LES PRÉSIDENTS DE LA CHAMBRE
geuse qu'il avait présidée avec une grande mollesse, et nous en exprimions vivement notre sentiment devant quelques-uns de ses collègues appartenant au parti conservateur.
— Il n'est pas possible, disions-nous, que vous conserviez un pareil président.
— Par qui le remplacer?
— Par M. Buffet, qui a toutes les qualités de l'emploi.
Quelques -jours plus tard, un incident parlementaire obligeait M, Grévy à donner sa démission, et il était remplacé par M. Buffet.
On sait avec quelle distinction, quelle fermeté, quelle impartialité, M. Buffet s'est acquitté de cette tâche, pour laquelle il était si bien fait, et combien il est regrettable que les nécessités de la politique l'aient appelé à en remplir une autre, dont les difficultés étaient peut-être insolubles. Nous ne voulons pas juger aujourd'hui cette grave question.