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CHAMBRE DES DEPUTES

(Paris-Journal. — Mars 1876.)

a nouvelle Chambre vient de nommer son président. C'est l'honorable M. Grévy,déjà président provisoire, qui semblait naturellement désigné au choix de ses collègues et plus logiquement cette fois qu'en 1871. En effet, si, lorsque l'Assemblée nationale se réunit à Bordeaux, elle confia presqu'à l'unanimité la présidence à M. Grévy, qui n'appartenait pas à la majorité; si, Tannée suivante, elle le confirma dans ces hautes fonctions, ce fut un tribut d'estime qu'elle voulut payer à son caractère et surtout à la conduite si digne d'éloges

qifil tint dans la journée néfaste du 4 septembre, et qui contrasta si honorablement avec celle de ses coreligionnaires politiques.

Il ne sera peut-être pas sans intérêt de jeter, à ce propos, un coup d'œil rétrospectif sur le rôle de la présidence, depuis la création des institutions parlementaires en France. C'estsurtoutaux présidentsde laChambredes députés que nous consacrerons cette étude.

Ce n'est guère qu'à partir de 181 > , c'està-dire depuis l'institution sérieuse du gouvernement parlementaire dans notre pays, que la présidence de la Chambre des députés acquit une grande importance.

Dans toutes les Assemblées qui se réunirent à partir de 89, le président était renouvelé tous les quinze jours, ce qui permettait de satisfaire bien des convoitises, de se plier à beaucoup de ces exigences de parti avec lesquelles il faut savoir compter quand les Assemblées gouvernent, mais ce qui ne rendait pas de grands services à la bonne direction des débats.

Toutefois, à côté de beaucoup de noms obscurs, on trouve, parmi les présidents de la période révolutionnaire, la plupart des orateurs qui y ont joué un rôle important, à l'exception de Mirabeau qui, malgré son ardent désir, ne put pas arriver à la présidence de l'Assemblée constituante.

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