‹ Indications, Technique et Résultats de la CholécystostomieChapitre 36 sur 47 · STE · texte numérisé non relu

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Sortie le 11 juin 1930.

Nous avons écrit à cette malade, qui nous a répondu le 4er juin 1934 que depuis son intervention, elle n'a jamais présenté de nouvelle poussée d'ictère, qu’elle n’a jamais eu de nouvelles douleurs. Elle n’a jamais eu non plus d'écoulement de bile par la cicatrice. D'une manière générale elle va aussi bien qu'avant sa maladie.

Obs. N° 38. Publiée S. N. de Chir., 20 mai 1931, n° 18 (Drs Desplas et Dalsace). — M. F.., 56 ans.

Grosse vésicule avec léger subictère. Crises de coliques hépatiques anciennes avec température. Le malade est très fatigué. Urée sanguine : 0 gr. 30.

Intervention le 21 janvier 1930. Ether. Verticale paramédiane. Grosse vésicule. Hydro-cholécyste. Ponction. Bile blanche. Trois calculs, dont deux gros et un petit. Exploration des voies biliaires. Pancréatite importante de la tête remontant le long du pédicule hépatique avec gros ganglions. Il s’agit, soit d’un néoplasme, soit d’une pancréatile. À noter cependant que le pancréas est élastique. Il ne donne pas l'impression habituelle des néos. Résection d’un fragment de la paroi vésicuiaire. Deux drains dans la vésicule. Cholécystostomie à la peau en vue d’une cholécysto-gastrostomie.

Paroi de la vésicule. Disparition presque totale de l'éphithélium de revêtement. Scléro-lipomatose intense. Infiltration leucocytaire.

Pendant quelques jours, la bile a coulé, puis le flux biliaire s'arrête. Décoloration des matières. Ictère s’accentue progressivement. Devant ces phénomènes, on décide de réintervenir.

Deuxième intervention le 14 février 1930. Ether. Résec-

L'erre

tion de l’orifice fistuleux. On tombe sur la vésicule enrobée d’adhérences épiploïques qui sont libérées, et on constate que la pancréalite a fortement progressée.

On ne peut cathétériser le cystique. On ne peut découvrir le cholédoque. On finit par aborder le canal hépatique gauche et on trouve de la bile sous tension. On ponctionne franchement ce canal et on obtient de la bile en quantité considérable mêlée de pus. Dans ces conditions, on décide de faire un drainage permanent du canal hépatique dans l'estomac au moyen d’une sonde de Pezzer.

Sort en bon état le 30 mars 1930. Revu le 43 juin 1930, en bon état non ictérique, Décédé le 4 juillet 1930.

Autopsie : foie disteundu gorgé de bile et de boue biliaire. Distension des canaux biliaires qui atteignent le volume des voies veineuses. On constate une multiplicité d’abcès de volumes différents dont les uns contiennent du pus franc et les autres un mélange de pus, de boue biliaire et de calculs.

IT. — Quant aux pancréaliles chroniques sans iclère les indications opératoires en sont plus discutées. Cependant, étant donné la fréquence d'excellents résultats dans la pancréatite avec ictère donnés par la cholécystostomie, on doit être tenté d’appliquer la même thérapeutique aux pancréatites chroniques sans ictère, lorsque les constatations opératoires montrent une lésion vésiculaire évidente.

Une observation de Leriche (Lyon chirurgical, mars-avril 1932) est particulièrement instructive. Elle tire tout son intérêt du fait que la lésion pancréatique

a complètement guéri après une cholécystostomie,

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