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la véritable spiritualité de l'Ame. Qu'importe après tout U nature de cette dernière, pourvu qu'il soit prouvé qu'elle parvient à une réalité d'existence déterminée par ses propres actes? et c'est là ce que nous avons mis hors du doute.
Quoiqu'il y ait toujours plus ou moins de risques pour un écrivain à occuper de soi les lecteurs, oserons-nous hasarder une réflexion fondée sur la manière dont le public vient d'accueillir le livre qu'il nous autorise lui-même à replacer sous ses yeux? Une bienveillance aussi marquée que celle dont nous nous sommes vus l'objet, aidera sans doule L'observateur impartial à repousser le reproche de frivolité trop souvent dirigé contre la nation de l'Europe qui, depuis vingt-cinq ans , a publié le plus d'écrits importans par leur sujet , comme par leur influence sur la civilisation. Au milieu de toutes nos agitations politiques, au milieu des grands intérêts pour lesquels milite la génération présente, notre ouvrage eût-il réussi à se faire lire, si les questions les plus ardues sur l'homme et sa destination n'avoient trouve en France des esprits qui ne veulent pas rester étrangers à la science des Locke ^ des Leybnitz, des Haller et des Bonnet ? Certes , le pays qui possède les Cuvier, les Déjérando, les Virey, les la Mark, les Gall, les Royer Collard , les Mirbel, les Tracy, les Cousin, les Pariset, les Bénaben , les Laromiguiere , et tant d'autres savans qui ont un égal droit à nos hommages, n'est pas indigne de la succession que lui ont léguée les âges précédens. A Dieu ne plais», qu'il tombe dans notre pensée d'entrer en lutte avec ces profonds écrivains dont les veilles studieuses honorent aujourd'hui la France. C'est par eux que, malgré l'envie de» peuples auxquels le champ des arts et des lettres est ouvert comme à nous, s'il le faut absolument, la gloire de no»
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armes trouvera une sorte d'excuse ou de confirmation dans nos succès scientifiques et littéraires»
Tout en admirant les travaux de ceux qui nous ont précédés dans la carrière des observations philosophiques, nous nous sommes permis de ne pas adopter toujours leurs vues ; nous sommes allés même plus d'une fois jusqu'à leur substituer les nôtres. Autrement il eût été assez inutile que nous eussions pris la plume; mais nous ne cesserons pas pour cela de reconnoître ce que nous devons à des contemporains , illustres déjà dans la science, et sous ce rapport, semblables au brave Nantais (1) qui, dès son vivant, jouit parmi nous de toute la gloire d'une mort héroïque. Ne nous seroit-il pas donné d'inscrire notre nom obscur à la suite de ces grands noms? on ne nous disputera pas au moins d'avoir signalé des progrès flatteurs pour la patrie, en recueillant, dans un cadre étroit, les lumières éparses dans de vastes études modernes. Peut-être nous accordera- 1- on d'y avoir saisi quelques jours nouveaux et de les avoir dirigés avec quelque avantage sur les sublimes intérêts de notre avenir? Le spectacle de la nature est assez riche, pour que tous et chacun y puissent trouver des motifs d'admiration : quanta nous, nous bornant au mérite du verre lenticulaire propre à rassembler une foible partie de cette effluve de rayons que l'astre du jour met en mouvement, ou élance de son sein, nous n'aurons pas en vain jeté nos regards sur cet univers dressé, comme une suite magnifique de tentes et de pavillons , devant la créature humaine. Tandis que sous le règne d'un roi patriote , les Lalli-Tolendal et les Lanjuinais, pleins d'un zèle généreux, s'efforcent de fonder le bonheur présent de leurs
(i) Le général Cambrone.
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concitoyens, on proclamant les droits et les devoirs de tous; tandis que, par un calcul profond , ils régularisent l'action des forces qui entrent, comme élémens constitutifs dans la vie organique des Etats, nous aurons parlé des choses d'une autre vie, et peut- être aurons -noua entrevu la continuité de l'homme, cet être d'un instant et d'un point, mais d'une bien vaste pensée, sur ce globe sublunaire ?