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DANS LES ARTS 2 I

jours ont dirigés contre cette grande époque de Part français et dont l'un d'eux, M. Léon Château, a écrit ces lignes dans son histoire de l'architecture : « Le grand roi a asservi les beaux-arts à sa volonté, comprimé leur essor et réduit le génie à la hauteur d'un estimable talent. »

Cette appréciation, dit M. de Valmy, estelle motivée par la réalité des choses? N'estelle pas au contraire un tableau de fantaisie? N'est-ce pas Louis XIV qui, le premier, a mis au concours les grandes constructions à élever, le Louvre entre autres? N'estce pas le médecin Perrault, devenu architecte par une vocation inattendue, qui eut l'honneur de remporter le prix de ce concours?...

L'auteur trouve une nouvelle preuve à l'appui de cette justification dans l'examen judicieux qu'il fait des principaux monuments qui font la gloire du règne de Louis XIV : le Louvre, les Invalides, Versailles, et surtout sa merveilleuse chapelle; il montre la puissante impulsion donnée à cette époque se continuant sous le règne de Louis XV par les travaux de Gabriel, auquel on doit le Gardemeuble, l'École militaire et la salle de spectacle de Versailles, et sous celui de Louis XVI dans la personne de Louis, dont les travaux se trouvent principalement à Bordeaux, où

il a construit le plus beau théâtre qui existe en France.

Mais là l'art de l'architecture fait un temps d'arrêt, et nous arrivons à la troisième époque, celle du dix-neuvième siècle, que l'auteur appelle l'ère du doute. C'est au moment, s'écrie avec douleur M. de Valmy, où s'ouvrait un avenir plein d'espérance, que le génie impétueux et irréfléchi du dix-neuvième siècle, établissant son empire sur les esprits, a fait revenir l'art sur ses pas et a inauguré une ère de doute dans les arts comme dans les lettres et la politique.

A ce sujet, l'auteur entre dans de savantes considérations où les bornes de cet article ne nous permettent pas de le suivre; il s'élève avec énergie contre cette manie exagérée d'affranchissement qui s'est emparée des esprits, ce dédain pour les traditions anciennes, l'enseignement de l'art abandonné à toutes les fantaisies de l'individualisme; il montre le grand homme qui, au commencement de ce siècle, s'était proposé de rétablir en France tous les principes conservateurs des sociétés, rendant à l'Académie des beauxarts ses anciennes formes administratives, mais ne pouvant, malgré ses efforts, rallumer le flambeau qui avait éclairé l'art sous Louis XIV et ses successeurs.

Aussi quel a été le résultat de cet esprit

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