SOIES
Excepté dans quelques provinces du Nord où ne croit pas le mûrier, partout eu Chine on cultive le ver à soie. Les soies portent généralement le nom de la province qui les cultive ou de la ville qui les exporte. Outre les soies fréquemment en usage chez nous, les Chinois recueillent une espèce de soie peu connue des Européens : la soie du chêne. Elle est un peu dure relativement aux autres qualités, et sert communément à la fabrication d’étoffes consacrées à l’usage des vêtements d’homme pour l’été. Elle n’a pas la souplesse des soies ordinaires et prend mal la teinture, aussi l’emploie-t-on généralement avec sa couleur primitive; son prix est relati-
vement peu élevé. Depuis que la maladie des vers à soie menace de ruiner celle industrie en France et en Italie, ces nations ont. essayé do faire venir à grands frais des graines de Chine et du Japon. Plusieurs causes ont empêché ces tentatives de réussir complètement jusqu’à ce jour. Parmi elles, nous citerons les difficultés qu’on éprouve à empêcher l’éclosion des vers pendant les chaleurs que subit la graine dans la traversée de la mer Rouge et dans le détroit de Malacca. ■ l ne deuxième tient à des fraudes nombreuses commises par les marchands indigènes. Le ver à soie est, du reste, sujet à des maladies en Chine, mais la production y est plus disséminée que chez nous et se fait dans chaque lieu de production sur une petite échelle, ce qui rend moins funeste pour l’industrie tout entière le danger de la contagion. P. C.
PI. XII cl XIII.