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DES HUILES

Les procédés usités varient avec la nature des graines; celles-ci sont parfois directement soumises au pressoir, après avoir été suffisamment écrasées sous l’action du pilon ou du moulin ; d’autres fois, il est nécessaire de les soumettre à une ébullition dans l’eau pendant un temps plus ou moins long.

Les pressoirs sont en bois, et il est nécessaire pour les confectionner de se procurer des troncs d’arbre d’un diamètre assez considérable pour que deux hommes ne puissent pas les embrasser avec les bras. On choisit de préférence les bois durs, tels que ceux du camphrier, du santal ou du saule ; ces deux derniers sont beaucoup moins recherchés, car leur dureté n’est pas très-considérable, et ils se pourrissent assez facilement au contact de l'air.

Dans les provinces où l’on ne rencontre pas d’arbres d’un diamètre suflisant, on réunit plusieurs troncs au moyen de frettes en fer, et on forme ainsi une pièce que l’on creuse à l’intérieur tout en laissant pleines les deux extrémités. On pratique dans la cavité même une gouttière communiquant avec une rigole inférieure, par laquelle l’huile s’écoule dans un récipient. Ce pressoir, placé dans une position inclinée, est fixé solidement dans une charpente, et on dispose vis-àvis de sa cavité un bélier formé d’une pièce de bois suspendue à un tronc d’arbre; ce bélier, mis en mouvement au moyen d’une corde qui le supporte, vient frapper sur des coins de bois qui compriment la pulpe dans le pressoir et forcent l’huile à s’écouler. Les coins sont taillés dans du bois de santal ou de teck, leur surface est rugueuse afin qu’ils ne puissent pas glisser les uns contre les autres et ils sont cerclés de fer, comme le bélier qui les frappe. (Planche v.)

(C.et instrument, quelque primitif qu’il soit, est cependant à peu près le seul qu’emploient les habitants du Céleste Empire. Les Chinois sont très-peu habiles à construire des machines, et le bon marché des matières premières leur permet de réaliser des bénéfices malgré les pertes considérables de matière utile dues à l’imperfection de leurs procédés naïfs.) P. C.

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