FABRIQUES D'AMIDON
Les fabriques d’amidon de l'Ile du Prince-Edouard ont été exploitées avec vigueur, mais un léger échec arriva l’année dernière. Des hommes d'expérience croient que cet échec temporaire qu'a subi l’industrie, donnera de bons résultats en fin de compte, car on veillera davantage à la production, et la clientèle payante cherchera à s’approvisionnier à des endroits où elle n’a pas encore essayé de le faire. Il faut donner crédit à la politique nationale d’avoir stimulé l’industrie de l’amidon.
Les causes de la stagnation de cette industrie étaient : D'abord, la stagnation du commerce de coton en Angieterre et au Canada; en deuxième lieu l'Allemagne et la Hollande, pays qui font la concurrence à l’île sur les marchés anglais ont eu d’immenses récoltes de mais. Ces trois causes qui ont incontestablement beaucoup de force—ont beaucoup contribué à faire baisser le prix de l’amidon dans l'iie et à rendre cette industrie inactive.
M. McKinnon, un manufacturier, dit :
“Il se vend au Canada au moins 1,000 tonnes d’amidon par année. La balance est expédiée en Angleterre et aux Etats-Unis. Je ne sache pas qu’il en ait été vendu au-dessous du prix de revient. L'amidon s'améliore au lieu de se détériorer avec le temps. Aussi en gardant cet article, le producteur ne fait-il que souffrir d’un inconvénient passager, et naturellement de la perte de l'intérêt sur la valeur de cette marchandise ainsi emmagasinée."”