‹ Inductions sur la valeur des altérations de l'encéphale dans le délire aigu et dans la folieChapitre 11 sur 20 · SYNONYMIE · texte numérisé non relu

SYNONYMIE

Msdayyokix, uaviæ. — Melancholia,mania,insania, méntis alienatio, furor, delirium. 8nçsa/Jéc, delirium ferinum ;, melancholia ferina, mania furibuñda.

Sthenic or high form or state of insanity, phrenitic insanity,

raving madnes.

Melancolia furente,

Manie aiguë , fureur maniaque, manie furieuse.

Dans les faits de manie aiguë comme dans ceux de délire aigu, il y a non-seulement

(1) Je n’ai plus besoin de dire quels rapports de succession, de mélange et souvent d'identité, il existe entre la manie aigué et le délire aigu, et combien il serait peu convenable d'attacher trop d'importance à leurs caractères différentiels. C'est comme cela aussi pour presque toutes É formes de la folie.

trouble , perversion. de l'intelligence ; mais encore ‘accrüissement de l’action intellectuelle ; ét Souvent il arrivé que cet accroissément se change en ui vrai délire aigu , caractérisé par la perte plus ou moins. complète. de connaissance, , Où au, moins,,par un. très haut degré d’insensibilité à: l'action:du monde extérieur ; il arrive même quelquefois que cetteirritätion intellectuelle passe à l’état d’encéphalite déclarée,et prouvée par lés lésions cadavériques les plus maniÉesterens inflammatoires. Or, on cohçoit à l’avance qu'un état intellectuel morbide, qui a de telles analogies, ae telles similitudesavec'le délire aigu, et'qui n’en diffère, en quelque sorte , que pe une moindre intensité, doit donner les mêmes résultats que lui par rapport à sa: cause organique, en donner même de moins satisfaisans encore, de plus difficiles à constater.

1Relativement donc aux altérations trouvées dans l'ençéphale des aliénés morts dans un état de manie aiguë, je dirai d’abord que; tandis que dans lamoitiéau moins des cas dé délire aigu , cet organe où ses membranés offrent des traces d’une irritation passée à l'état d’ encé-

CHAPITRE 1[. 63 phalite plus ou moins prononcée, dans le cas de manie aiguë, au contraire, trois aliénés au plus'sur vingt succombentfà une phlegmasie méningo-encéphalique. Dans tous les autres cas, le cerveau et ses membranes n’offrent aueune ‘altération explicative, appréciable, des symptômes de la manie, et cela lors même que

la mort a eu lieu par l’état cérébral qui en est

la cause, c’est-à-dire par une sorte d’épuisement nerveux auquel seul'on peut la rapporter dans certains cas. Et dans ce que je dis ici de la nullité des altérations ou modifications encéphaliques : aiguës, corrélatives à l’état ma: niaque aigu, Je ne sépare point du cérveau ses

membranes, non point parce qu’elles le touchent immédiatement, mais parce qu’elles font

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