l'amidon sont supportés, on les préférera aui préparations opiacées introduites dans l'estomac ; mais l'administration des premiers présente-t-clle quelque difficulté? on aura recours il ces dernières en rapprochant leur prise, de deux en deui heures, par exemple , et on diminuera la quantité du liquide qui les accompagne , ou on les administrera, pures, en gouttes ou avec de la gelée.
Si , malgré ,les précautions que nous avons indiquées ci-dessus , l'opium donnait lieu à quelque* accidenta, que la tète devint chaude , lu face rouge, avec assoupissement, etc., on contrebalancera cet effet, comme après les vomitifs, par l'application de sangsues au* tempes ou au front , de compresses
il' cnu froide avra; vinaigre sur le Iront el Je levains avec moutarde aui pieds el iiux jambes.
3" Lorsque dans lu mouieiil de l ai lai] ne du choléra, nonobstant I administration ilu vomitif, le
SHTcmcnl ibmlnni'rin de lesloï 1 et de la poitrine
cause bcaueoup il an-ni-ses et de -ulluealinu , et que la sensation île i balcnr interne est très-vive, lu froid n'étant pas devenu général el le punis n'ayant pas disparu, un pvatii rm-ra une W^née lia Itrm do six OU hait onces, ou a défaut de moyen tle la faire, un appliquera div-buil uu vingt sangsues sur la région 'li 1 estomac. ,
•i" Quand, au ci ml rai ri' , le froid pnnnptcment et que le punis disparaît . la saignée générale devient irnpral ieablc un nuisible, et la saignée lucale par les sangsues esl iusiillisanle. Dans ce cas, ainsi que nuus I avons dil plus baul . 1 application de la chaleur et dcscicilanls a lut. rieur du tronc, ii ii lintrudiii tiui) de bue.>ens i bandes dans l'estomac sont egalemeul ei m I l'indiquées, lin L'ev lie, indépendamment desap|iliea tii >n> el des boissons toi-, des mie nous avons conseillées, nu pratiquera sur tutit le corps des u/fiattins tiiit.v/tii^ irivhxs avec de l'caujîvide., c'est-à-dire que le maLide étant placé
grand ruiier, un lui jettera avec force plusieurs seauv d eau de puits, .mil sur le devant du corps, soit sur la tèlc, puis un I cnvel ippera piuniptwnelH dans des nui vert uns de laine scelles, el un frottera ses membres sous la cuiivei'l ure avec la main ou de la flanelle (1).
Le sang étant rappelé a la surface de la peau par
^ (0 A ce genre Je mijillmu'ijn npparllcTmi'nl 1rs friction; mec
la secousse qui m priment ees affusions au système nerveux } on favorisera l'éipiili I nv qui tend à s'établir en replaçant les fomentations froides sur 1 estomac, et les fomentations chaudes et irritantes sur les jambes et les cuisses. '■■
F,n même temps on administrera à l'intérieur te laudanum il doses furies t:( rapprochées, par ciemplc pour un adulte, de 13 à 15 gouttes de quarld heure en quart-d' heure sur du sucre ou de la glaee , jusqu'à ce rpie les hallements du creur se régularisent, que la circulation et la chaleur générales se rétablissent. Alors, suivant l'effet produit, on cessera insensiblement ou tout-a-coup 1 usage de l'opium, et ou préviendra son action sur la tète par les moyens déjà indiqués,
5° On conçoit que les moyens indiqués dans le traitement des symptômes précurseurs, pour combattre les crampes , sont également açplicables au
ployéâ d'une manière d'autant plus active que les
cœur, sont alors l'accident le plus douloureui et le plus redoutable.
Nous ne pousserons pas plus loin les détails relatifs au traitement de l'attaque du choléra; il est bien rare qu'arrivés a cette période de la maladie , on n'ait pas eu le temps de (aire venir un médecin ; et nous le répétons ^sa présence est nécessaire, même
D'ailleurs, lorsqu'on est parvenu a rétablir l'énuilibrc nerveux, la cii-rulu lion et la chaleur générales, le traitement du choléra rentre dans celui des maladies ordinaires. — Des accidents inflammatoires se sont-ils développés (Lins l'estomac et dans les intestins? on les conduit par îles saignées locales ou générales, parles bains tièdcs, les cataplasmes émolîienta
cl tiédes, les litjiss.ms mui'ila;;inriisi'i et dégourdi e.=. — Des symptômes d irrilaliun ou il inllaiuma tirai île lu tète viennent-ils remplacer 1rs accidents du bas-vcnlrc? un a rcc. :u :•■ a ] i[î]>1 ir;i I i: .it r- [ici.--- des sangsues derrière la lèle, vers 1rs tempes et sur le front, aux fomrnlatinris l'midcq sur la lélc, avec on sans bain chaud, a l'emploi des laxatifs, lels que le calomel , l'huile de ricin , rte. , aux siimpismcs, aux vesiealoircs, olc.
Dans la convalescence , emploi des amers ou des astringents légers, régime très-prudent , graduellement plus nutritif.
En résumé, les opinions que nous avons émises sur les moyens de se préserver du choléra et sur le traitement qui lui est applicable , se réduisent aux sut-
Le choléra dit asiatique, étant une maladie esse ntiellemenl épidémii|iic, irai li'ansintssibie par les individus sains, les marchandises ou les effets, quoique contagieuse s'uis ccrniiics conditions: les quarantaines, les cwdniis, les fumigations et lesséiiucstrations sont des mesures ni >n -seulement inutiles, mais aussi nuisibles, soit si m s le rapport de la sanlé, soit sous celui du ™mmi:rrf et de 1 industrie.
Les mesures ^iiin'rali's vrriliitdeuicnt utiles sont celles oui lendcui à détruire- h- fixées d épidémie, à favoriser la circulation d'un air pur, à entretenir la proj.retc,a empêcher lu stagnation de l'humidité et la formation de miasmes auprès des habitations, à prévenir l'a^iloméralioii exeessïx-c d'une population misérable dans des lieux étroits et mal aérés , à procurer à la classe pauvre des secours multipliés en aliments et vêlements, peur la mettre à
même île résister ;iïcr succès iui\ influences e'pidémiques; enfin U cloiill'or l'i^iirl.-iriii- dès son apparition, Ou il soulager [ît'oinpli'itii'iit et cilieaccmcnt les maux qui pourraient en résulter.
monts, les excès de Ml l>lc et l'usure de certains aliments indigeste», I abus des boissons spiritucuscs, la stagnation d'un air impur dans les habitations, l'accumulation de malades dans un local étroit, les émotions pénible do I Ame et les l'aliimes excessives du corps; en un mot, toutes les causes qui tendent il affaiblir le système nerveux et à troubler l'har-
Quantà la eontagiundu choiera , comme elle est analogue à celle du typhus, qu'elfe se développe par les mêmes circonstances, se transmet ainsi qu'elle par des miasmes, M qu'elle paraît èhc la conséquence des accidents inflammatoires de l'estomac et des intestins, elle nous indique la convenance d'isoler immédiatement les malades; d'aérer ou de ventiler avec soin leurs chambres, tout en évitant les courants d'air; de faire une attention constante à la propreté du malade et surlmil des ustensiles qui servent à ses besoins ; de recommander aux gardes de ne pas s'endormir auprès d eux , etc. ; enfin de prévenir OU de faire avorter au plus tôt l'état inflammatoire, soit en surveillant les malaises précurseurs pour empêcher le développement de I attaque, soit en combattant celte dernière avec vigueur lorsqu'elle
Le traitement o>ll. ■né -o rie rél a bassement prompt île l'équilibre nerveux et sanguin. — Dans les symptômes précurseurs, il tendra surtout à exciter les fonctions de la peau et à diminuer l'irritation des
idividnelles qui se sont éviter les rctVnidissc-
intestins. Dans les symptômes de l'attaque, ce traitement sera d'autant plus actif et plus prompt, que les accidents seront plus violents. Faire cesser l'état de spasme , combattre l'accumulation du sang à l'intérieur du trône , et rétablir la circulation a la peau ou dans les membres , prévenir, s'il est possible, une réaction inflammatoire dans l'estomac on les intestins, telles sont les inditiiiiims tin rli-but. Détruire cette réaction locale des organes digestifs lorsqu'elle est établie , prévenir et combattre la réaction qui se lise consécutivement sur la tète , c'est ce qui constitue le traitement des accidents secondaires.
Les résultats avantageux et positifs obtenus par l'ensemble de ce traitement applîqué à temps , sufiiront pour rassurer complètement les populations. Le choléra^ nous le répétons, est, sans contredit, une maladie viidciiLc ilimi l;i iMpidité lies accidents est propre à causer de 1 inquiétude ; mais autant elle est il redouter lorsqu'on s'abandonne imprudemment ani illusions d'une théorie exclusive, ou qu'on se laisse prendre ilans les lilets du charlatanisme , et qu'on néglige d'y apporter promptement remède j autant elle devient facile à combattre lorsqu un traitement rationnel, basé sur 1 expérience et l'observation 9 tel que le nôtre ^ vient éclairer la conduite de ceux qui sont appelés a donner des conseils et à porter des secours, et lorsque
des le principe. C'est à la rationalité du traitement e. iiun aux sirciù- épliécuÎTis d'mi empirisme aveugle ou de dragées homéopathiques, que les praticiens que nous avons pris pour modèles, ont dû L'avantage de pouvoir contrebalancer l'effet fâcheux des retards dans l'administration do médicamenls appropriés. C'est a la promptitude des secours qu'est
duc sans doute la proportion considérable de guérisons parmi les employés des hôpitaux dp Merlin, atteints du choléra; puisque sur 100 employés, 90 au moins ont réchappé, mul^ir !n ilh-rnité ths traitements ^ et que ceux qui ont péri, sont devenus, pour la plupart , les victimes d'imprudences accidentelles.
Ainsi , ne perdons pas de vue , que l'appliration prompte du traitement est une condition essentielle pour sa réussite, ctgu'il importe non moins d'arrêter les premiers çyinpti'iim-s du choiera , rpc de couper sans délai la corde qui étrangle un individu, avant de songer a traiter l'asphyxie qui en est la suite. Pas une minât,: di' rrt'inl, même avant l'arrivée du médecin! Que par conséquent, dans l'organisation des secours, tout tende à en faciliter l'administration. Que les méderins, en faisant leurs visites, soient munis fit* rcij'cdc.i nécessaires, aussi bien que les familles ou les individus , et que leur emploi s'en fasse de suite dans le premier local convenable. Sous ce rapport aussi , nous ne saurions asseï recommander l'espèce d'assurance mutuelle, par laquelle les habitants d'une même maison, d'un même quartier, s'engagent a se secourir mutuellement en cas de besoin , et réservent à leurs malades des emplacements commodes, autant que possible dans le voisinage, où ils puissentetre traités immédiatement sans être transportes au loin. — Dans ce même but, nous conseillons enfin, d'organiser d'avance des garde-malades et de leur donner une instruction spéciale dans des cours publics , comme on a commencé "a le faire ït Genève en 1832 ; car, sans de bons garde-malades , les médecins risquent de voir échouer le traitement le plus judicieux.
Y. ri .,uiv:iNl rv .TSli'ine , l'épidémie de rhnli'r.i il''
asiatique, véritable (léau partout où des mesures
semblables n'ont pus élii adopti-rs, prendra un iaractère moins fâcheux; elle ne sera plus un objet de terreur, el pourra même être arr'-d'e dans sa marche. Des institutions favorables à la civilisation en seront la conséquence ; des préjugés seront vaincus, des ahus réformés, et les liens d'une bienveillance mutuelle raffermiront la paix et la prospérité de la patrie.
Gome, M.-D.
ÎNOTE
1" Vomitifs, pour chaque individu.
Vomitifs, pour hommes :
Ipécacuanba en poudre, 30 grains divisés en 2 prises.
Tartre slibié , ■* grains divises en 3 prises.
Vomitifs, pour femmes; Ipécacuanha en poudre, 30 grains divisés en 3 prises.
Tartre 61ibié, 3 grains divises en 3 prises.
Vomitifs, pour infants i Sirop d' Ipécacuanha, 1 Ifeonce.
2" Laudanum UquidedeSydenbam , 1/2 once.
3" ammoniaque liquide (alcali volatil), 1 once. Ou prépare Vesprit de MimlcreriLs eu mélangeant environ 1 partie d'ammoniaque avec 3 parties {le bon viuaigre-
JV. H. — Les médicaments dûment étiquetés seront délivrés aux chefs de famille sur une ordonnante du médecin, et le pharmacien en tiendra note sur un registre; ils seront en-
Le nombre "des vomi Lis prescrits dépendra du nombre iViinliviJiii diiiis chaque famille. Il eu sera de même pour la (juanlité de Laudanum et d'Alcali volatil.
de quelques uuces d'Onguent mcrcuricl double , <lc Miirii.Tnii] {'il pondre,
de Gomme d'Arabie en poudre, d'Essence de térébenthine , d'un peu de Camphre,
de quelques bouteilles d'eau de Seltiou de soude factice , lorsqu'on aura la facilité de s'en procurer; ou , a leur déûiut, de poudres effervescentes.
donc seringue,
d'une baignoire ou demi-baignoire ,
d'Esprit-do-yin rectifie , d'Amidon ,