LE T U X G E X D - B U N D
composée que depuis sur des impressions très légères et très fugitives ; car je n'ai vu André Hofer que pendant deux jours, et je ne lui ai pas adressé la parole, par l'excellente raison qu'il savait infiniment peu l'italien et qu'il ne savait pas un mot de français. L'impression récente de son premier rôle historique m'intéressait cependant à le voir, et celui qu'il joua quelque temps après dans les événements de l'Allemagne força mon esprit à s'en refaire le type physique et moral avec autant de vivacité peut-être que si je n'avais pas perdu un moment de vue le modèle, de sorte que je crois le connaître aussi bien que ceux qui l'ont peint ; mais, comme je ne me sens pas doué de tude assez rare qu'exige Y appréhension d'un personnage complet, je ne m'exposerai point au reproche que m'attirerait ma présomption, si j'essayais de reproduire encore une fois, après tant d'autres, cette forte et naïve figure. Je ne ferai donc que rectifier très humblement ce que l'on a dit de lui, d'après mes propres sensations et mes intimes souvenirs.
Il est presque convenu entre les Allemands de la génération actuelle qu'André Hofer avait la taille démesurée d'un demi-