TABAC
Le tabac a été introduit à peu près à la même époque en Chine et au Japon ; la tradition rapporte qu’il a été olïerl comme tribut par des barbares, vers l’année 1574.
Cette plante fut d’abord cultivée dans la province deFo-kien en Chine, dans les arrondissements de Tchang-tcheou et de Thsiouen-tcheou ; mais sa culture ne tarda pas à s’étendre dans un grand nombre d’autres contrées, et elle présente actuellement une importance de premier ordre.
Quand on juge que le développement du tabac est sulïisain-
ment avancé, on en cueille les feuilles, et on les relie entre elles
avec une corde, de manière à former une sorte de chapelet qu’on laisse sécher au soleil. Ces feuilles prennent une couleur rouge brunâtre en se desséchant, et, quand elles ont subi
suffisamment l'action îles rayons solaires, on les met en tas et on les expédie dans les fabriques.
Les Chinois préparent comme nous du tabac à fumer, et du tabac à priser dont l’usage est très-répandu dans les classes élevées de la société.
La culture du tabac fut interdite en Chine sous plusieurs empereurs de la dynastie des Ming ; mais elle ne tarda pas, malgré cette prohibition, à se généraliser sous d’autres règnes, et à prendre un grand développement.
Les feuilles de tabac ne sont pas exclusivement destinées aux fumeurs; la médecine les emploie fréquemment, et elle sait en extraire quelques remèdes efficaces contre certaines maladies.
La culture du tabac appauvrit singulièrement le sol, et le rend impropre à la culture des plantes à graines, si l’on ne prend pas le soin de l’enrichir en principes fertilisants, par des amendements ou des engrais.