CHAPITRE PREMIER
Mais il ne faudrait pas l'oublier, tous ces divers caractères de linflammation du cerveau et de ses membranes manquent quelquefois complètement, même le simple accroissement de vascularité, dans des cas de délire aigu, de fièvre ataxique, de méningite, d’encéphalite terminée par la mort, en peu de temps et avec les signes physiologiques de la plus violente exertion nerveuse, C'est ce qui a eu lieu dans la moitié au moins des cas de délire aigu que J'ai observés, c’est ce qui avait lieu dans les observations xvi, XVII, XVIII, XIX, XX, LXII, zx, Lxiv, du livre de M. Abercrombie; c’est ce qui pourrait bien avoir-ewlieu encore dans les observations xxv, xxVIII, XXXIII, XLV, LIll, LXXVIIT, Lxxx, etc. de celui de MM. Parent- Duchâtelet et Martinet; dans les observations 211, VI, X1, XIII ( Ire série), 1, II, V, VI (2° sétie) de l'ouvrage de M. Bayle (1); dans les observations XI, XXXVI, XXXVII, LV, LIx de celui de M: Calmeil (2); dans les observations xzvr, pas besoin d’être rappelée, en tant que caractère anatomique de son inflammation; et le ramollissement de ses parties blanches centrales a , jusqu’à présent, une valeur trop indé-
terminée pour pouvoir être donné comme tel.
(x) Traité de la Méningite chronique , 1826.
(2) De la Paralysie considérée chez Les aliénés, 1826.
XLVIL, XLVIII, XLIX, L, etc. du traité de M. Bouillaud (1); dans les observations vr, vir, x, xx, xxvir (liv.I), et v(liv. II), de M. Andral (2); bien que les auteurs de ces diverses observations n’en portent pas ce jugement. Et pourtant, dans tous ou presque tous ces cas, les signes de l’encéphalite, du délire aigu, du trouble cérébral le plus violent, avaient eu lieu, et cela, souvent sans rémission, souvent jusqu'à la mort, plus long-temps et avec plus d'intensité que dans des cas où lon a trouvé au contraire, à l’examen du cadavre, les signes anatomiques évidens d’une phlegmasie de l’encéphale et de ses membranes.
Pour qu’il y ait délire aigu, fièvre cérébrale, fievre ataxique , il.n’est donc pas toujours nécessaire que . les. choses aillent jusque là. La phlogose bien avérée du cerveau et de ses enveloppes est, pour ainsi dire, ici. une chose de luxe, tout aurait fort bien pu se passer:sans elle. Il eût suffi, pour cela, de l’érritation, c’est-à-dire d’un état, ou d’une action dusys-
(1) Traité clinique et expérimental, des fièvres dites essentielles. (2)
2) Clinique médicale, tom, V, maladies de l’encéphale.