MONNAIES
L’alliage des monnaies se compose de six à sept parties de cuivre rouge, et de trois à quatre parties de zinc ( nommé en Chine plomb japonais). Les monnaies, une fois fabriquées, ne renferment pas une aussi grande proportion de zinc, car .ce métal, très-volatil, s’échappe en partie sous forme d’oxyde, quand on le met en contact avec le cuivre fondu. Quelques faux monnaveurs fabriquent des monnaies qui renferment jusqu’à cinquante pour cent de zinc; mais, dans ce cas, les pièces ne sont pas sonores, et quand on les jette à plat sur un corps dur, elles ne produisent qu’un son mat et sourd. Quand au contraire elles sont d’un titre élevé , quand , par exemple, elles renferment neuf parties de cuivre pour une de zinc, elles rendent un son métallique et argentin, qui est caractéristique.
Les monnaies dont on faisait usage à l’époque où furent publiés les documents chinois où nous puisons ces faits, furent fondues entre 1024 et J62P. Elles contenaient du plomb, du cuivre, de l’étain et du zinc. Pour les couler, on employait des moules saupoudrés de porcelaine pulvérisée, qui empêche l’adhérence du métal quand la pièce est refroidie. (Notre planche se rapporte à l’extraction du zinc ou plomb japonais.)