LES DUELS PARLEMENTAIRES
Chambre des Pairs; M. de Montalembert était l'un des témoins, et l'affaire fut assez difficilement arrangée.
Je ne parle que pour mémoire de la provocation qui fut adressée l'an dernier à M. Sainte-Beuve par un de ses collègues du Sénat, et que le spirituel académicien eut le bon goût, comme le public, de ne pas prendre au sérieux.
De tous ces précédents, où se trouvent mélés^les noms les plus illustres de nos assemblées politiques, et que j'ai cru utile de rappeler à propos de ce qui s'est récemment passé au Corps législatif, il faut tirer cette conclusion : que toutes les fois qu'au milieu des passions politiques, le sentiment des convenances et du respect que l'on se doit entre collègues ne sera pas suffisant pour empêcher certaines incartades, le duel pourra devenir une nécessité dont il n'est honorablement permis à personne de s'affranchir sous prétexte d'inviolabilité et de conscience.
P.-S. Depuis la publication de cet article les duels parlementaires ont continué et ont même été plus fréquents sous la République que sous la Monarchie; nous citerons entre autres les duels de M. de Fourtou avec