‹ Industrie des métaux secondaires et des terres raresChapitre 5 sur 56 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

Nous nous sommes efforcé, dans ce petit livre, de présenter une histoire complète des métaux et des terres qui étaient, il y a cinq ans encore, considérés comme très rares, sans applications possibles, et que l'industrie vient de mettre en œuvre avec tant de succès. Malgré le grand bruit fait autour de certains d'entre eux, ces métaux viennent, dans la consommation mondiale, loin encore derrière le nickel ou le chrome et tous ne sont pas en égale faveur. C'est pour cela que nous avons groupé ceux qui n'appartiennent pas à la famille des terres rares, sous le nom de métaux secondaires. Les écarts entre les quantités employées par l'industrie sont considérables. Ils varient entre i ooo tonnes par an pour le tungstène et 5 kilogrammes pour l'osmium. Mais nous sommes au début d'une ère nouvelle pour l'industrie et pour la métallurgie en particulier. Déjà, l'un des métaux les plus rares, ^si rares que Marignac n'a pu en avoir à sa disposition qu'une centaine de grammes pour exécuter ses remarquables recherches, le tantale, proposé seulement pour l'éclairage, semble devoir jouer prochainement un rôle plus

Page 1