‹ Indiscretions contemporainesChapitre 24 sur 44 · DANS LES ARTS 2IO · texte numérisé non relu

DANS LES ARTS 2IO

de doute inspiré aux écoles modernes ? Quels ont été les effets du libre arbitre accordé au génie des arts depuis un demi-siècle? L'impuissance dans l'anarchie.

C'est en vain que les Allemands ont eu la prétention de créer une science nouvelle sous le nom d'esthétique; c'est en vain que des philosophes, ou, comme aurait dit Napoléon 1er, des idéologues, comme Baumgarten, Hegel, Schelling, ont voulu tracer de nouvelles théories, donner de nouvelles définitions du Beau, comme celle de ce dernier auteur, dont voici les termes :

« Le beau, dit Schelling, est une force positive et active, réalisant dans l'individu l'idée éternelle correspondant à chaque genre d'être dans la raison divine, et manifestant dans le particulier la vie par les formes qui en sont les symboles. »

Demander aux artistes, dit M. de Valmy, qui sont appelés à élever des monuments et à modeler le marbre, de démêler les règles du Beau dans ces dissertations métaphysiques qui ont absorbé la vie de leurs auteurs, serait une prétention peu fondée. Il faut au génie un flambeau qui l'éclairé et non des feux follets qui Tégarent. La théorie la plus profane est encore préférable à ces rêveries esthétiques.

C'est donc, non pas à l'imitation servile et inintelligente de l'antiquité, mais à l'étude

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