‹ Industries anciennes et modernes de l'empire chinoisChapitre 30 sur 115 · DORURE DES MÉTAUX · texte numérisé non relu

DORURE DES MÉTAUX

[Nous indiquons ici sous toutes réserves des procédés mentionnés parles textes chinois pour la dorure des métaux; quelques-unes des méthodes employées sont presque identiques à celles dont nous faisons usage; quelques autres, au contraire, nécessitent des produits qui ne sont pas usités en Europe. Quoi qu’il en soit, nous avons banni de ce chapitre des recettes qui sont vagues et confuses et laisseraient trop de doute dans l’esprit des lecteurs.] P. C.

Dorure du fer. — Pour dorer le fer, on mélange d’abord le suc du P hy salis Alkekengi (coqueret) avec de l’ail et «le la graisse; on additionne le tout d’une certaine quantité d’eau, et on soumet le mélange à l’ébullition. Le fer qui doit être doré est plongé dans le bain en ébullition; quand, après un temps d’une durée variable , le métal est bien décapé, on le sèche, et on colle à sa surface des feuilles d’or superposées, au nombre de trois à cinq. L’objet en fer ainsi préparé est • chauffé, et, après refroidissement, il ne reste plus qu’à le brunir avec une pierre dure.

Dorure du ruirre. — On laisse séjourner les objets en cuivre pendant quelques jours dans le suc acide de poireaux; on les plonge ensuite dans une solution bouillante de salpêtre additionné de suc de poires acides ', et on les chauffe

I. (Ou ne doit [tas s'étonner de voiries Chinois employer des fruits

IN DUS T Ul ES ANCIENNES ET MODERNES

enfin sur un feu <1<* poussier de charbon «le terre. Quand le métal est encore chaud, on le frotte avec du mercure, et on applique «les feuilles «l’or sur la surface amalgamée. On volatilise le mercure par la chaleur, et l'or seul reste adhérent en présentant son aspect ordinaire; on achève «le donnera la pièce dorée un beau poli à l’aide «l’un brunissoir en agate.

Argenture et dorure d'objets dirers. — Les textes chinois mentionnent l’usage des feuilles d’or, d’argent, de laiton, pour donner «lu prix à certains objets, ou pour embellir les feuilles de papier destinées à la fabrication des éventails et «les paravents; les auteurs s'étendent aussi sur la préparation de l’or et de l’argent en coquilles pour dorer la porcelaine. Ils parlent enfin «le beaux effets obtenus par la sulfuration de l’argent ; des feuilles minces de c«* métal, exposées à la fumée«le la résine et du soufre en combustion, se recouvrent quelquefois de nuances irisées «lu plus bel aspect, « l t se colorent plus ou moins selon la durée de l’opération.

Les feuilles «l’or et d’argent s’obtiennent par le battage. On distingue plusieurs qualités de feuilles d’or ; c«*lles «jui sont «louées «l’une couleur jaune rougeâtre sont l«*s plus estimées; les feuilles jaunes ne viennent qu’en second rang, et les feuilles dont la nuance tire légèrement sur le vert sont considérées comme tout à fait inférieures. Les premières sont employées pour «lorer au f«*u l«»s lames d’épées et de sabres; les secondes servent à dorer les vases métalliques; elles sont encore de quelque usage pour les besoins «le la médecine ; les dernières, enfin, sont plus spécialement «lestinées à enrichir les statuettes «le bouddha <»t «h's autres Dieux. Leur titre ♦»st moins élevé «pie c«*lui des antres, et elles renferment quelquefois «lix pour cent «l’argent.

acides pour décaper les métaux. Les habitants du Céleste Empire lie savent guère produire que l’acide acétique, et les acides sulfurique, chlorhydrique, azotique, etc., qui jouent un si grand rôle dans notre industrie, leur sont inconnus.) P. C.

Quand les objets dorés sont ternis, on peut leur rendre leur éclat primitif, en les chauffant après les avoir humectés d'un solution d’alun, et en les soumettant au brunissage.

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