Rapport cité, p. 90. Déposition du 7 mai
Ainsi et c'est là l'argument central de la justification que cherche à faire Owen, la perte qui résulte de la réduction du temps de travail doit être rapidement compensée par un accroissement de productivité 1 . Le fait qu'avançait Owen était trop significatif et trop favorable au projet pour que ses adversaires ne portassent pas tous leurs efforts sur ce point. On le presse de questions, on essaie de le faire se contredire, on cherche à lui faire reconnaître d'autres causes à l'accroissement de productivité que la réduction du travail.
Il est intéressant de rapporter ici fidèlement quelques-unes de ces questions qui n'eurent d'autre résultat que de l'amener a préciser sa pensée. Le 7 mai 1 8 1 6 , on lui demande sur quoi il se fonde pour dire que, d'ici à la fin de l'année, la perte de 2 centimes par franc aura disparu 2 : ((Sur l'accroissement de force et d'activité, l'amélioration des sentiments des individus, qui résulteront 4'un emploi moins long. — Avez- vous trouvé que cette cause d'accroissement de productivité ait déjà agi et diminué la perte qui a suivi la ré-
i. Id., p. 39. Ce n'est du reste pas le seul effet avantageux sur lequel insiste Owen : « Lorsque les heures de travail étaient de 11 heures 3/4, il y avait une moyenne de 100 enfants à l'école du soir, meyenne qui s'est élevée, depuis la réforme, à 35o, 36o, 370 et 390. »