COULEUR ROUGE A BASE DE FER
( Les oxydes de fer naturels se présentent souvent sous l’aspect de substances d’un rouge plus ou moins intense, qui peuvent être employées en peinture. Les minerais de fer sont assez abondants dans l'extrême Orient, et les Chinois les emploient fréquemment pour préparer des matières colorantes.)
Le minerai de couleur rouge, réduit à un grand état de division, est mélangé à de la gélatine en dissolution dans
l’eau ; en délayant la pâte ainsi formée, on sépare une poudre rouge très-brillante qui monte à la surface du liquide, et qui est recueillie et soumise à la dessiccation.
Le rouge de cinabre se prépare à peu près de la même manière. Le sulfure de mercure délayé dans une eau gélatineuse se rassemble à la surface du liquide, et peut être employé quand on l’a suüîsamrnenl séché.
HllII.ES, SUIF VEGETAL ET GRAINES OLÉAGINEUSES.
(La Chine produit une grande quantité de graines oléagineuses qui fournissent des huiles de différentes natures : les unes sont employées aux usages de l’alimentation, les autres s’appliquent à divers besoins industriels, et il en est enfin qui, par leurs précieuses qualités, sont presque uniquement réservées à l’art de la parfumerie.) P. C.
Les huiles comestibles les plus estimées sont celles que l'on extrait des graines du Hou-ma ( Sesamum orientale ), du Tsaï-po (Raphanus .satinai), du lloang-teou (espèce de haricot) et du Sang-tsaï (Brassica C h inensis) . Celles qui proviennent des graines du Sou-ma (celte plante ressemble par sa forme au Melis.su Cretica , et ses graines sont plus grosses que celles du II ou-) nu ou Sesamum orientale) et du Telia (T eu S inensis) doivent figurer au second rang, et sont de qualité inférieure. On peut enfin faire figurer en troisième ligne l’huile de llientsaï (Amaranthus) et celle du Ta-ma (Cannabis saliva).
Les matières grasses combustibles qui alimentent les lampes sont généralement extraites des graines de Kieou (Stillingia sebifera ou arbre à suif), de Vun-taï, de Ya-ina (Strachys inugoma ), de Mien-hoa (Cotonnier) et de Hou-ma (Sesamum orientale).
La matière grasse du Thong ( Paullovcnia imperialis) et
celle des graines de l’arbre à suif, broyées avec leur pulpe, viennent enfin en dernier ordre*. Cette substance est souvent, employée pour la fabrication des bougies; mais comme son point de fusion est très-peu élevé (28° centésimaux environ), on la mélange, pour lui donner de la consistance, avec de la cire blanche; cette cire est généralement celle de Pé-la, qui est déposée (dit-on) sur les branches du Fraxinus Sinensis , par un petit insecte désigné sous le nom de Cocrm pela . L’arbre à suif n’est pas la seule plante qui fournisse la matière des bougies chinoises; les huiles de Pi-ma ou de ricin (7 licinus commuais), de Tchang-’o (Camphrier ou Laurus camp/iora ) et du Tong-tsing (Ligustrum ohtusi folium), mélangées avec de la cire, servent souvent encore à cette fabrication.
Dans le nord de la Chine, la graisse de bœuf est employée sur une vaste échelle, mais elle ne donne que des chandelles de qualité tout à fait inférieure.
Pour avoir une idée du rendement en huile donné par les diverses graines employées, on peut admettre que 1 chi (12 boisseaux chinois) de graines de Hou-ma, de Pi-ma et de Tchang, fournit environ AO livres d’huile. Quant aux autres graines que nous avons énumérées, leur rendement est inférieur.
L’huile de Tsaï-po a une saveur excellente et passe pour être très-digestive; celle du Hoang-teou (haricot jaune) est douée d’un goût très-agréable. Cette dernière huile s’emploie dans la fabrication de l’encre d’imprimerie, elle sert encore à préparer du papier huilé, et on la mélange pour cet usage avec les fruits écrasés «lu Melia azcdarach additionnés de cire jaune et de vermillon. Les tourteaux dont elle provient sont donnés en nourriture aux porcs, et ils contribuent, paraît-il, à les engraisser d’une manière notable.
1. Plusieurs des noms botaniques qui précèdent ont été fournis M. Stanislas Julien par M. le professeur Hoffmann de Leyde