VERNIS D’HUILE
On rencontre en Chine et au Japon un arbre connu par les botanistes sous le nom de Vemicia monlana , et qui donne des graines oléagineuses d’une qualité particulière. Ces graines, soumises au pressoir, fournissent une huile qui se transforme facilement en un vernis très-précieux , et qui est fréquemment employée, en mélange avec de la résine, pour calfater les bateaux et les rendre imperméables à l’eau.
Pour préparer le vernis dont nous faisons mention, on soumet à l’action d’une température modérée l’huile du Vernicia monlana , additionnée de litharge, d’alun et de stéatite. Ou obtient ainsi une pâte sirupeuse qui est évaporée jusqu’à ce qu’elle soit suffisamment épaisse; les Chinois ont l’habitude de prolonger l’action du feu jusqu’à ce qu’un roseau, plongé dans la substance, se tienne debout, et ils considèrent alors l'opération comme terminée.
Avant de laisser refroidir ce vernis, on le colore, suivant ses usages, en bleu au moyen de sels de cobalt, en rouge avec le cinabre, en noir à l’aide du noir de fumée, en blanc en l’additionnant de céruse, en jaune enfin par son mélange avec la gomme-gutte. Tour le conserver, on l’emprisonne dans des vases hermétiquement fermés, qui doivent être maintenus dans un endroit humide ou même plongés dans l’eau.